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The Cure : "Disintegration" Ainsi s’achevèrent les eighties... mardi 20 mai 2003, par |
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A l’occasion de la sortie prochaine du DVD capté à Berlin mettant en scène l’intégralité de la trilogie dont fait partie cet album (Pornography, en étant le prélude et Bloodflowers, la conclusion) revenons sur ce disque, qui n’a toujours pas pris une ride.
Hugo Cassavetti écrivait en mai 1989 dans Rock&Folk : « Il y a quatre ans (ndlr : au moment de la sortie de The head on the door), on pensait qu’on n’aurait jamais plus besoin d’albums aussi vibrants. Robert Smith non plus. Aujourd’hui on en rêvait, et Cure l’a réalisé. Hasard ou télépathie ? En tout cas, les années 80 avaient démarré avec Closer (de Joy Division), elles se terminent avec Disintegration. Ce qui a bien pu se passer entre ces deux disques importe peu ». Il est vrai qu’après l’album Kiss me..., un peu décevant, en 1987, on n’attendait plus de Cure un disque aussi marquant. C’était mal connaître Robert Smith. Disintegration combine un énorme succès commercial (ce que Pornography n’avait pas réussi - ni ambitionné) et de longues plages atmosphériques tout à fait incompatibles avec le format radio. C’est l’uppercut final dans la guerre, orchestrée par les magazines, avec Simple Minds. Tant au niveau de la qualité que de la popularité. La voix de Smith n’a jamais été aussi claire, aussi aiguë. Elle n’est par moment qu’un murmure posé sur des nappes de synthés et les notes d’une guitare plus discrète. Absolument parfait au niveau des sons, l’album n’a pas souffert du diktat d’un entourage professionnel exigeant : « Le producteur n’a aucun pouvoir artistique sur notre travail. Il est juste à la console. » confiait Robert à Guitare & Claviers, en 1989. Peu de groupes peuvent se vanter d’une telle liberté d’action. A l’inverse de U2, par exemple, The Cure a très (trop ?) souvent changé de line-up, depuis sa formation, en 1979. Pour beaucoup de spécialistes, celui de Disintegration aligne tout simplement les meilleurs musiciens ayant travaillé avec le groupe, à la guitare, la basse et la batterie, avec respectivement Porl Thompson, Simon Gallup et Boris Williams. Ils sont rejoints par Roger O’Donnel (ex-Psychedelic Furs) au clavier. Il remplace Lol Tolhurst, membre fondateur, qui est crédité pour la dernière fois. Complètement dépressif et alcoolique, Lol est devenu invivable et Smith le pousse vers la sortie. L’alchimie en studio est parfaite et, pour la première fois depuis bien longtemps, Smith autorise à ses partenaires de proposer des idées de compositions et d’arrangements. Plaisong ouvre les hostilités. Un air de guitare posé et envoûtant accompagne un clavier grandiloquent, pour une intro de plus de deux minutes trente. Smith se met ensuite à chanter et nous annonce la couleur : « I think it’s dark and it looks like rain, you said. And the wind is blowing like it’s the end of the world, you said, and it’s so cold it’s like the cold if you were dead, and then you smiled for a second. » (Je pense qu’il fait sombre et on dirait qu’il pleut, tu disais. Et le vent souffle comme si c’était la fin du monde, tu disais. Et il fait si froid, aussi froid que si tu étais mort. Et puis tu as souris un instant). Pornography débutait par les paroles « It doesn’t matter if we all die » (Ca n’a pas d’importance si nous mourrons tous). C’est une nouvelle plongée de septante-deux minutes dans cet univers sombre et parfois glauque, qui vous est proposée. La rage et la violence de Pornography sont cette fois plutôt suggérées et cèdent le plus souvent la place à la mélancolie et à la tristesse. Ecoutée au casque, très attentivement, la chanson Last dance révèle un secret. Robert Smith y murmure les paroles « Your name like ice into my heart » (ton nom comme de la glace dans mon coeur) dans l’arrière-fond à la minute 3:40. Cette phrase, difficilement audible, n’apparaît pas non plus dans le livret. Il s’agit en fait de paroles de la chanson Cold, de l’album... Pornography. ![]() Le single Lullaby, dont le clip met en scène un homme pris au piège d’une araignée géante « The spiderman is always hungry » (l’homme araignée a toujours faim), est un des cartons de l’année. Fascination Street et sa ligne de basse à faire pâlir d’envie New Order, Pictures of you et Love song (comparée par Rock&Folk à du Depeche Mode) sont les autres singles. Le dernier cité est dédié à l’épouse de Robert Smith « Whenever I’m alone with you, you make me feel like I’m young again... » (Où que je sois seul avec toi, tu me fais me sentir comme