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Simple Minds : "Sparkle in the rain" Pour la gloire de l’Ecosse dimanche 26 novembre 2006, par |
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Issus de Glasgow et des cendres du groupe punk Johnny & The Self-Abusers, les Simple Minds ont longtemps été assimilés à la vague post-punk expérimentale, notamment avec des albums comme Real to reel cacophony et l’inégalé Empires & Dance, toujours dans un style contemplatif, coincé entre les villes pluvieuses de l’Ecosse, la plénitude des highlands et les envies de voyages de Jim Kerr. Après leur seul album new wave, New gold dream 81-82-83-84, qui mélangeait à la fois atmosphères mélancoliques et traces de funk irrésistible, les Ecossais amorcent un autre virage.
Sparkle in the rain est précédé en 1983 par le single Waterfront, véritable hymne à Glasgow, la ville natale des Minds. L’album est produit par Steve Lillywhite et le son du groupe se rapproche ainsi des caractéristiques épiques que U2 aime à utiliser à l’époque ; peu de temps avant cet album, les Irlandais et les Ecossais avaient tourné ensemble dans toute l’Angleterre, se vouant un respect et une admiration mutuelle, allant même jusqu’à cultiver certaines similitudes - The Edge et Charlie Burchill font un emploi similaires des guitares, et les voix haut perchées de Bono et de Jim Kerr semblent scander des slogans profondément humains. Une chose va pourtant différencier les deux groupes : alors que U2 vient du rock, les Simple Minds n’ont jamais cessé d’employer des méthodes expérimentales. C’est ainsi que Sparkle in the rain sera leur premier et dernier album de rock atmosphérique, sorte de célébration positive de tout ce que Jim Kerr pouvait observer à l’époque. Plutôt que de condamner ou de se lamenter, les Minds s’emploient à dégager une énergie sans pareil : la rythmique saccadée de Mel Gaynor sur Up on the catwalk donne une étrange dynamique à ce titre interrogateur sur les médias et les envies suscitées par les paillettes, et le fabuleux Kick inside of me est probablement un des morceaux les plus entraînants écrits dans les années 80. Quelques touches plus mélancoliques annoncent d’ores et déjà les amours progressives que l’on retrouvera plus tard sur Street fighting years : East at easter joue avec les images et Street hassle, la reprise de Lou Reed (avec qui les Minds flirteront sur l’album précité), apporte un côté reposant et presque rassurant, comme si Jim Kerr voulait rassurer les prisonniers involontaires des brumeuses cités britanniques. D’autres titres conservent un mystère plus atypique que l’on retrouve toujours sur un album des Simple Minds et osent même quelques innovations : ‘C’ moon cry like a baby fait travailler Mick MacNeil et son orgue décalé, alors que l’héroïque White hot day joue encore un peu avec les reliques de la new wave tentée sur New gold dream. Au milieu de ces chansons qui respirent l’optimisme lumineux désormais caractéristique de ces précurseurs, les Simple Minds peignent pratiquement un autoportrait de ce qui restera à ce jour leur marque de fabrique musicale : les riffs de guitares imparables et victorieux de Charlie Burchill, le ton de la voix de Jim Kerr qui semble venir tout droit du cœur, comme chantant une manifestation contre les affres de l’existence, mais également la basse ronflante de Derek Forbes qui apporte aux titres un ressort rutilant et une énergie motrice qui fait des Simple Minds un groupe différent dans leur façon d’utiliser et d’harmoniser les intruments. Le tout empreint d’une naïveté délibérée, comme une tentative insolente de voir et de vouloir le bien. Alors que U2 poursuit son ascension vers le succès, Sparkle in the rain confère aux Minds un statut de groupe plus introspectif mais également plus lyrique, avec un titre évoquant parfaitement ce que le combo de Glasgow souhaite faire passer : de l’espoir, de l’espoir et encore de l’espoir malgré la pluie, les ténèbres et tous ces fantômes qui nous perturbent. Tout ça quelques mois avant le tube interplanétaire Don’t you (forget about me), refusé tout d’abord par Jim Kerr et également par Bryan Ferry, avant d’être finalement adopté. Un tube qui ne représente absolument pas la verve de leur musique, un tube que le groupe n’avait même pas écrit. |
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Il y a 8 contribution(s) au forum. Simple Minds : "Sparkle in the rain"
(1/5) 17 avril 2008, par Mac Simple Minds : "Sparkle in the rain"
(2/5) 19 avril 2007, par marion Simple Minds : "Sparkle in the rain"
(3/5) 19 décembre 2006 Simple Minds : "Sparkle in the rain"
(4/5) 19 décembre 2006, par fabio Simple Minds : "Sparkle in the rain"
(5/5) 27 novembre 2006, par Fabb74 |
Simple Minds : "Sparkle in the rain" 4 janvier 2007, par holyhour [retour au début des forums] Ha ! que c’est bon de lire un bel article sur ce groupe majesteux !
Simple Minds : "Sparkle in the rain" 13 septembre 2007, par Nobuko [retour au début des forums] Street Fighting Years est l’album le plus magique, féérique, somptueux et j’en passe des Simple Minds. Mandela Day est une chanson extraordinaire ! Real Life est un album sublime et très expérimental (j’ai du mal à comprendre qu’on ne puisse pas l’aimer ?). En fait, il est a constater que depuis Néapolis, Simple Minds retourne vers les expérimentations sonores et aussi aux origines de leur musique. Je pense que Simple Minds est l’un des grands groupes rock des années 80 qui demeure, encore aujourd’hui, incompris du grand public et des médias. Simple Minds : "Sparkle in the rain" 7 décembre 2010, par mindopen [retour au début des forums] que veut dire simple minds ? les esprits simples, dans le sens d’essentiels, de purs. voilà la seule réponse à nos incertitudes. bien à vous
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