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Led Zeppelin : "I" La révélation samedi 15 juillet 2006, par |
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On peut ne pas aimer ce qu’ils ont fait, mais nier l’influence de Led Zeppelin sur la musique des trente-cinq dernières années est une hérésie. Ces quatre Anglais ont tout fait en douze ans : du rock, du hard-rock, du blues, du progressif, du folk, du reggae, de la world-music. Ils ont inventé des genres, dépoussiéré ou réinventé la manière de jouer certains styles étriqués, ils ont mis le monde à leurs pieds et représentent presque un cas d’école de ce qu’est la rock’n’roll attitude. Ils sont sans conteste au rock ce que les Beatles sont à la pop et ont réduit la concurrence à peau de chagrin. A l’heure où les guitares électriques sont de nouveau à la mode et où chaque jour voit éclore la nouvelle sensation du moment, penchons-nous un peu sur ceux à qui les amateurs de rock doivent tout.
Et pour commencer, quelques chiffres et anecdotes qui, s’ils ne veulent rien dire, donnent tout de même le tournis. En douze ans et autant de tournées américaines, avec 107 millions d’albums vendus, Led Zeppelin est le troisième plus gros vendeur albums aux Etats-Unis derrière les Beatles et Elvis Presley. A l’échelle mondiale, le nombre d’albums vendus s’élève à plus de 200 millions, ce qui fait rentrer le groupe dans le top 5 des plus gros vendeurs au monde. Plus de vingt ans après la fin de leur histoire, il s’écoule encore un bon million d’albums chaque année. En 2003, le triple CD live How the west was won occupe la première place des charts américaines. Stairway to Heaven, probablement leur titre le plus connu, bien que non sorti en single en raison de sa longueur, sera la chanson la plus diffusée par les radios américaines durant de nombreuses années et constitue la chanson la plus souvent utilisée lors des mariages aux Etats-Unis. Ajoutons qu’une radio a même diffusé ce titre en boucle jusque dans les années 80. Comment en sont-ils arrivés là ? Quel schéma ont-ils suivi pour devenir le plus grand groupe de rock de tous les temps ? Quel a été l’élément déclencheur ? Amusant à constater, le chemin emprunté par Led Zeppelin est à l’extrême opposé de celui que l’on impose de nos jours aux jeunes groupes qui se lancent dans l’aventure. Pour commencer, le Dirigeable brise le cliché, mais surtout le fantasme, selon lequel un groupe est avant tout la rencontre de potes du lycée qui aiment la musique et sont propulsés miraculeusement parce qu’ils sont tous des génies. A la base, il y avait un génie, un seul : Jimmy Page. Un type un peu coincé qui a connu la révélation à treize ans lorsqu’il a entendu pour la première fois Baby, let’s play house d’un certain Elvis Presley. S’emparant de la première guitare qui passa à sa portée, il se découvrit rapidement une caractéristique indispensable, et pourtant rare, pour mener une carrière à l’image de celle qu’il connaîtra : le talent. Car il était doué, le petit Jimmy, et il n’eut désormais plus d’autre dessein que de repousser ses propres limites, d’apprendre à maîtriser son instrument. Il se découvrit également une toute autre personnalité, débridée et flamboyante celle-là, lorsqu’il montait sur scène et laissait parler son instrument pour lui. Vivotant de petit groupe en petit groupe, tentant une première tournée à quinze ans, avortée pour cause de maladie, faisant ami-ami avec un autre surdoué de sa génération, Eric Clapton, découvrant le blues, Jimmy Page finit musicien de studio. C’est ainsi que, bien que non crédité, on le retrouve à la guitare auprès des Kinks pour You really got me, des Who ou encore de Johnny Halliday (!). C’est lors de ces sessions d’enregistrement que le guitariste fit la connaissance de John Paul Jones, le concentré de talent numéro 2, multi-instrumentaliste (guitare, piano, basse, flûte) et arrangeur de génie, qui avait déjà travaillé avec Tom Jones, Rod Stewart, Jeff Beck et les Rolling Stones (il est derrière les arrangement de She’s a rainbow). Les deux jeunes hommes deviennent amis mais ne collaborent pas ensemble.
