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INXS : "The swing" « Prononcez In excess » mardi 25 novembre 2003, par |
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INXS. « Prononcez In excess » stipulait un autocollant sur le disque. Voilà un groupe qui a énormément compté dans les années 80 et qui est pourtant très peu cité par les groupes actuels.
The Swing sort après Shabooh Shoobah. Il s’agit déjà du quatrième album du groupe, et constituera, avec le troisième, la parenthèse new wave dans l’histoire plutôt rock du groupe. Original Sin est le tube à la sauce funk d’un disque pourtant new wave par excellence. La production de Nile Rodgers, du groupe Chic, n’y est certainement pas étrangère… Dancing on the Jetty et Johnson’s Airplane utilisent les instruments à cordes dans un esprit très romantique et lyrique, le même, toute comparaison gardée, que sur The Unforgettable Fire de U2, sorti lui aussi en 1984. De plus, Michael Hutchence, chanteur énigmatique et charismatique du groupe, est déjà comparé à Jim Morrison, Mick Jagger et Bono. Cette comparaison, lourde à porter, et son attitude quelque peu nonchalante, mais non dénuée de charme, lui collent très vite l’image de « l’artiste qui souffre pour créer, si ce n’est pour exister. ». Sa vie amoureuse, d’abord avec Kylie Minogue, puis avec Paula Yates, ainsi que sa fin tragique et inexpliquée (il se pendra dans une chambre d’hôtel à Sidney en 1997) ne démentiront pas cette image... Les titres reflètent bien un groupe australien, avec certaines sonorités presque asiatiques (le synthé sur Face the Change fait étrangement penser à Japan), en tous les cas originales, mélangées à des bruits industriels, comme sur Melting in the Sun. Et c’est ici au très grand Some Great Reward de Depeche Mode que l’on songe. Lui aussi sorti en 1984. Décidément, quel grand cru que 1984 ! C’est aussi le bouquin de quelqu’un d’autre, mais ceci est une autre histoire… Remarquez, ce n’est peut-être pas un hasard... Si ? Les nappes de synthétiseur très aériennes collent tout à fait à l’image qu’on se fait de l’Australie. Le saxophone de Kirk Pengilly marquera l’originalité du groupe, un peu comme celui de Spandau Ballet, mais sans que son look ait été travaillé… C’est le moins qu’on puisse dire, puisque Pengilly arbore ici encore un look de premier de classe (et ce malgré le fait qu’au début de leur histoire, Kirk faisait vivre les membres du groupe en dealant de la drogue dans le coffre de sa voiture…). Les autres membres du sextet sont les trois frères Farriss (à la batterie, à la guitare et au synthétiseur) et Gary Beers à la basse, très présente sur ce disque. Le disque mélange des titres très new wave à des titres plus dansants, et c’est ce qui en fait en 1984 un véritable ovni émanant d’un groupe qui se cherche peut-être encore musicalement. J’ai eu la chance de les voir quatre fois en concert. Et cela a coïncidé avec la montée de leur popularité en Europe. Premier concert, à l’Eldorado de Paris, montrait à l’ouvrage un très bon groupe rock pendant la tournée du Listen Like Thieves, album le plus rock du sextet. Après la sortie de Kick et du succès interplanétaire de Need You Tonight, je les ai vus à l’Olympia. A la sortie de la salle, j’étais interrogé - 30 secondes - par Philippe Manoeuvre pour Les Enfants du Rock… Ce fut mon quart d’heure warholien ! Ensuite, en première partie d’un autre grand groupe des années 80, Talk Talk, au Zénith. Enfin, la consécration, à Bercy. Et la différence entre le premier concert et le dernier était de taille : en longueur, en intensité et en intimité... |
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Il y a 1 contribution(s) au forum. INXS : "The swing"
(1/1) 2 août 2010, par Jenksi |
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