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Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call" European sons vendredi 31 octobre 2008, par |
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Beaucoup de gens l’ignorent mais, avant de commettre les singles Belfast child et Alive and kicking, Simple Minds était un groupe alternatif tout ce qu’il y a de plus respectable qui se réclamait de David Bowie, Roxy Music et Kraftwerk sans trahir ces nobles références. Entre 1979 et 1981, il a sorti quatre albums d’un rock urbain, mélancolique et ténébreux. Le double Sons and fascination / Sister feelings call referma définitivement ce chapitre. Jim Kerr fut ensuite foudroyé par le même mal incurable que le leader de U2 : une bonoïte aigue.
Sons and fascination et Sister feelings call, bien que sortis au même moment et issus des mêmes sessions d’enregistrement, ont à la base été commercialisés comme deux LP distincts. Indissociables dans la forme comme dans le fond, c’est tout naturellement qu’ils ont été réunis dès leurs premières rééditions, que ce soit en vinyle ou en CD. Même s’il sont indéniablement de bons musiciens, Charles Burchill (guitares), Derek Forbes (basse), Brian McGee (batterie) et Michael MacNeil (claviers) ne recherchent pas à démontrer leur virtuosité (s’il vous faut absolument des longs solos héroïques à la con, allez écouter Yngwie Malmsteem), ni même à trouver le refrain qui fait mouche. Ils s’attellent principalement à créer des paysages, des ambiances, des atmosphères... Et Sons/Sister est leur bande-son de la nuit froide qui tombe sur une métropole européenne grisâtre. Londres, Berlin, Bruxelles. Ou Glasgow, plutôt ? Allez savoir... Mais fermez les yeux et vous y êtes. L’instrumental Theme for great cities est assurément le morceau qui illustre le mieux cette thématique. L’écouter tard dans la nuit, en déambulant dans les artères animées d’une grande ville, reste d’ailleurs une expérience à part entière. Ce titre, où Kerr s’abstient de chanter (ce qu’il aurait dû faire plus souvent dans sa carrière), est le seul qui sorte véritablement du lot. Le reste de Sons/Sister est plutôt homogène. Malgré une batterie implacable et des parties de guitare quelques fois très inspirées, c’est la basse de Derek Forbes qui se taille le plus souvent la part du lion. Comme sur In trance as mission, où l’on n’entend pratiquement qu’elle. Les synthés brumeux de Michael MacNeil sont très présents également, particulièrement sur Careful in career (où l’influence que ce disque a pu avoir sur un groupe comme Editors est clairement perceptible) et l’envoûtante Seeing out the angel. Ces éléments nous confortent dans l’idée que les Simple Minds de 1979-81 avaient au final beaucoup de choses en commun avec le Japan de la même époque (Quiet life, Gentlemen take polaroids et Tin drum, donc). Outre le fait que les deux groupes tirent leur nom de paroles de David Bowie, qu’ils revendiquent à peu de choses près exactement les mêmes influences (tout ce qui va du Velvet Underground au krautrock en passant par le glam et le punk, en somme), leur approche stylistique est souvent comparable. Un titre comme League of nations aurait d’ailleurs très bien pu être joué par n’importe lequel des groupes sans que cela semble inapproprié (et David Sylvian l’aurait sans doute mieux chanté que Kerr, qui essaie ici de faire du Peter Murphy sans en avoir l’organe...). Idem pour Sons of pioneers de Japan, par exemple, qui aurait facilement pu être une chanson des Minds. Au final, seul le single Love song annonce le triste virage pop à venir. Car oui, la suite de la carrière des Minds, tout le monde la connaît. Jim Kerr chope un melon incroyable et tombe dans les mêmes travers que Bono : mégalomanie fulgurante, altermondialisme galopant, mercantilisme putassier et autoritarisme idiot en interne. C’est donc sans grande surprise que le line-up des débuts se désintègre progressivement (Brian McGee sera le premier à s’enfuir, peu après la sortie de Sons/Sister). L’album New gold dream, en 1982, est l’amorce d’une approche beaucoup plus commerciale qui trouve son apogée avec le single Don’t you (Forget about me) (un peu leur Sunday bloody Sunday à eux), qui figure au générique du film Breakfast Club, en 1985. Ironie du sort, cette scie qui demeurera leur plus grand succès jusqu’à ce jour, ils ne l’ont même pas écrite. Pire : elle a d’abord été proposée à Bryan Ferry et à Billy Idol qui n’en ont pas voulu ! Bref, c’est la mort dans l’âme que les fans de la période 1979-81 ont assisté à la prestation calamiteuse de Jim Kerr en chemise couleur vert pomme au Live Aid. Simple Minds était passé du statut de groupe culte de l’underground post-punk à celui de monstre de foires. Comme l’écrivit un jour Nicolas Ungemuth au sujet de cette période dans Rock&Folk : « Jim Kerr parodiant Bryan Ferry avec la disgrâce la plus comique, et ses lieutenants bouchers enrobant ces hymnes atroces des plus laids synthés jamais entendus et des batteries les plus pachydermiques de l’époque, on peut dire sans sourciller que les Simple Minds étaient tout simplement les plus mauvais. » Et de conclure : « Heureusement, les Smiths n’ont pas tardé à arriver et à nettoyer toute cette saleté. ». Plus je réécoute ce superbe coup double qu’est Sons/Sister, plus me je me dis que ce changement de cap fut un fameux gâchis... Foutue bonoïte ! |
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Il y a 11 contribution(s) au forum. Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call"
(1/7) 31 octobre 2008, par dave Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call"
(2/7) 31 octobre 2008, par Jim du Caire en Egypte Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call"
(3/7) 31 octobre 2008, par Dr. Taylor Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call"
(4/7) 31 octobre 2008, par Boy Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call"
(5/7) 31 octobre 2008, par Fabb74 Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call"
(6/7) 31 octobre 2008, par Olivier Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call"
(7/7) 31 octobre 2008, par BdM |
Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call" 31 octobre 2008, par Nobuko [retour au début des forums] Exactement ! Sparkle In The Rain est un album à la puissance jamais reproduitent par les Simple Minds tout le long de leur carrière. C’est réellement cet album d’ailleurs qui marque un tournant. A partir de là, la rythmique du groupe ne se fera jamais aussi présente, aussi forte. Mel Gaynor restera le meilleur batteur du groupe, bien supérieur à Brian McGee.
Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call" 31 octobre 2008 [retour au début des forums] New Gold Dream discutable ? en quoi ? il est parfait du début à la fin alors que Sparkle et les albums suivants sont eux évidement plus que discutables, inutiles même ! Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call" 1er novembre 2008, par Nobuko [retour au début des forums] J’aime beaucoup ce "évidemment". Ce qui semble évident pour les uns ne l’est pas forcément pour les autres ! ^^ Simple Minds : "Sons and fascination/Sister feelings call" 1er novembre 2008 [retour au début des forums] Disons que préférer Néopolis à New Gold Dream reste une appréciation très marginale :-D
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