Il faudra encore attendre que Jimmy Page, malgré un premier refus, accepte finalement de tenir la guitare des Yardbirds et les mène jusqu’à l’implosion pour qu’il se décide enfin à former un groupe digne des ambitions qu’il commence tout doucement à nourrir. Le premier homme qui l’accompagnera dans cette entreprise, c’est Peter Grant, le manager des Yardbirds, déjà recruté par Page. Ancien lutteur aux méthodes douteuses et bien au courant des us et coutumes du milieu, Grant a la poigne nécessaire pour imposer ses vues et celles de son poulain. Le deuxième homme que le guitariste appellera sous les drapeaux est son camarade de studio, John Paul Jones. Reste à trouver un chanteur et un batteur. Jimmy Page songe à Terry Reid, mais celui-ci vient de signer un contrat et n’est pas libre. Il conseille toutefois à son camarade d’aller écouter un jeune prodige qu’il a entendu il y a quelque temps : un jeune homme fluet qui s’appelle Robert Plant. Après une audition, Page n’a qu’une hésitation : il doit y a voir quelque chose qui cloche, comment se fait-il que ce génie (le numéro 3) ne soit pas encore célèbre ? L’osmose est pourtant totale et ces deux acharnés de blues deviennent vite comme cul et chemise. Enfin, c’est sur proposition du jeune chanteur qu’est auditionné John Bonham, alias Bonzo, un véritable bûcheron qui martèle ses fûts comme cela n’avait jamais été fait auparavant (un dernier génie, et pas des moindres). La première répétition des New Yardbirds, puisqu’il leur faut un nom, est calamiteuse. Leur reprise d’un classique du blues est un capharnaüm sonore totalement inaudible. Les quatre compères sont conscients que l’alchimie est totale et qu’ils tiennent leur groupe. Leur première tournée en Scandinavie est sidérante. Jamais un son aussi lourd n’avait été proposé. Peter Grant avance l’argent au groupe pour qu’il enregistre son premier album, alors qu’il n’a encore ni nom ni maison de disque. En trente-six heures, l’album est bouclé. De son côté, Peter Grant réussit on ne sait trop comment à décrocher un contrat pharamineux avec la prestigieuse major Atlantic. Reste à trouver un nom car ces quatre-là n’ont plus rien à voir avec les Yardbirds. Jimmy Page se souvient d’une jam avec Jeff Beck et Keith Moon, lequel a conclu la séance par un « We will go down like a lead zeppelin », signifiant que s’ils jouaient ensemble, ils allaient foirer et s’écraser. Le « a » de Lead est supprimé pour être sûr que les Américains prononcent correctement (le procédé sera réutilisé des années plus tard par Def Leppard). On le voit donc, Led Zeppelin n’est pas sorti de nulle part, il s’est construit, est parti d’un projet personnel. Jimmy Page a construit son groupe, a monté une équipe pour atteindre un objectif bien précis, en prenant son temps (même si tout semble avoir été bien vite pour le groupe). Tout s’est préparé en dehors de la tutelle d’un producteur ou d’un label. Et si l’ascension vertigineuse du Dirigeable semble tenir du miracle vu qu’aucun de ses membres n’était encore connu du grand public, il ne faut pas oublier qu’ils faisaient déjà l’objet d’une grande admiration et considération de la part de leurs pairs et disposaient d’un background et d’une expérience irremplaçables, malgré leur jeune âge. Si elle paraît plus atypique aujourd’hui (quoique chaque groupe a sa propre histoire), cette naissance ne constitue pas en soi une entorse aux règles de la bienséance promotionnelle, comme le furent l’absence de singles en Angleterre, la réduction d’interviews au strict minimum, l’absence d’image du groupe (peu de photos promotionnelles) et le refus de toute participation à des émissions de télévision. L’homme derrière ces conditions impensables aujourd’hui : Peter Grant. Son groupe ne se livrera que par sa musique et ses prestations sur scène. Ce n’est pas qu’un groupe qu’il veut offrir au monde, mais une légende. La voilà, la raison pour laquelle le monde ne connaîtra plus de groupes comme Led Zeppelin. L’époque était différente, certes, et le mercantilisme à outrance n’était pas aussi développé qu’il peut l’être aujourd’hui. C’est un fait que Led Zeppelin n’aurait pas disposé à notre époque de la même liberté qu’en 1968. The right place, the right time, comme on dit.
