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Etron : "Fascination of the Pussy" L’Origine du monde, mais en musique cette fois-ci mardi 11 novembre 2008, par |
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C’est une vie de merde. Dans une ville grise, les murs gris, le ciel gris, le sol gris, même les gens deviennent de plus en gris - et agressifs. Je marche lentement dans ces rues dégueulasses, là où les diamants, gris eux aussi, se brisent comme du verre, et je me décide à rentrer chez moi, armé d’une pizza offerte avec la première achetée. Devant ma porte, Ghjiseppu m’attend : "Océane est partie se gouiner avec une copine à Honfleur. J’ai peur de rester seul, et j’ai le DVD de Gomorra." Mais entre donc, mon ami...
Nationaliste corse prônant le rattachement du caillou à l’Italie de Berlusconi, Ghjiseppu est un mec sympa, bipolaire tendance casier judiciaire. Mais il a la poignée de main solide, alors je le considère comme un mec frais. Et passer le week-end avec lui apporte des couleurs à une vie : malbouffe trop chère mais tellement bonne, lavabo puant de pisse parce que les toilettes sont trop loin, futon salopé parce que deux mecs qui se touchent en écoutant Front 242 et London After Midnight en même temps, ça fait du dégât, et orgie de films tout aussi merdiques les uns que les autres - mention spéciale à Panique sur le green. L’ambiance est à la fête, mais petit à petit, les humeurs s’assombrissent. Pour un peu, je serai porté à croire que Serge Coosemans diffuse volontairement le dernier album de The Cure pour essayer de me convaincre qu’il a raison, mais un gros lard fan d’Indochine (ou l’inverse, je ne rappelle jamais) n’a rien à voir avec deux beaufs cocaïnés, dont Charles Bronson. C’est comme comparer In the flat field avec Burning from the inside, un genre d’abord naissant puis implosant sur lui-même, et dont Etron serait la suite hollywoodienne financée par Christopher Lee, faute de trouver des rôles ailleurs. Et pendant ce temps, Ghjiseppu devient nerveux : il s’excite, s’impatiente, devient agressif. Fort heureusement, demain est un lundi, et il est l’heure d’aller chercher les deux gousses occasionnelles à la gare. Ghjiseppu sur la banquette arrière avec Océane ("Après tout, c’est ta copine, alors ta crise de jalousie, vous vous la faites dans le carré V.I.P."), moi au volant, une main sur la cuisse de Capucine qui ne dit pas non. Bon, elle ne dit pas oui non plus, mais tandis que Ghjiseppu balance une torgnole bien sentie à Océane, qui s’écrase en pleurs contre la porte d’entrée de leur immeuble, je propose à Capucine d’aller boire quelques verres, mais pas beaucoup trop, parce qu’après, je conduis. Vingt minutes plus tard, Pump à la Guiness Tavern, et les cocktails ont été balayées par les vodka gin. On boit, on rigole, on se touche, on se dit que nous sommes juste des potes de beuverie, puis les billets viennent à manquer, alors l’on sort les cartes bleues, et on commande les verres deux par deux ; enfin, deux verres par personne. (Entre temps, Capucine m’explique que Ghjiseppu est un sale con, parce que la Corse devrait rester totalement indépendante, et non pas soumise à l’Italie. Ambiance.) Dehors, il pleut, mais je m’en fous, je trouve une place juste devant l’immeuble de Capucine (en plein milieu de la rue, parce que le créneau, là, trop d’alcool). Je lui dis que je vais faire semblant de la raccompagner par gentillesse, et elle me répond que je ne la baiserai pas ce soir. On monte, et le temps d’aller pisser, je la retrouve nue, debout sur son lit, m’ordonnant de m’allonger sur le dos : "Ce soir, c’est moi qui te baise, et après je te jette comme un kebab." Mes plus folles espérances étant dépassées par la réalité, je m’allonge, le pantalon sur les chevilles, le t-shirt oublié au pub, et elle s’empale sur mon chibre tandis que je dépose le dernier album d’Etron sur la platine. La musique envahit l’espace du réduit, nos va-et-vient se calent sur le rythme, et tandis que les pistes s’enchaînent, je vois Capucine me regarder d’un air bizarre. Instantanément, je comprends et ouvre grand la bouche. Car c’est cela écouter un album d’Etron : prendre plaisir à ce que deux intellectuels vous vomissent dessus. |
