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Philippe Léotard : "A l’amour comme à la guerre (Chansons)" Ministre de la défonce, et plus encore samedi 8 novembre 2008, par |
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Quiconque n’a pas connu les soirées parisiennes, dans les années 1970 et 80, ces veillées en plein hiver, où la ville dort plus ou moins au dehors, où quelques personnes réunies créent avec trois francs et six centimes une connivence tamisée et unique, une ambiance impalpable, furtive, et éphémère. Quiconque n’a pas goûté cette atmosphère, qui semble aujourd’hui révolue, ne peut mesurer le tour de force sur lequel le premier album de Philippe Léotard commence : Larvatus prodéo.
Et tandis que l’on refile les assiettes scatologiques de dhimmi tels que Grand Corps Malade (vendre sa musique en affichant son handicap), Anaïs (gros seins mais petit cerveau), ou encore Abd Al Malik (copier-coller des standards de jazz en répétant vingt fois la même phrase), l’on oublie que la France, la vraie, porte en son sein des artistes véritables. Sans doute la moins connue de cette chanson française de qualité, celle qui nivelle par le haut et en remonte aux artistes les plus internationaux, A l’amour comme à la guerre est incontestablement le meilleur album de Léotard. Non pas que les autres soient mauvais, ou nettement moins bons, mais ce premier disque est un cri du coeur comme on n’a que rarement l’occasion de l’écouter. Et face à la subtilité posée des productions suivantes, ce disque garde toute une fraîcheur et sincérité exacerbées qui le rendent unique - et indispensable. Sur une base jazz - l’homme aimait la bonne musique - Léotard chante ou parle, narre, au besoin, selon l’envie, selon la situation. Les chansons se suivent mais ne se ressemblent pas, et la seule redite, en fait un duo de l’artiste avec lui-même, est placée en deuxième piste, où le sage commente sa prose tel un réalisateur sur un DVD. Et il a beaucoup à dire. Car avant tout, le ministre de la défonce s’écoute pour ses textes, ses propos, sa poésie, sa prose, ses idées, mais aussi son expérience, ses peines et ses joies, et ses invitations à la réflexion. Engagé et sincère, Léotard s’amuse mais n’oublie jamais ni ses passions ni ses combats. Et sa gueule cassée, après avoir plombée l’ambiance en tirant en automatique, d’une seule main, de laisser place à cet éternel sourire du vieil ami que l’on retrouve, de l’image que l’on garde dans nos coeurs de l’homme difficile mais bienveillant. Les envolées jazz sont parfois teintées d’envolées pop - pour ne pas dire de variété - mais la musique est ici un bonus, une cerise sur le gâteau, la crème chantilly qui donne toute sa saveur au café liégeois. Léotard a éprouvé le besoin de mentionner qu’il s’agit de chansons sur la pochette de son disque. Car l’homme est avant tout un littéraire, agrégé de lettres classiques à la Sorbonne, cofondateur du théâtre du Soleil, et acteur ; il a même incarné Socrate. Et à bien l’écouter, sa musique - moins pédante que chez Grand Corps Malade, plus subtile que chez Anaïs, plus originale que chez Abd Al Malik - accompagne comme il se doit, avec sa force et ses faiblesses, les textes incommensurables de l’un des derniers Grands d’une République aujourd’hui bananière. Philippe Léotard ne se décrit pas, comme il ne s’écoute pas. Philippe Léotard se vit, se déguste, se réfléchit, se pleure. Ainsi donc, nul volonté de ma part de décrire le contenu d’une œuvre qui se suffit à elle-même, nonobstant la suffisance des pauvres à la bouder sans même chercher à la connaître. Voici donc une occasion rêvée de réparer cette injustice, en rendant hommage à l’un des plus grands artistes post-modernes français : en achetant ce disque toute affaire cessante et en l’écoutant, un verre à la main, affalé dans un fauteuil tandis que la pluie transperce au dehors la nuit. Et qu’enfin saigne aussi le cœur d’Amélie. |
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Il y a 4 contribution(s) au forum. lo siento si using bz17u
(1/2) 19 avril 2009, par Peksraluale Philippe Léotard : "A l’amour comme à la guerre (Chansons)"
(2/2) 8 novembre 2008 |
Philippe Léotard : "A l’amour comme à la guerre (Chansons)" 10 novembre 2008 [retour au début des forums] PPS : L’Univers n’a donc pas tâtonné pour rien à "chercher" à vous créer, Yû venu de l’effroi... Votre prénom me fascine, pourriez-vous m’en dire un mot, rien qu’à moi, votre ano-pseudo-épo-homonyme préféré ? Philippe Léotard : "A l’amour comme à la guerre (Chansons)" 23 novembre 2008 [retour au début des forums] Bonjour, pour répondre a ce dernier article, les deux frères Léotard sont beaucoup plus proche que vous le pensez. Lisez le politique, vous verrez qu’il est aussi passionnant que son frère, mais differemment. Lisez le livre que François à écrit sur Phillippe. Vous verrez comme ces deux frères s’aimaient. Arretons de considerez les hommes entre les "gentils" et les "méchants". N’oublions pas que Phillippe s’est engagé dans la Légion à 18 ans. Que la richesse d’un homme est dans ses contradictions, et non dans ses apparences. Les étiquettes, arretons de les coller, et de mettre les gens dans des casiers d’ou on ne peut sortir. Si l’un est le Ying et l’autre le Yang, les deux faces ont toutes les deux un interret. Le fait que Phillippe aimait François est déja une preuve.
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