Le premier album, produit par Jimmy Page (ils le seront tous), sort début 1969. Et dès les premières secondes, on sent qu’il se passe quelque chose. Good times bad times allie à une technique sans faille une énergie et une lourdeur inédites. Le hard-rock est né. Et tout au long de l’album le groupe (im)pose un nouveau son, une nouvelle façon d’envisager la musique. Entre deux morceaux de blues de Willie Dixon revus et corrigés à la sauce heavy, une ballade acoustique (Babe I’m gonna leave you, aussi une reprise), des enchaînements de riffs appelés à devenir des classiques et les premières œillades du groupe tant au folk qu’à la musique orientale, Led Zeppelin prend encore le temps de nous jeter en pleine figure son premier grand classique : Dazed and confused, sur lequel Jimmy Page et son inventivité débridée atteignent leur sommet lors d’un passage durant lequel le guitariste triture son instrument au moyen d’un archet. Le résultat est perturbant, inédit, à l’image d’un groupe qui allie les recettes classiques du blues à la fureur adolescente du « plus fort, plus vite, plus lourd » et qui trouve encore le moyen d’être avant-gardiste. A suivre... |
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Il y a 29 contribution(s) au forum. Led Zeppelin : "I"
(1/15) 15 juin 2013, par luies Led Zeppelin : "I"
(2/15) 8 mai 2013, par Mudket Kdiep Led Zeppelin : "I"
(3/15) 22 avril 2013, par X-Mem2 Led Zeppelin : "I"
(4/15) 22 avril 2013, par X-Mem2 Led Zeppelin : "I"
(5/15) 19 mars 2013, par jennifer Led Zeppelin : "I"
(6/15) 14 mars 2013, par Lee Led Zeppelin : "I"
(7/15) 8 mars 2013, par CM B2B marketplace
(8/15) 15 novembre 2012, par shawn07 Led Zeppelin : "I"
(9/15) 29 octobre 2012, par weng Led Zeppelin : "I"
(10/15) 17 juillet 2006 Led Zeppelin : "I"
(11/15) 17 juillet 2006, par Jerom Led Zeppelin : "I"
(12/15) 17 juillet 2006, par naughtyfrog Led Zeppelin : "I"
(13/15) 15 juillet 2006 Led Zeppelin : "I"
(14/15) 15 juillet 2006, par noalarms Led Zeppelin : "I"
(15/15) 15 juillet 2006, par Bigmatt753 |
Led Zeppelin : "I" 15 mars 2013, par CM [retour au début des forums] The 000-536 free dumps revolution shaped will 000-M223 free dumps be presented to you in a HP2-B60 free pdf Rational 000-137.
Led Zeppelin : "I" 17 juillet 2006 [retour au début des forums] L’argument d’autorité n’a jamais eu que très peu de pertinence vieil homme. Tu veux pas une bibliographie et une table des matières non plus ? Led Zeppelin : "I" 19 juillet 2006 [retour au début des forums] Citer ses sources, c’est de l’honnêteté intellectuelle, sans plus. Mais c’est vrai, ce n’est pas donné à tout le monde. Question de déontologie. Led Zeppelin : "I" 19 juillet 2006 [retour au début des forums] Putain, c’est des infos qu’on peut trouver partout.... C’est pas comme faire une enquête en déterrant des infos inédites et fraîches. Led Zeppelin : "I" 19 juillet 2006 [retour au début des forums] Ces informations sont de notoriété publique. Il n’est de plus pas d’usage de citer ces sources sur ce genre de site. Honneteté intellectuelle ? je pourrais être d’accord si c’était un sujet moins connu. Mais l’histoire de Led Zeppelin est quasiment rentrée dans l’inconscient collectif du rock. Les sources que tu réclame à corps et à cris pourraient ici uniquement avoir de la pertinence pour confronter les informations données. Or, il n’est réellement pas difficile de faire cela par une simple recherche sur le web. Toute autre serait le question de rajouter quelques liens vers des sites plus précis, non pas pour confronter les informations mais dans le souci d’un approfondissement du sujet. La vérité est simplement que tu avais envie d’avoir l’air intelligent en citant ce livre. Ta remarque dénote uniquement d’une grande prétention. Led Zeppelin : "I" 20 juillet 2006 [retour au début des forums] On citerait donc un livre pour avoir l’air intelligent ? On croit rêver. Il suffit parfois d’en lire le titre lors d’une recherche sur le net. Il n’y a donc pas grand mérite à le connaître. Mais s’approprier son contenu comme si on l’avait écrit, je persiste à dire que c’est un manque d’honnêteté intellectuelle, surtout pour un site qui, en plus, s’approprie des photos qui apparaissent sur d’autres sites. Mais de cela, on n’en parle plus guère. Aurait-on séduit la jeune fille qui a dénoncé ces pratiques peu reluisantes ? Qui sait ? Elle se fait très discrète, en tout cas. Lui aurait-on offert le flop du mois ? Led Zeppelin : "I" 20 juillet 2006 [retour au début des forums] Je doute fort que cet article soit un copier-coller. Mais, sans doute as-tu raison, il aurait du chercher