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Band Of Horses : "Cease to begin" Grandes marées mardi 4 décembre 2007, par |
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Ils ne chôment pas, ces petits gars de Seattle. Acclamés en 2006 par un premier album majestueux et des concerts tout à fait mémorables, la petite bande de l’état de Washington remet le couvert dès cet année avec un album bien plus rock, plus énergique, mais toujours aussi magique. Coup de projecteur sur un groupe qui promet vraiment, s’ils continuent dans cette direction !
Quand Everything all the time émergea sur nos ondes confidentielles ou chez les disquaires correspondants, la surprise fut de taille. On ne pouvait que s’émerveiller devant tant de grâce musicale et tant d’inventivité. Incomparable et inégalé, le son de Band Of Horses ne ressemble fort heureusement à aucun de celui de leurs collègues (et ils sont nombreux) de la nouvelle scène nord-américaine. Et ce n’est pas ce deuxième opus qui me fera mentir, puisque l’ouverture se fait sur le flamboyant Is there a ghost, qui monte très vite en puissance, avec la vitesse d’un cheval au galop. Si le premier album était plus elfique, le second est nettement plus lunatique, entre vents et marées, entre pleine lune et océan noir, comme l’illustre parfaitement la pochette. Tout est abordé avec une grâce et un savoir-faire sans faille ; et les artisans cavaliers se révèlent véritablement efficaces. The general specific, par exemple, parvient à mélanger folk, handclappings guillerets et un côté résolument onirique. En revanche, Islands on the coast est nettement plus énergique, certainement plus proche du titre d’ouverture de l’album, plus flamboyant également. Cependant, les ballades sombres et progressives restent tout de même légion sur cet album, mais avec un petit quelque chose qui se rapproche plus de la folk ou d’une sorte d’esprit très nouvel-orléanais. Marry song, Detlef Schrempf ou Window blues sont par exemple dans cette veine, dans cette douce fumée rêveuse. Les ambiances, véritable marque de fabrique de Band Of Horses, restent soignées tout au long de l’album, et c’est probablement à cela (et à la voix du chanteur) que l’on peut reconnaître la filiation avec l’album précédent. Mais c’est finalement le morceau phare No one’s gonna love you, extrêmement seventies à tous points de vue, qui parvient à voler la vedettes à tous ses autres collègues sur Cease to begin. Un morceau qui mélange guitares stellaires, son de flûte et refrain éthéré tout en parlant d’amour : voilà un beau cadeau fait aux auditrices mélancoliques dont je fais partie. Non, très sérieusement : ce deuxième album est une pure merveille et mérite largement sa place aux côtés d’Everything all the time. A un rythme d’un album par an et avec une qualité aussi exacerbée, j’attends vraiment les dix prochaines années avec impatience. |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. Band Of Horses : "Cease to begin"
(1/2) 7 décembre 2007, par ex prof Band Of Horses : "Cease to begin"
(2/2) 4 décembre 2007 |
Band Of Horses : "Cease to begin" 18 mars 2008, par Jefferson [retour au début des forums] Et ce concert du 15/03 était assez merveilleux ! Encore !
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