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Alice Cooper : "Along came a Spider" The spider man is having you for dinner tonight jeudi 4 septembre 2008, par |
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Sacré Alice ! Depuis quelques années, on a l’impression que chaque album sera le dernier de sa carrière. Que les années ont fini par le rattraper, que la soixantaine n’est définitivement plus un âge pour incarner un croque-mitaine de fête foraine. Que le retour à ce bon vieux rock horrifique typique des années 70 était une matière symbolique de boucler la boucle, de clore une des carrières les plus éclectiques de l’histoire du rock et de revenir une dernière fois à ses premières amours après avoir touché au cabaret-rock, à la new wave, au hard FM et au metal industriel. Dernier tour de piste pour le papy du shock-rock ? Jusqu’à la prochaine fois, au moins. En attendant, Along came a spider est une réalisation sans doute pas indispensable mais d’une tenue plus que satisfaisante.
Renouant avec cet esprit Horror show qu’il avait quelque peu abandonné ces dernières années, Along came a spider se présente comme le journal de bord d’un serial-killer dont la marotte est d’arracher les membres de jeunes filles afin de créer une représentation fantasmatique de l’araignée à laquelle il s’identifie. Un récit tout en finesse et en poésie à n’en point douter, mais que le talent de conteur d’Alice parvient à rendre intéressant... Même si on déplorera les inévitables accents sentimentaux qui tombent comme une moumoute dans cette soupe à la viande. Tour de piste nostalgique oblige, on découvre, facétieusement saupoudrés à travers les plages, divers éléments qui évoquent la longue carrière d’Alice Cooper : un brin d’orchestration par ci, un soupçon de théâtral par là, une discrète poignée de sonorités synthétiques et l’un ou l’autre riff plus brutal que la norme. Dans l’ensemble, ce nouvel album reste toutefois fidèle à la voie empruntée depuis cinq ans, celle de la simplicité et d’un retour aux sources, dépouillé des expérimentations parfois hésitantes du passé et de toute conformité aux tendances en vogue. On ne retrouvera pas non plus les appâts festifs et bariolés d’un Dirty diamonds. Along came a spider est à la fois plus rude et sombre que ses deux prédécesseurs, plus proche que jamais de ce rock rêche et hargneux qui fit d’Alice en son temps l’un des précurseurs du garage-rock. Along came a spider n’a cependant pas la séduction facile. Il lui manque l’efficacité immédiate, peut-être même LE hit instinctif, celui qu’Alice a été capable de composer sur l’écrasante majorité de ses réalisations... Quoique Killed by love aurait pu prétendre au titre s’il s’était présenté sous une autre forme que cette ballade malheureusement très sirupeuse. Sans manquer de titres bien torchés (Vengeance is mine, Wake the dead, Catch me if you can), Along came a spider requiert une approche plus patiente que d’autres albums. Le fait d’être amateur du sieur Cooper, de son chant « diabolique » et de son univers, constitue pour une fois un réel avantage pour pénétrer cet album sans fioritures et néanmoins abrupt par certains aspects. Dommage pour ceux qui apprécient davantage l’Alice Cooper cynique et décalé que le conteur de ces récits horrifiques qu’on laisserait bien à King Diamond. Néanmoins, Along came a spider reste un travail de qualité, professionnel et qui, faute d’éclairs de génie, ne manque pas de gnaque. Si Alice Cooper ne représente plus, en aucune façon, l’avenir ni même le présent du rock, il parvient cependant, avec talent et dignité, à incarner un passé qui ne carbure pas encore à la nostalgie. |
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Il y a 11 contribution(s) au forum. Alice Cooper : "Along came a Spider"
(1/5) 25 avril 2009, par Food4TheFools lo siento si using bk40f
(2/5) 19 avril 2009, par Peksraluale Alice Cooper : "Along came a Spider"
(3/5) 5 septembre 2008, par Jimbo Alice Cooper : "Along came a Spider"
(4/5) 4 septembre 2008, par Vehau Alice Cooper : "Along came a Spider"
(5/5) 3 septembre 2008, par The last day of summer |
Alice Cooper : "Along came a Spider" 9 septembre 2008 [retour au début des forums] assez d’accord... même si chaque album qui suivit avait ses quelques morceaux génialissimes, ils n’ont jamais plus égalé les premiers chef d’oeuvres. Et à entendre les nouveaux morceaux, j’ai bien peur qu’on descende encore d’une marche ou deux... Alice Cooper : "Along came a Spider" 11 septembre 2008, par Humphrey [retour au début des forums] Oui une partie du Grand Tout se rencontre dans ces Five-là. D’inutiles et encombrantes théories alternatives (dans les cordes) voudraient nous vendre des scories (des Bloodlowers par ex), voire de la Nouveauté -carrément- en lieu et place de ce passé définitivement révolu. Débilitante leur démarche menstruelle. Débilitante la Théorie du Tout.
Alice Cooper : "Along came a Spider" 5 septembre 2008, par Toot sweet [retour au début des forums] Peut-être que tout le monde s’en fout ?! Alice Cooper : "Along came a Spider" 5 septembre 2008, par Louis St-Jo [retour au début des forums]
"Bloodflowers", sublissime ??? Un bon album... mais qu’est-ce que les Cure ont fait de mémorable après "Wish" ? M’en souviens plus, justement. Pourtant, je m’impatiente comme un gosse à l’annonce de chaque nouvel album, je passe en boucle et tout et tout. Pour en revenir à Alice Cooper, son album précédent, "Dirty Diamonds" était bien meilleur, moins "marketé", même si ce "Along came a spider" s’en tire tout à fait honorablement*. Ce nouvel album n’a rien de vraiment génial mais est bon (un peu comme "Bloodfowers", finalement). Juste de quoi se consoler d’une période assez morose et peu créative pour le rock. Et si Alice ne représente ni le présent, ni l’avenir du rock - comme dit l’article ci-dessus - , qui le représente ? Coldplay ? Pitié ! Alice Cooper : "Along came a Spider" 10 septembre 2008, par Phil Danstachambre [retour au début des forums] Je vois pas ce que The Cure viens faire dans la chronique du Cooper, mais effectivement Wish est le dernier grand album, et le nouveau me fait assez...peur. Alice Cooper : "Along came a Spider" 10 septembre 2008, par Toot sweet [retour au début des forums] C’est que tout le monde s’en fout de Cooper !
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