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Kraftwerk : "Autobahn"
C’est par là que tout commença...

lundi 15 septembre 2003, par Marc Lenglet

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Si Ralf Hütter et Florian Schneider ne s’étaient jamais rencontrés, il y a fort à parier que la new wave et une bonne partie de la musique des 20 dernières années n’auraient jamais existé sous la forme qu’on leur connaît. Autobahn révéla à la face du monde, en 1974, que oui, il y avait bien moyen de faire de la bonne musique pop en utilisant uniquement des machines pleines de boutons.

Kraftwerk existait déjà depuis quelques années à l’époque de la sortie d’Autobahn. Les Allemands pratiquaient alors une pure improvisation sonore à l’orgue électrique, la flûte et le violon, retranchés au sein de leur mythique studio Kling-Klang, à Düsseldorf. C’est avec leur premier synthétiseur qu’il conçurent cet album, qui allait révolutionner la musique pop, principalement grâce à sa plage-titre. Longue de plus de 22 minutes, Autobahn se veut une ode à la monotonie des autoroutes teutonnes, peu réputées pour leurs vallonnements luxuriants.

Structurée, minimaliste, répétitive, agrémentée de bruits automobiles et alternant passages binaires et sourds et intermèdes guillerets à la flûte, voilà comment on pourrait résumer cette interminable balade en voiture, au refrain entêtant récité d’un ton neutre : "Fahr’n fahr’n fahr’n auf die Autobahn...". A priori, une horreur, au mieux ringarde, au pire horripilante. Et bien pas du tout ! Par le même miracle qui a permis aux Beatles de devenir le plus grand groupe de l’histoire avec des paroles profondément débiles, Autobahn n’est pas une chanson lassante. Elle est même agréable et reposante et ses nombreuses variations musicales sur le même thème interviennent juste avant que l’on ne commence à s’arracher les cheveux... Les radios, américaines surtout, ne s’y sont pas trompées, puisqu’Autobahn déferla avec succès sur les ondes, amorçant le début du succès de Kraftwerk. Et puis, à l’époque, quelle révolution ! Pour la première fois, une mélodie pop, sans guitares, sans paroles romantiques, et en allemand de surcroît, allait connaître le succès...

Le reste de l’album, pistes instrumentales et atmosphérique, aura moins marqué les esprits, même si les ondes spatiales des deux Komettenmelodies, l’ambiance glauque de Mitternacht et les gazouillis champêtres de Morgenspaziergang ne sont pas dépourvus de charme.

Et aujourd’hui ? Il est clair qu’on n’écoutera pas Kraftwerk pour s’en mettre plein les oreilles. Comme tous les groupes révolutionnaires, Kraftwerk n’a pas tardé à être dépassé par ses disciples. Les mélodies électroniques novatrices du milieu des années 70 paraissent aujourd’hui gentillettes et possèdent un certain charme démodé. Mais la question n’est pas là. Plus que de la musique, Autobahn fait (ou devrait faire) partie, à l’instar d’un Sgt.Pepper ou d’un Dark side of the moon, de la culture musicale de base de chaque amateur de pop-rock.



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Marc Lenglet





Il y a 6 contribution(s) au forum.

Kraftwerk : "Autobahn"
(1/3) 27 avril 2006
Kraftwerk : "Autobahn"
(2/3) 20 février 2006, par Olivier
> Kraftwerk : "Autobahn"
(3/3) 25 septembre 2005




Kraftwerk : "Autobahn"

27 avril 2006 [retour au début des forums]

Pourquoi pas Monsieur Lenglet, comparer Kraftwerk avec Tangerine Dream ?

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    Kraftwerk : "Autobahn"

    8 novembre 2006 [retour au début des forums]


    (je ne s uis pas Marc Langlet) mais j’iamerias faire une pertite remarque concernant le style de cet album, que mis à part la plage titulaire Autobahn, il est fortà parier que cet album avec ses predecesseurs est fort semblable, au style de Tangerine dream. En effet, plus le temps passait, plus la difference de stytle était importante .

    Comme Marlc Langlet l’a dit, les debuts de Kraftwerk partait sur les même principe de Tangerine Dream, c’est à dire l’improvisation pure avec des synthetiseur, qu’on remarque encore aux plage suivant Autobahn..

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Kraftwerk : "Autobahn"

20 février 2006, par Olivier [retour au début des forums]

Je crois quand même que c’est pas la version de 20 minutes qui passait sur les radios américaines, mais une version raccourcie de 7 minutes.

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    Kraftwerk : "Autobahn"

    17 avril 2006 [retour au début des forums]


    (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

    Exact, je me suis en peut renseignée, et j’ai vu sur un site internet, qu’ils ont remixés une chansons de autobhan pour qu’elle soit plus courte (parce que 20 minutes, à part Classic 21, je ne vois pas quel radio passerait ces long trucs la, comme le Get Ready des Rare Earth, le Echoes de Pink Floyd, la premiere partie de Thick As A Brick des Jethro Tull, ou encore plein d’autre, surtout progressif ... ou le Mountain Jam des Allmans Brothers ... 33 minutes ... de conneries, mais 33 minutes quand même ...)

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> Kraftwerk : "Autobahn"

25 septembre 2005 [retour au début des forums]

"Par le même miracle qui a permis aux Beatles de devenir le plus grand groupe de l’histoire avec des paroles profondément débiles"

Clair que c’est un pur miracle dans la mesure ou tout le monde sait que les kids veulent du Spinoza du Leibniz et du Montherlant. (Un peu de Cioran au refrain serait un plus...)

D’ailleurs en dehors des beatles, les tubes historiques du rock ont une portée intellectuelle qui n’echappera à personne.

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    > Kraftwerk : "Autobahn"

    21 août 2007, par RENe [retour au début des forums]


    BIEN ! Nous allons parler un peu rock et qualité littéraire.
    qu’y a t-il de plus profond entre disons "shé loves you" des Beatles et n’importe quel truc suicidaire à serge reggiani ? entre "surfer girl" des beach boys et n’importe quel truc dépressif de jacques brel ?
    posons le problème autrement
    prenons un disque ( au hasard , Abbey Road ) et prenons un livre ( au hasard "la critique de la raison pure d’immanuel Kant ). Observons...
    écoutons le disque
    A la fin d’Abbey Road, Paul McCartney chante
    and in the end the love you take is equal to the love you make
    lisons maintenant kant
    que constatons-nous ?
    bon, je ne vous dis rien, faites le et vous verrez ce que je veux dire
    PS : on s’en bat les coucougnettes de la portée intellectuelle du rock, quand vous allez aux putes vous leur demandez leurs diplômes ? Non.

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