des photos originales. Aller, c’est dit, réssucitons Bonham !!! Je pense que si ces photos n’étaient pas libres de droit, que ce soit par consentement exprès ou tacite, leur auteur (ou ses ayants droits) se serait déja manifesté vu l’occurence à laquelle elles apparaissent selon toi. Une chose est sure, ces photos ne résute pas du travail des concepteurs des sites si géniaux que, et nous ne pouvons manquer de le remarquer, tu ne cites pas (manque d’honneteté intellectuelle ?). Pour répondre à la première remarque, il est vrai qu’il est facile de lire le titre d’un livre sur internet. Mais le citer sans l’avoir lu releverait de l’attitude d’une personne des plus pédantes qui soit. Je persiste à penser que vu le contexte, et l’importance de l’article qui ne prétend pas constituer un ouvrage de référence, il n’était pas nécessaire de citer ses sources. Ceci dit je pense que cette mini-polémique n’a que trop duré. Ce qui m’a poussé à réagir à la remarque initiale, était plutôt le ton condescendant. Je ne souhaite donc plus continuer à répondre sur ce sujet, même si je continue à penser que cette remarque n’avait pour but que d’étaler sa culture. PS : citer le livre aurait suffit, surtout si il est intéressant. Led Zeppelin : "I" 21 juillet 2006 [retour au début des forums] "surtout pour un site qui, en plus, s’approprie des photos qui apparaissent sur d’autres sites." Trouver des photos inédites de Led Zeppelin en 2006, ce serait déjà très fort ! Haha. Led Zeppelin : "I" 21 juillet 2006 [retour au début des forums] Et bein, tu voulais des sources, en voilà une dans la chronique de Led Zeppelin 4, pas la peine de t’exciter. Si tu veux, ton ego surdimentionné peut même se flatter d’être la raison de sa présence. Led Zeppelin : "I" 7 juin 2007 [retour au début des forums] "à corps et à cris" ??? !!!! (sic)
"dénote d’une grande prétention" !!!?? (sic)
etc., etc.
Led Zeppelin : "I" 27 juillet 2006, par Jean-Marie Vandersmissen [retour au début des forums] Vous bagarrez pas pour si peu ,les potes. On est entre gens du Zep, non ? Chacun a le droit de laisser glisser sa plume et puis, il est pas mal du tout ce texte ; je ne sens pas mon bouquin piraté, loin de là. Ceci dit, et pour répondre à quelqu’un du forum, en écrivant le livre j’ai eu principalement recours à ma documentation personnelle : 35 années de revues, de journaux et de livres d’auteurs anglo-saxons (que je cite en source mais bon, dans ce cas c’est de bonne guerre, non ?...). Sur le Net on trouve nombre d’excellents sites consacrés à Led Zeppelin mais, en règle générale, cela reste assez "uniforme" , il faut bien l’avouer ; je n’y ai pour ma part pas trouvé le terreau de mon travail . Mais je le répète, il existe de très bons sites que je prends très souvent plaisir à parcourir. Allez, faites la paix !! Bonnes vacances à toutes et à tous ... and best zep regards ! Jean-Marie Vandersmissen jeanmarie.vdsmissen@tele2allin.be
Led Zeppelin : "I" 21 décembre 2012 [retour au début des forums] I listened to Celebratin Day and it sounds fine...a) the band tunes right down to accomodate his lower register and b) there is all types of auto-tuning wiring harness software system which will be utilized in a live setting to assist hide any mistakes.
Led Zeppelin : "I" 17 juillet 2006, par Bigmatt753 [retour au début des forums] Moi aussi j’ai découvert le rock avec Oasis et j’écoute toujours mais la découverte de Led Zeppelin : Quelle claque !
Led Zeppelin : "I" 27 juillet 2006, par El Nino [retour au début des forums] Page est un excellent guitariste mais ce n’est pas que sa capacité à sortir des soli flamboyant ou à dépoussiérer des classiques de la musique noire qui l’a fait reconnaitre. En effet à l’époque techniquement parlant les Clapton, Beck, Hendrix et compagnie étaient aussi fort voire meilleurs (si la comparaison est possible). Ce qui était sa spécificité était sa façon novatrice d’enregistrer la guitare en studio. En superposant plusieurs pistes de guitares, il arrivait à une lourdeur de son jamais entendue à l’époque et on était confronté à une veritable armée de guitares.
Pour moi la grande référence Blues qui devrait figurer dans le panthéon c’est Rory Gallagher (rien à voir avec Oasis). Je sais tu demandais des guitaristes actuels et celui la est mort donc je te citerai un australien John Butler que j’ai vu en concert il y a quelques jours et qui dans un style blues folk, qui n’est pas sans rappeler Ben Harper, envoie une sacrée sauce de qualité. (Par contre cela ressort beaucoup moins sur ses albums :-(
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