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Bon Jovi : "Bounce" Une recette trop éprouvée ? lundi 4 novembre 2002, par |
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Bounce de Bon Jovi vient de paraître, un troisième album en deux ans pour le super-groupe américain.Un goût de déjà vu vole au dessus de ce menu musical.
Le quatuor du New Jersey récidive quelques mois seulement après Crush, et après avoir vendu 2 millions d’exemplaires de One wild night, un album live en 2001. Il faut battre le fer quand il est chaud, bien sûr, rentabilité commerciale et stabilité familiale obligent. Ces cowboys nordiques ont cependant la touche et la facilité de vous décrocher un hit radiophonique ’’worldwide’’ en un tour de mains. La sensibilité romantique de Jon et le talent musical de Richie ne sont pas à discuter, solidement appuyés par Ticco Torres, Hugh Mc Donald et David Bryan, ils concoctent des refrains rock et des ballades sans failles musicales ou techniques. On dit souvent que les Américains n’ont pas de culture, je m’inscris en faux contre affirmation. Springsteen, John Mellencamp et autres Bon Jovi représentent les préoccupations et aspirations de certains milieux ouvriers du nord-est américain, la mégalopole grise ou le rêve américain se transforme trop souvent en détresse et pauvreté. Bon Jovi a souvent tenté d’apporter une petite touche d’espoir à cette grisaille quotidienne en la commentant de façon tout à fait lucide. Mais là ou le bat blesse c’est au châpitre de l’originalité. À trop brasser la même sauce, le client se fatigue de toujours manger les mêmes plats. Avec Undivided, pièce titre, l’album commence sur une excellente note avec un rock bien tassé avec les bons ingrédients de la recette Bon Jovi, juste assez d’épices et une solide rythmique de Torres en prime. Everyday, le hit radio est plus ambigu. Commercial à souhait, on dirait vraiment du N’Sync accéléré, le tout pourrait d’ailleurs supporter une belle petite chorégraphie à la Backstreet Boys. The Distance suit avec un rock honnête sans grande saveur mais avec des lyrics quand même fort intéressants. Par contre j’avoue un faible pour Joey on je retrouve ce bon vieux Bon Jovi des rues du New Jersey qui parle de l’homme ordinaire qui fait son chemin en cette Amérique de l’an 2002 qui ne peut plus faire comme avant, comme si il ne s’était rien passé. Hook me Up est pour moi et pour d’autres la meilleure pièce, un pop métal inspiré digne des belles années de la formation et du power rock des eighties. Je passe sous silence Right side of wrong et You had me from hello, deux ballades trop sirupeuses à mon goût. Il ne faut cependant jamais oublier que Bon Jovi a dans son public cible la jeune fille de bonne famille à la recherche du prince charmant qui la couchera dans un lit de roses Bed of roses et ces deux chansons viennent frapper à la porte des chambres feutrées de ces demoiselles en fleurs. Bounce, éloge de la résistance et de la persévérance dans l’adversité et Open all night dont il n’y a absolument rien à dire sinon que c’est excellent avant de dormir à cause de son effet somnifère, viennent conclure BOUNCE. Somme toute, un album qui ressemble à ce bon restaurant où vous allez souvent mais où vous vous êtes lassés du menu. Vous aimeriez que le chef ajoute de nouveaux plats, qu’il risque un peu plus, qu’il vous surprenne. J’aimerais être déconcerté par le prochain disque de Bon Jovi. Bon Jovi, endormi ou vivant ? L’avenir nous le dira, pour le moment avec BOUNCE c’est le statu quo. |
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Il y a 2 contribution(s) au forum. > Bounce
(1/1) 12 novembre 2002, par Sophie de York |
> Bounce 7 décembre 2002, par Claude Harvey [retour au début des forums]
D’accord j’ai peut-être poussé le crayon un peu trop vite sur certaines chansons mais mon opinion de base demeure la même. Ce n’est pas sur le plan technique que je veux être surpris, seulement un peu d’originalité créatrice serait suffisant.
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