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Led Zeppelin : "Presence" Il est toujours parmi nous. dimanche 3 avril 2011, par |
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"J’allais un peu partout en boîtillant au milieu de ce super morceau (Achilles last stand, NDLR) lorsque subitement mon enthousiasme prit le dessus : je me suis mis à courir dans la cabine avec cette béquille orthopédique et je suis tombé, le mauvais pied en premier. Il y a eu un terrible craquement, un grand flash de lumière, et je me suis tordu de douleur."
Alors que l’année 1975 semble s’achever pour le mieux, avec un Physical Graffiti au sommet des charts et des concerts-fleuves (atteignant parfois quatre heures...) qui font s’accumuler les biftons, Robert Plant, de vacances en famille sur l’île de Rhodes souffre un grave accident de voiture. Pourtant, des péripéties privées comme cela, on s’en fout ! Et l’on presse Led Zeppelin de remonter en selle sans attendre. Il ne faudrait pas que quelques drames mineurs aillent entacher la suprématie du groupe, pas maintenant, pas encore... Enregistré à Munich en trois semaines, Presence porte en lui la souffrance insupportable d’un Plant incapable de tenir debout, et qui rejaillit sur l’ambiance du studio. Malgré ces conditions difficiles, Led Zeppelin accouche finalement d’un grand disque, certainement l’album le plus radical de leur carrière. Radical parce qu’ils ne pouvaient faire autrement et travailler plus longtemps. Presence est un disque de la dépression, du doute qui s’installe dans l’histoire de ces jeunes mecs pleins aux as et qui connaissent soudainement une faille dans leur gloire. Il y a le questionnement derrière l’arrogance, le sentiment que rien n’arrive par hasard, que cet accident, tragique, symbolise aussi quelque chose pour eux en tant que groupe. Au-delà des prouesses techniques (le groupe est également brillant, encore une fois) Led Zeppelin prend conscience, et sur For your life tente la mise en garde : "With the fine lines of the crystal pane through your nose, En effet, la coke c’est de la merde et ça rend accroc, Page aurait mieux fait de relire ces quelques paroles avant d’aller s’en enfoncer des pelles dans les naseaux. Mais parler de manière aussi claire des dépendances, sans le glorifier aucunement, c’est un fait nouveau chez eux, comme un sursaut de conscience chez ces jeunes stars. Derrière les durs moments, il y a ceux qui font rire, résultats cocasses de cette vie dédiée à la cause. Comme sur Royal Orleans et les mésaventures de Jones avec un travelo qu’il croyait être une groupie à moustaches... Presence qui singe par la maquette graphique de Storm Thorgerson le monolithe de 2001, L’Odyssée de l’espace (sorti en 1968) est donc un objet curieux, qui ne fascine non par sa qualité globale sinon par son ambiance dramatique, comme un crépuscule qui se coucherait trop tôt. De cette ultime tranche de l’histoire de Led Zeppelin, Presence est la maturité, In through the outdoor la déchéance et Coda un petit bouquet fané sur la tombe du grand ballon (et encore...). Une puissante baudruche en pleine descente, qui ne remontera jamais plus aussi haut. |
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Il y a 5 contribution(s) au forum. Led Zeppelin : "Presence"
(1/3) 3 avril 2011, par Jérôme Led Zeppelin : "Presence"
(2/3) 3 avril 2011, par Mangouste Led Zeppelin : "Presence"
(3/3) 3 avril 2011 |
Led Zeppelin : "Presence" 22 avril 2011, par Initiative Zarma [retour au début des forums] Pareil que mon voisin du dessus. Led Zepp, ouais boff.. Mais "Achille’s" est effectivement une tuerie qui enterre et de tres loin les éternels (et pénibles) "Kasmir/Stairway/Black Dog/" chers au Lobby du Consensus Mou qui fait l’essentiel de l’opinion. Si LZ avait seulement 10 compositions de ce niveau, je ne dirais plus jamais du mal de Plant et de ses ridicules "Push Push Baby Ahhh ahhh Ahhh"...
Led Zeppelin : "Presence" 4 avril 2011, par Lemmyke [retour au début des forums] Assez d’accord avec toi : IV, HOTH et Presence constituent, pour moi aussi, le sommet de l’oeuvre zeppelinesque !
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