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Brian Eno : "Music for airports" Atterrissage en douceur jeudi 31 décembre 2009, par |
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En réponse à un lecteur de mon blog qui demandait, dans les commentaires, comment s’est déroulée une soirée dans le nouveau club bruxellois à la mode, une charmante personne de mon entourage a répondu "Je peux déjà te dire qu’en guise d’after, ils ont écouté Music For Airports en regardant le jour se lever sur Woluwe." C’est vrai, et c’est devenu une habitude après une longue soirée festive. Qu’il s’agisse d’une nuit arrosée en boîte, d’une virée tumultueuse dans les bars du centre ou d’un concert rock riche en émotions, j’ai généralement besoin, lorsque je rentre chez moi, d’une période de transition, d’un moment de calme pour laisser s’évacuer l’adrénaline. La bande-son de cet atterrissage en douceur avant d’aller rejoindre mes plumes, c’est, le plus souvent, Music for airports. M’allonger dans le noir en toute fin de nuit et me laisser bercer par cet album de 1978 est devenu, en quelque sorte, un rituel.
S’il serait incorrect d’attribuer la paternité de la musique ambient à Brian Eno (Erik Satie en composait déjà, à sa manière, au début du vingtième siècle), il est bien celui qui en inventa l’appellation. Même s’il s’était déjà lui-même essayé à ce genre à plusieurs reprises (voir les LP No pussyfooting, Evening star, Discreet music…), sans pouvoir lui donner un label précis - on parlait alors simplement de « musique expérimentale » -, ce disque-ci est le premier qui fut affublé du terme « ambient » (le titre complet de l’album est Ambient 1 : Music for airports). Il s’agit du premier tome d’une série de quatre disques qui posent les fondations de ce genre pour le moins singulier. Eno décrit ce style comme une musique qui ne requiert pas nécessairement l’attention de l’auditeur ; on peut l’écouter attentivement ou simplement la laisser faire partie du décor. L’entendre plutôt que l’écouter, en somme. Car c’est bien de musique d’ambiance qu’il s’agit. Une musique minimaliste, atmosphérique, faite de seulement quelques notes délicates de piano, de boucles répétitives au synthé et, parfois, de vocalises éthérées (pas de vraies paroles, juste des sons). Une musique aux vertus apaisantes, que d’aucuns trouveront parfois un rien monotone, voire même tristounette, et sur laquelle il est naturellement impossible de danser. Une musique dont l’ex-bidouilleur de Roxy Music aurait eu l’idée lors d’un transit dans un aéroport, lassé d’un environnement sonore qu’il jugeait peu propice à de longues heures d’attente… Et de fait, cette musique conviendra mieux à l’ambiance du hall d’un aéroport désert qu’à celle du dernier restaurant branché (on était encore très loin de la lounge !). Cet album fondateur ne comprend que quatre plages (deux par face du disque vinyle), simplement numérotées 1/1, 2/1, 1/2 et 2/2, dont la longueur oscille entre huit minutes et un gros quart d’heure. Robert Wyatt, lui aussi un pionnier des musiques expérimentales, joue du piano sur 1/1, la pièce maîtresse du disque, qu’il a d’ailleurs partiellement composée. Anecdotique et ennuyeux pour certains, génial et révolutionnaire pour d’autres, Music for airports est devenu une pièce incontournable de la discographie d’Eno, et le disque d’ambient le plus connu du grand public. Utilisée au cinéma (dans 9 semaines et demi d’Adrian Lyne), dans des publicités, et même citée dans des paroles de Simple Minds (sur Empire and dance), cette œuvre intemporelle a fini par devenir, au fil des années, une référence dans la culture populaire au sens large. |
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Il y a 5 contribution(s) au forum. Brian Eno : "Music for airports"
(1/3) 25 novembre 2010, par spock27 Brian Eno : "Music for airports"
(2/3) 28 février 2010, par Fly Brian Eno : "Music for airports"
(3/3) 31 décembre 2009, par Bryan Charie |
Brian Eno : "Music for airports" 1er janvier 2010, par Mary [retour au début des forums] C’est ce genre de commentaire qui m’amuse et m’attire ici, entre autre bien entendu, depuis des années. Brian Eno : "Music for airports" 2 janvier 2010, par Plunk [retour au début des forums] Je me demande pourquoi on n’en voit qu’ici, des commentaires de ce genre, d’ailleurs.
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