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David Bowie : "Scary Monsters" Un talent monstre mercredi 25 décembre 2002, par |
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Il est rentré dans la légende du rock avec le personnage de Ziggy Stardust et quelques albums mythiques. Il fut un pionnier de la musique électronique et posa les jalons de ce qu’allait être la new wave, avec sa trilogie berlinoise, fin des années 70. Indémodable, Bowie surfe en 1980, sur cette vague qu’il a profondément inspiré et montre avec ces "monstres effrayants", la voie à suivre à ses fidèles disciples : Visage, Human League, Ultravox, Japan et Bauhaus.
"There is old wave, there is new wave and there is David Bowie", disait un critique anglais, au début des années 80. Le roi du glam-rock, le maître de la pop, le parrain du punk, le grand-père de la techno est aussi l’inventeur involontaire de la new wave. Il suffit de réécouter le chef d’oeuvre en trois actes : Low/Heroes/Lodger pour s’en convaincre. Steve Strange, portier puis copropriétaire, du Blitz, boîte londonienne à la mode, établie dans le quartier populaire de Soho, organise les Bowie Nights. L’endroit est très branché et la sélection à l’entrée des plus rigoureuses. Punks à crête, gays en costume à la Ziggy avec masque kabuki, majorettes, clowns tristes et artistes en tout genre hantent l’endroit tous les jeudi. Boy George et Billy Currie (Ultravox), par exemple, en sont des habitués. C’est à cet endroit que le mouvement Nouveaux romantiques va naître, et porter aux nues le premier groupe du genre : Spandau Ballet. Strange saute dans le wagon et s’associe à Currie, et d’anciens membres du groupe Magazine (dont Barry Adamson, qui jouera plus tard dans les Bad Seeds de Nick Cave). Ils forment Visage, dont le titre Fade to grey est un des cartons de l’année 1980. A 33 ans, David Bowie fait déjà figure de papy de cette scène mais il est bien décidé à récolter les fruits de sa création. Il quitte l’Europe et retourne enregistrer à New York, avec son ami et producteur fétiche, Tony Visconti, mais aussi le génial Robert Fripp, collaborateur de longue date de Brian Eno et guitariste de Peter Gabriel. Le résultat c’est Scary monsters, synthèse de toutes les dernières tendances actuelles et à venir. Une œuvre à la fois moderne et avant-gardiste. Comme par le passé, Bowie y mise autant sur l’image que sur le son (Sound & vision). Il apparaît en Pierrot le clown, personnage triste et inquiétant, qu’on voit déambuler dans un décor apocalyptique, dans le clip de Ashes to ashes, tube de l’été 80. Mélange subtil de synthétiseurs et de guitares, les paroles font référence à Major Tom, le personnage central du tout premier hit (Space oddity, en 1969). Petit clin d’oeil, Steve Strange apparaît comme figurant dans la vidéo. L’album contient d’autres vrais classiques de son répertoire : la plage titulaire Scary monsters (and super creeps), et l’énorme tube dance Fashion. D’autres très bonnes surprises, dont Teenage wildlife, qui parle de la nouvelle scène (you’re one of the new wave boys) ; Because you’re young, variation sur le même thème et où Pete Townshend des Who est à la guitare ; Kingdom comes, écrit par Tom Verlaine (Television), ou It’s no game, présenté en deux versions différentes, dont une chantée en duo avec la Japonaise Michi Hirota. Album concept très riche en nuances, artistiquement très recherché, Scary monsters c’est l’entrée de Bowie dans les années 80, par la toute grande porte. Suite de la trilogie Eno ? Peut-être. Les logos de Low, Heroes et Lodger apparaissent discrètement dans le graphisme au dos du disque. Retour aux premiers amours (Major Tom), suite des travaux précédents, le disque annonce aussi ce qui va suivre : Let’s dance, son énorme succès commercial, des tournées salles combles dans les plus grands stades de la planète. Une simple étape parmi d’autres ? Peut être, mais une étape qui a marqué la musique et la mode de toute une décennie. |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. David Bowie : "Scary Monsters"
(1/2) 20 avril 2008, par daniel > Scary Monsters
(2/2) 25 janvier 2003, par Claude |
> Scary Monsters 20 janvier 2004, par Uncle Luke [retour au début des forums] Petite précision : son ex-femme a de quoi être aigrie, parce qu’elle a été pour beaucoup dans son succès, mais elle n’en a pas profité. De plus, le Bowie de l’époque (génial Ziggy Stardust) n’était pas forcément facile à vivre. Mais bon, il faut faire la part entre l’artiste et le personnage. Moi, je me contente de l’artiste, quant à sa vie privée, il en fait ce qu’il veut.
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