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Morrissey : "Kill uncle"
Le mal aimé

lundi 11 avril 2011, par Jérôme Delvaux

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« Les gens qui me détestent le font vraiment dans les règles de l’art. Ils ne lâchent jamais prise, ils veulent me hanter. Ils me critiquent sans répit depuis des années, mais ne songent à aucun moment à aller voir ailleurs. Ils refusent de m’ignorer, ce que je trouve étrange. » (Morrissey, en 2004)

J’ajoute une autre citation, tirée d’une chanson du magnifique album Vauxhall and I : « All of the rumours keeping me grounded, I never said that they were completely unfounded ». Chaque fois que j’entends Steven Patrick Morrissey prononcer ces paroles, j’ai l’impression qu’il les a écrites pour moi. Moi, l’un des plus fameux personnages de la scène rock belge, ce bouillant microcosme. Moi, la voix dissonante qui alimente tant de conversations dans les couloirs du Botanique et au comptoir des bars rock de Bruxelles, mais aussi sur les blogs, les forums, etc. Moi que l’on montre du doigt. Moi, à propos de qui on dit tout et son contraire. Morrissey a souffert de la rumeur, des « on dit », des médisances. Lui, le dandy provocateur, le reconnaît toutefois : tout ce qu’on a pu dire à son sujet, toutes ces paroles délibérément blessantes contenaient parfois un fond de vérité. C’est sans aucune honte que j’avoue qu’il en est de même en ce qui me concerne. Et j’aimerais pouvoir vous le chanter avec la voix suave et inimitable du plus crooner des rockeurs anglais (ou est-ce l’inverse ?) : « All those lies, written lies, twisted lies, well, they weren’t lies ».

Et cela m’amène à répondre à une question qui m’a encore été posée au Ralph’s vendredi : « Quel est ton album préféré de Morrissey ? Non, pas des Smiths, de Morrissey solo ». A cela, j’aurais longtemps répondu Your Arsenal, mais aujourd’hui, j’ai muri, je réponds Kill uncle.

Kill uncle, son deuxième album sans Johnny Marr, est paru en 1991 et ne contient aucun hit-single incontournable, pas plus que de véritables classiques de la discographie de l’âme de Manchester. Il renferme pourtant quelques simples énergiques et bien balancés (Our Frank, Mute witness) et surtout certains des plus beaux textes jamais écrits par le torturé esthète. De la délicatesse de Driving your girlfriend home à l’amertume de There is a place in Hell for me and my friends, Steven se dévoile tel qu’il est : romantique, entier, authentique et surtout raffiné. La douce ballade (I’m) The end of the family line voit ainsi l’auteur confesser implicitement son homosexualité (ou simplement sa stérilité, allez savoir) : « Fifteen generations, all honouring nature, until I arrive, with incredible style ».

Passant du premier au second degré sans crier gare, et flirtant sans cesse avec l’ironie et un certain cynisme, il crée le trouble auprès du grand public, pas toujours apte à comprendre... C’est sûr qu’on n’écoute pas Morrissey comme on écouterait Mötley Crüe ou les Red Hot Chili Peppers. Pas plus qu’on ne déguste un Château Latour comme on boirait un petit pinard de table...



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Jérôme Delvaux





Il y a 28 contribution(s) au forum.

Morrissey : "Kill uncle"
(1/4) 20 mai 2012, par olli
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(2/4) 12 avril 2011
Morrissey : "Kill uncle"
(3/4) 11 avril 2011, par Gros Papa Bing
Morrissey : "Kill uncle"
(4/4) 11 avril 2011




Morrissey : "Kill uncle"

20 mai 2012, par olli [retour au début des forums]

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Morrissey : "Kill uncle"

12 avril 2011 [retour au début des forums]

Chaque fois que j’entends Steven Patrick Morrissey prononcer ces paroles, j’ai l’impression qu’il les a écrites pour moi. Moi, l’un des plus fameux personnages de la scène rock belge, ce bouillant microcosme. Moi, la voix dissonante qui alimente tant de conversations dans les couloirs du Botanique et au comptoir des bars rock de Bruxelles, mais aussi sur les blogs, les forums, etc. Moi que l’on montre du doigt. Moi, à propos de qui on dit tout et son contraire. Morrissey a souffert de la rumeur, des « on dit », des médisances

RESTE BIEN TOI SURTOPUT !
NE CHANGE PAS

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Morrissey : "Kill uncle"

11 avril 2011, par Gros Papa Bing [retour au début des forums]

Faites pas chier.

Si l’époque des Smiths Morrissey avait été la bête de scène qu’il était à l’époque de Kill uncle c’était la tournée des stades ;

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Morrissey : "Kill uncle"

11 avril 2011 [retour au début des forums]

Morrissey en solo me fait le même effet que Paul Weller en solo.
ça m’emmerde profondément, alors que leur groupes (The Smiths pour le premier et The Jam pour le second) étaient autrement plus créatifs et excitants !
livrés à eux-même, ils ne font plus que du réchauffé

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