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Audioslave : "Revelations" Rendez nous RATM ! samedi 14 octobre 2006, par |
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Troisième album pour Audioslave, le All-Stars Band construit sur les cendres de Rage Against The Machine et de Soundgarden. Attendu comme le messie par toute une génération de fans que la disparition de deux des groupes les plus emblématiques des années 90 avait rendus inconsolables, Audioslave n’a pas su s’imposer jusqu’ici comme le digne successeur de ses aïeux. Pourtant, ce n’est pas faute d’être sur la brèche en permanence. Audioslave offre ses titres à Michael Mann pour Miami Vice, Audioslave joue à Cuba, Audioslave - ou plutôt Chris Cornell - accepte enfin de renouer prudemment avec les thématiques plus engagées chères aux trois autres quarts du groupe (Sound of a gun et ses thématiques révolutionnaires, Wide awake et l’impact de l’ouragan Katrina). Bref, Audioslave ne ménage pas ses efforts pour s’affirmer comme le groupe de premier plan qu’il a toujours ambitionné de devenir. Et la musique dans tout ça ? Malheureusement, de ce côté là, Audioslave se retrouve une fois de plus relégué en deuxième division...
Après un premier album encore incertain et un second qui dénotait une volonté plus affirmée de se défaire de l’encombrant héritage du passé, Audioslave persiste dans sa quête d’indépendance avec un troisième opus résolument tourné vers quelque chose de plus personnel. La première écoute ne convainc pas le moins du monde, mais on est aujourd’hui habitué à ce premier contact difficile avec la musique d’Audioslave. Curieusement, malgré l’esprit plus que conventionnel et lisse de leurs compositions, les albums d’Audioslave provoquent toujours une première impression de rejet, comme si on reprochait inconsciemment aux musiciens de ne pas être la hauteur de leurs prouesses passés. Ce n’est qu’au terme de plusieurs écoutes que les albums du combo américain parviennent à dérider l’auditeur revanchard. Cette fois, la tâche sera encore plus ardue qu’à l’accoutumée. Si, sur certains titres, Revelations nous invite à savourer un groove intéressant et d’inimitables riffs dans la plus pure tradition Morello, l’ensemble manque sérieusement de punch. A privilégier ballades et pièces plus consensuelles, Audioslave en a oublié de concevoir ces bonnes vieilles chansons énervées de derrière les fagots celles qui arrivent toujours à réveiller le rocker endormi qui sommeille en chacun de nous. Non pas qu’on leur réclamait un album supersonique mais un ou deux morceaux plus énergiques n’auraient pas été de refus. Au niveau vocal, on n’a pas l’impression que Chris Cornell se foule beaucoup. Et pourtant, il semble que ce soit bel et bien le cas. De ses propres dires, l’ex frontman de Soundgarden confesse pouvoir enfin exprimer sa passion des musiques noires américaines. Si on repère quelques constructions musicales en forme de clin d’œil sympathique à ce gigantesque pan de l’histoire musicale américaine (les tendances jazzy de Broken city par exemple), Cornell ne se tire pas toujours au mieux de l’exercice. Grande voix du rock des années 90, l’homme tente ici une révolution audacieuse de sa manière de fonctionner, mais cette audace se paye parfois au prix fort. Se reposant volontairement moins sur sa puissance et sa profondeur, Cornell semble parfois se limiter lui-même et osciller maladroitement entre ses nouvelles aspirations et ses vieilles habitudes. Ce n’est pas dramatique en soi, compte tenu de la volonté de changement perceptible sur cet album, mais cela ne contribue certainement pas à raviver la flamme vacillante de cet album trop convenu et maîtrisé, auquel il manque la bonne vieille giclée de folie furieuse qui aurait pu sauver les meubles. Au final, on retire une impression plutôt mitigée de Revelations. Le très bon y côtoie le platement formaté (Original fire, plutôt pathétique, ou le soporifique Nothing left to say but goodbye) et l’énergie cède la place à la molesse plus souvent qu’il n’est nécessaire. Autre paradoxe, alors qu’Audioslave n’a jamais semblé aussi proche de concrétiser dans les faits l’identité propre qu’il se cherche depuis déjà deux albums, on n’a jamais autant compté de références, conscientes ou pas, aux astuces musicales de RATM. Au niveau de la gratte, des plages comme Sound of a gun et Moth auraient pu sans problèmes sortir il y a une dizaine d’années. Ces titres figurent d’ailleurs parmi les meilleurs séquences de Revelations, et il est assez symptomatique que l’on en arrive à préférer chez Audioslave ce qu’officiellement, ils ne doivent pas être. A l’instar de l’autre All-Stars Band américain du moment, Velvet Revolver, Audioslave semble s’installer dans les habits du pourvoyeur syndiqué d’un Rock FM potable, mais mou et prévisible. Un groupe dont les membres, techniquement irréprochables, ne semblent plus vouloir ni pouvoir donner tout ce qu’ils ont dans les tripes, de peur ne pas satisfaire aux critères du rock acceptable sur les ondes. Tout comme Velvet Revolver fait amèrement regretter les Guns’n Roses, Audioslave est en passe de raviver sérieusement la nostalgie pour Rage Against The Machine et Soundgarden. Sa contribution involontaire à une hypothétique reformation de deux légendes sera peut être sa plus belle réussite. |
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Il y a 9 contribution(s) au forum. Audioslave : "Revelations"
(1/4) 16 février 2007 Audioslave : "Revelations"
(2/4) 8 décembre 2006 Audioslave : "Revelations"
(3/4) 30 octobre 2006, par Ledefenseurdesbod Audioslave : "Revelations"
(4/4) 14 octobre 2006, par Quintus |
Audioslave : "Revelations" 16 octobre 2006, par Grabou [retour au début des forums] Houla, tu t’enflammes Quintus. :)
Audioslave : "Revelations" 18 octobre 2006, par Paipone [retour au début des forums] En partie d’accord avec toi Grabus, si ce n’est que je mettrai les troix LP au même niveau : ils ont tous de très bons morceaux, mais pollués par d’autres très, très moyens. Dommage, il manque un petit quelque chose à ce groupe pour être incontournable. Audioslave : "Revelations" 21 octobre 2006, par Sharky [retour au début des forums] c’est pas possible, je suis le seul à trouver cet album excellent ou quoi ?
il va falloir vous mettre ça dans la tête les gars : non, on ne vous rendra jamais RATM et soundgarden !
Audioslave : "Revelations" 27 octobre 2006, par chipou [retour au début des forums]
Pour ma part je trouve que ce troisième génial, j’avais déjà adoré les 2 premiers mais celui-là est encore mieux, plus original.Il suffit d’écouté "one and the same", "jewel in the summertime", "broken city" et le magnifique "moth" pour être imprégné par cet album.
Audioslave : "Revelations" 20 février 2007, par Batman [retour au début des forums] Audioslave splitte. En plus un concert de RATM est prevu dans pas lontemps ... On pourrait croire a une reformation de RATM mais le petit TOM veut faire du solo. Mais on peut tjrs rever. Aller un nouvel album de rage svp !
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