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D.A.F. : "Fünfzehn neue D.A.F. lieder" Boum-tchak-boum mercredi 16 juillet 2003, par |
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Vingt ans qu’on n’entendait plus parler d’eux ! Un des groupes fondateurs de la cold wave refait surface avec quinze nouvelles chansons. Et au vu du résultat, il aurait mieux valu qu’ils restent au fond de leur retraite.
La musique de D.A.F. est ce qu’on peut concevoir de mieux en matière d’austérité germanique. Leur minimalisme obsessionnel n’était pas facile à appréhender pour le grand public, mais se voyait soutenu par une rythmique martiale et surtout, une noirceur sadique qu’on ne pouvait ressentir nulle part aussi bien sur le monumental Alles ist gut. A l’heure où pas mal de pointures de cette époque tentent, avec plus ou moins de fortune, de réussir leur come-back, D.A.F. se lance dans la mêlée. On retrouve le dépouillement ascétique de leurs anciens albums. Au moins, le groupe n’a-t-il pas cherché la modernité à tout prix. Peut-être un chouïa plus d’arrangements qu’auparavant, mais on ne dépasse pas le niveau technique du milieu des années 80. Les refrains sont un peu mous dans les premières chansons, et on se dit que ça va rapidement s’arranger. C’est D.A.F. tout de même, le groupe qui, à une époque, a symbolisé à lui seul une certaine idée de la déshumanisation musicale. Et bien non, ça ne s’arrange pas du tout (excepté l’une ou l’autre plage) ! Sans doute conscients de l’embourgeoisement de la génération spleenique accouchée par Suicide, Joy Division et eux-mêmes, et élevée dans les ténèbres par The Cure et Talk Talk, D.A.F. a pris le pari d’injecter un peu moins de mort dans ces quinze nouveaux titres. Lopez scande toujours ses textes de manière hachée mais le danger et la folie ont quitté sa voix. Un titre latino exotique (Mira como se menea) pour amuser les Allemands en vacances à Ibiza, un peu de surf sur une vague anti-américaine bon teint (le médiocre Der Sheriff, pas bien méchant au demeurant) et une poignée d’autres titres qui, malgré les sujets abordés (Sexlied pour Rock hoch, Krieglied pour Seltzame freunde) ne parviennent plus à sonner ni vicelards, ni lugubres comme jadis. Ca devrait certainement réjouir quelques batcaveurs sur le retour à Hambourg ou Stuttgart, mais c’est tout. Il ne reste de D.A.F. aujourd’hui qu’un groupe rythmique de bon niveau, mais quasiment dépourvu d’âme. Sous d’autre cieux, on appellerait ça de la techno. |
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Il y a 1 contribution(s) au forum. > D.A.F. : "Fünfzehn neue DAF lieder"
(1/1) 1er juillet 2004, par Moz |
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