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Deep Purple : "Burn" Groovy Baby ! lundi 11 octobre 2010, par |
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Avec Burn, on faisait mentir tous les fidèles du Mark.II, bien forcés de reconnaitre (moi compris) que Gillan, mon Gillan, ma bête enragée à moi, peut très bien laisser le micro et ne pas en cela faire mourir Deep Purple. Burn est donc, à l’instar d’un Black Album AC/DCien, la preuve par quatre que les changements, tragiques ou non, ont parfois du bon.
Burn donne chaud (ouais, OK...), et retapisse toute la maison pourpre en rouge infernal. Chronique des temps qui changent, entre mélancolie et fougue de jeunes de moins en moins jeunes, cet album se voit tiraillé entre les vapeurs du blues et les flammes rougeoyantes du hard le plus colérique. C’est qu’il faut entendre le travail rythmique sur Burn, le morceau-titre, totalement fou et ravageur, cet intermède curieusement mélo en plein milieu, Burn - la chanson - résume parfaitement - l’album - Burn... Mais ce disque n’est pas que de la sauvagerie, nous sommes bel et bien dans un album transitoire, clairement inscrit dans un hard-rock que Deep Purple a grandement aidé à promouvoir, mais aussi influencé par les deux nouveaux membres que sont le bellâtre Coverdale et le bassiste-chanteur Glenn Hugues. Ces deux-là savent y faire en musique mais ont clairement les pieds dans le blues. Le Pourpre sent le soufre ? Merci au groove, au funk, que lui insufflent les deux compères. Pas encore aussi libres qu’ils ne le seront sur Stormbringer ou Come taste the band, mais le son a bel et bien évolué. De violent et technique, Deep Purple élargit son horizon, s’ouvre à d’autres sons, et l’amalgame est tel que rien ne choque ; le groupe semble avoir toujours sonné ainsi, une aisance de composition qui bluffe l’oreille, des trouvailles et des soli qui font frémir (celui de Sail away est incroyable). Le groupe devient bandant, excitant et l’on en redemande. Du planant Sail away au remuant You fool no one, sans oublier le curieux A 200 et la batterie spatiale de Ian Paice, nous sommes sur la même terre, mais les émotions elles, varient. Burn plait immédiatement par sa façade simpliste et plait toujours par sa profondeur qui peu à peu se dévoile. C’est cela cet album, accessible mais complexe, novateur et pourtant tellement Deep Purple. Le rock sauvé par une pincée de groove et des relents de blues. La musique est un métissage incessant, tant mieux. |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. Deep Purple : "Burn" - Maltraité !
(1/2) 15 octobre 2010 Deep Purple : "Burn"
(2/2) 11 octobre 2010 |
Deep Purple : "Burn" - Maltraité ! 16 octobre 2010 [retour au début des forums] c’est vrai que Vincent n’a pas évoqué Mistreated, mais d’habitude les journalistes en parlent tout le temps (ainsi que que de Burn et You Fool No One plus Might Just Take Your Life de temps en temps) et ont tendance à passer sur le reste, donc là ça change un peu d’avoir cité Sail Away et A’ 200 et c’est pas un mal. de mon côté, Mistreated n’est pas un pas un titre que j’affectionne particulièrement (il est bon, mais devient un peu saoûlant après plusieurs écoutes..... surtout dans ses versions live qui n’en finissent plus !). je préfère Lay Down Stay Down, Sail Away et What’s Goin’ On Here
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