si j’étais jeune à nouveau). Le tryptique Prayers for the rain / The same deep water as you / Disintegration, que Hadrien Laroche pour Les Inrockuptibles qualifiait de "conjonction du rock et de la poésie", nous emmène loin... très loin. Avec la "prière pour la pluie" (qui parle de détresse et d’ennui mortel) et "la même eau profonde que toi" où commence la tempête et éclate l’orage, l’auditeur passe plus de quinze minutes dans cette eau trouble où Robert Smith se complait. Avant qu’un Disintegration très fataliste et rentre-dedans le fasse sortir de ses rêveries. Chef-d’œuvre de la discographie du groupe, pièce incontournable du patrimoine musical des années 80, Disintegration n’a encore jamais été égalé, en cohésion et en cohérence, par les très nombreux followers du groupe... ni par le groupe lui-même. Mais The Cure n’étant pas encore désintégré, comme ils l’ont pourtant annoncé à de multiples reprises, il est toujours permis d’espérer... |
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Il y a 24 contribution(s) au forum. The Cure : "Disintegration"
(1/15) 11 juin 2010 The Cure : "Disintegration"
(2/15) 7 janvier 2007, par Charlotte Sometimes The Cure : "Disintegration"
(3/15) 6 octobre 2006, par Séverine The Cure : "Disintegration"
(4/15) 11 mars 2006 The Cure : "Disintegration"
(5/15) 25 novembre 2005 > The Cure : "Disintegration"
(6/15) 15 mars 2005, par lkj > The Cure : "Disintegration"
(7/15) 28 février 2005, par Amel >L’avis de Raphaël DEUR
(8/15) 11 février 2005 > The Cure : "Disintegration"
(9/15) 7 octobre 2004, par redf > The Cure : "Disintegration"
(10/15) 16 septembre 2004, par wreckmaster > Disintegration
(11/15) 26 décembre 2003, par vince > Disintegration
(12/15) 17 novembre 2003, par trakl > Disintegration
(13/15) 25 octobre 2003, par alan b yond > Disintegration
(14/15) 20 mai 2003, par disintegration > Disintegration
(15/15) 20 mai 2003, par thierry |
> The Cure : "Disintegration" 21 septembre 2006 [retour au début des forums] >(cependant je considère que les années 80 prennent fin avec Nirvana)
> >L’avis de Raphaël DEUR 28 mars 2005 [retour au début des forums] qu’est-ce que : penser réellement ?
> The Cure : "Disintegration" 23 décembre 2004 [retour au début des forums] friday i’m in love une abération ? (et je ne parle meme pas de a letter to elise...) on aura tout entendu ! c’est une pop song géniale au contraire, l’une des meilleures de Cure... > > The Cure : "Disintegration" 28 mars 2005 [retour au début des forums] Analyste de "has been" !!
> The Cure : "Disintegration" 19 juin 2008, par Pascal [retour au début des forums] DISINTEGRATION est un album magnifique, et WISH (un de mes préférés) est effectivement le dernier bon album de The Cure (ah, ce FROM THE EDGE OF THE DEEP GREEN SEA...).
> Disintegration 20 mai 2003, par Jérôme Delvaux [retour au début des forums] Merci pour le compliment, mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi sur le deuxième point, sachant que Melody Maker fit de Disintegration son album de l’année. > Disintegration 21 mai 2003, par thierry [retour au début des forums] oui c’est vrai mais je me souviens en avoir lu d’autres qui m’ont fait bondir(le mot est faible)...La dernière en date dans le ’dictionnaire du rock’ou cet album est massacré...(il y en a qui n’ont vraiment pas le flair) > Disintegration 15 mai 2004, par Moi [retour au début des forums] Cet album est vraiment l’oeuvre la plus puissante que je n’ai jamais abordé.....Il est extremenent riche, et il arrive a exprimer des choses qui sont en moi, et que je ne parvient pas a exterioriser.... Ceci place donc Robert Smith ( sans oublier Gallup ) haut dans mon estime, car jamais un album ne m’avait captivé a ce point... Les lignes de basses sont judicieuses, l’atmosphere est epaisse, Robert Smith au chant est carrement touchant.... Un must ! > Disintegration 13 octobre 2005, par milou [retour au début des forums] il n’y a pas que les critiques a ne pas avoir aime cet album...beaucoup de vieux fans de la premiere heure (comme moi) n’ont jamais compris l’engouement a son egard...on nous annoncait un nouveau "pornography " ,l’album n’en est qu’une tres pale photocopie.je pousse meme le vice a le reecouter tous les six mois ,pour voir si je changerais d"avis un jour ,mais rien n’y fait.il n’y a que les nouveaux fans pour l’aimer ,(ceux qui connaissent cure que depuis dix ans )pour moi, the cure est mort apres la sortie de pornography.ce qui faisait la force de cure ,c’etait la guitare caverneuse ,pas les synthes,n’en deplaise a la majorite des intervenants sur ce forum
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