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My Bloody Valentine : "Loveless" Onde de choc mercredi 1er janvier 2003, par |
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Loveless, sorti en 1991, fait partie de ces rares albums à avoir radicalement inventé quelque chose de nouveau au niveau du son. Il y a eu un avant et un après Loveless, et malheureusement, ce fut le chant du cygne d’un groupe parmi les plus novateurs de l’histoire de la pop et du rock.
Rien de plus difficile que de faire la chronique de cet album. Impossible, en effet, de se réfugier derrière les ficelles habituelles du "ça ressemble un peu à ceci, mais ça s’en éloigne parfois pour ressembler à ça...". My Bloody Valentine, groupe americano-irlandais, semble n’avoir subi aucune autre influence que celle des visions oniriques, des pensées torturées, du goût de l’expérimentation et de la forte consommation de drogue de sa colérique tête pensante, Kevin Shields. La première écoute de Loveless est indiscutablement perturbante et pour tout dire, rébarbative : tout n’y est que réverbération sonore, accords glauques et lancinants, larsens déchirants. On oublie ici les notions de solos de guitare, de batterie, de séquences synthétiques ou instrumentales, bref de tout ce qui fait une chanson rock classique. Tout se confond ici dans un maëlstrom sonore, manipulé et manipulé encore jusqu’à obtenir la forme voulue, et qui semble être ensuite appliqué par couches successives à l’ensemble. Le tout donne un perpétuel mur de guitare qui se décline en d’infinies variations, un ressac perpétuel d’ondes sonores qui se déforment, s’allongent ou se raccourcissent, soutenues par une batterie métronomique. Flottant mollement au milieu du déluge, on décèle plus ou moins clairement la voix de Kevin Shields ou celle, éthérée et fantomatique de Belinda Butcher. Cependant, il ne s’agit pas uniquement d’expérimentations prétentieuses et de délire conceptuel destiné à rendre fou l’auditeur, car il y a de la mélodie et même du génie pop derrière tout cela. De petites perles comme I only said ou Blown a wish peuvent figurer sans honte dans le panthéon des chansons pop les plus efficaces de l’histoire. L’album s’écoute d’une seule traite, ballottant l’auditeur dans l’univers déchiré et malsain de Shields. Loveless est si désorientant qu’il est très difficile, même au bout de plusieurs écoutes, de pouvoir clairement définir l’endroit de l’album où on se trouve. Noisy pop ? Shoegazers ? Rock ? Alternatif ? Proto-grunge ? On les a affublés de tous les qualificatifs. Aucun ne les définit vraiment, aucun n’est à rejeter. My Bloody Valentine est tout cela, et bien plus. Indispensable pour tout amateur de musique qui se respecte, même si en fonction de chaque sensibilité, le rejet peut être aussi fort que l’attrait. Je viens de relire cette critique. Elle est nulle. Ca ne représente pas bien Loveless. Pas suffisamment. Je savais que ce serait difficile. Il va falloir que vous l’écoutiez ou réécoutiez vous même. Moi aussi, d’ailleurs. |
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Il y a 6 contribution(s) au forum. My Bloody Valentine : "Loveless"
(1/3) 14 octobre 2005, par milou > Loveless
(2/3) 13 janvier 2004, par wreckmaster > Loveless
(3/3) 18 juin 2003, par Vincent |
> Loveless 20 décembre 2004, par Slowdive [retour au début des forums] Une excellente critique pour un excellent album ;) > Loveless 13 janvier 2005, par Louis Loveless [retour au début des forums] Un fan de The Jesus & mary chain ???
> Loveless 4 avril 2004, par Foreign Office [retour au début des forums] Bonjour, Savez-vous ou nous pouvons envoyer un disque à My Bloody Valentine, ont-ils toujours un label ?
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