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Black Flag : "Damaged" Anarchy in the USA dimanche 26 mars 2006, par |
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Black Flag, groupe légendaire de la scène punk/hardcore de la côte ouest, marqua le milieu underground du début des années 80 par ses prestations scéniques incendiaires et sa conscience socio-politique vibrante. Avec Damaged, sorti en 1981, Black Flag parvint à prendre son réel envol, notamment grâce à l’arrivée inopinée du charismatique Henry Rollins au chant.
Damaged constitue donc le premier véritable album studio de Black Flag, en dépit d’une présence déjà bien établie dans le circuit de Los Angeles. Déjà renommé pour ses positions politiques tranchées, le groupe rencontra Henry Rollins dans des circonstances particulières. Travaillant alors comme marchand de crèmes glacées, le fan Rollins bondit un jour sur scène et s’empara du micro, provoquant l’étonnement puis l’admiration des membres du groupe, qui ne tardèrent pas à lui proposer le poste de leur précédent vocaliste démissionnaire. Le nouveau chanteur (qui ajouta plus tard à son arc les cordes d’acteur, d’animateur radio, d’écrivain, de culturiste, de philosophe et de poète) apporte sa verve haineuse aux manifestes révoltés du collectif hardcore. Appels sans ambages à la révolution (Rise above), rage contre l’injustice (Life of pain), odes punk au je-m’en-foutisme éthylique (Six-pack) ou récit amusant de la médiocrité de la vie de branleur (TV-Party)... ce qui paraît si évident aujourd’hui pour le milieu punk inquiétait sérieusement les belles consciences de l’époque. Il est vrai que ces courtes déflagrations saturées, ramassées sur elles-mêmes, ces riffs ultra-brutaux parsemés de soli discordants, cette voix hurlante qui semble remplie de terre et de bile, ne constituaient pas la tendance majoritaire du hard-rock de l’époque... Extrêmement critiqué à sa sortie (Greg Ginn n’y allant franchement pas de main morte dans sa dénonciation de la société), considéré comme un disque "anti-parents", "immoral", crée par des musiciens au look franchement inquiétant, Damaged eut toutes les peines du monde à s’imposer, la compagnie MCA records ayant refusé de prendre le risque de publier un tel brûlot revendicatif. Ce sera finalement sur le propre label du groupe, SST Records (qui pourra s’enorgueillir par la suite d’accueillir en son sein des formations aussi originales que Hüsker Dü, Sonic Youth, les Meat Puppets ou Dinosaur Jr.), que cet album-clé du punk put s’épanouir en toute absence de sérénité. Malgré son grand âge, malgré le son carrément désastreux, Damaged est considéré comme un des albums fondateurs du hardcore et l’un de ses albums les plus essentiels. Il fut l’un des premiers groupes de culture punk à marier engagement, brutalité poussée à l’extrême, cynisme et humour. Il est certain que sur la forme, Black Flag a vieilli. Pas sur le fond. Et même avec 25 ans de décalage, on n’en prend que d’autant plus la mesure du niveau végétatif de toute forme de rébellion musicale aujourd’hui. |
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Il y a 5 contribution(s) au forum. Black Flag : "Damaged"
(1/4) 17 octobre 2011, par hogan shoes Black Flag : "Damaged"
(2/4) 27 août 2006 Black Flag : "Damaged"
(3/4) 27 mars 2006, par Gérard Meanvussat Black Flag : "Damaged"
(4/4) 26 mars 2006, par Gnrf |
Black Flag : "Damaged" 26 mars 2006 [retour au début des forums] Hum...en fait, il n’y a pas des masses de choses à en dire et il est un peu difficile d’intellectualiser un tel album : c’est particulièrement brutal et vindicatif, surtout pour l’époque. La subtilité n’est pas la principale caractéristique de l’album quoiqu’on distingue quelques bouillies de solo joués à la truelle. C’est du hardcore, donc de l’uppercut musical direct et sans tergiversations superflues, et des considérations qui oscillent entre colère sociale et crétinisme au second degré bien assumé. Ah oui, et la production est chaotique et brouillonne au possible ce qui, dans le cas présent, n’a rien d’un reproche. En substance, 35 minutes à se taper le crâne contre les murs et à brutaliser le voisin de fosse...
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