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Il y a 32 contribution(s) au forum. Etron : "Fascination of the Pussy"
(1/11) 21 novembre 2008, par nericj Etron : "Fascination of the Pussy"
(2/11) 13 novembre 2008 Etron : "Fascination of the Pussy"
(3/11) 12 novembre 2008 Etron : "Fascination of the Pussy"
(4/11) 12 novembre 2008, par Suzy Etron : "Fascination of the Pussy"
(5/11) 12 novembre 2008 Etron : "Fascination of the Pussy"
(6/11) 11 novembre 2008, par debbie pinson Etron : "Fascination of the Pussy"
(7/11) 11 novembre 2008, par Dr. Taylor Etron : "Fascination of the Pussy"
(8/11) 11 novembre 2008, par My Punk Etron : "Fascination of the Pussy"
(9/11) 11 novembre 2008, par Billy Jr. Etron : "Fascination of the Pussy"
(10/11) 11 novembre 2008 Etron : "Fascination of the Pussy"
(11/11) 11 novembre 2008, par vehau |
Etron : "Fascination of the Pussy" 13 novembre 2008, par Dr. Taylor [retour au début des forums] L’article se suffit à lui-même. Si l’auteur a aimé ou non le disque, on s’en fout. Etron : "Fascination of the Pussy" 13 novembre 2008, par Yû Voskoboinikov [retour au début des forums] L’album étant en téléchargement gratuit, le mieux est encore d’aller l’écouter directement, après avoir lu l’article comme un mode d’emploi. Sinon, la qualité d’enregistrement m’a trop fait mal aux oreilles pour que j’écoute l’album plus de deux fois.
Etron : "Fascination of the Pussy" 12 novembre 2008 [retour au début des forums] Juste un avocat et un banquier cokés qui jouent les rebelles. Etron : "Fascination of the Pussy" 12 novembre 2008, par Maxime le PD de la place Fontainas [retour au début des forums] Personne ne sait quand se termine la crise d’adolescence de Billy Michel Jr et de Suzy Jean-Claude ? Etron : "Fascination of the Pussy" 12 novembre 2008 [retour au début des forums] C’est pas Thomas, Suzy ?
Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008, par Yû Voskoboinikov [retour au début des forums] Je trouve pourtant avoir bien cerné l’album. :-) Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008 [retour au début des forums] Oui, c’est une grosse merde ! Et pour preuve le camarade Yû s’en tamponne complètement. En détournant le sujet aussi habilement qu’un aiguilleur de train le sieur Yû s’est pas fait que des copains au sein de la confrérie de la grande pédale. Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008, par Maxime le PD de la place Fontainas [retour au début des forums] Détrompez-vous : cet album est grandiose !!!!! Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008, par Dr. Taylor [retour au début des forums] Y a plus trop de pédés, Place Fontainas... Ils sont tous au Parc Royal. Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008, par Maxime le PD de la place Fontainas [retour au début des forums] Voilà pourquoi je me sens seul, si seul... Etron : "Fascination of the Pussy" 12 novembre 2008, par 2deNeurone [retour au début des forums] En téléchargement gratuit ??? Je suis donc la seule pédale bouzeuse qui ACHETE vos galettes ? et en plus il faut aller chercher loin cette merde !? Etron : "Fascination of the Pussy" 12 novembre 2008, par Suzy [retour au début des forums] Dans l’univers d’Etron, il n’y a pas de crise internationale, ni de faillites frauduleuses, ni de subsides communistes. Free download on www.etron.be !!!! Etron : "Fascination of the Pussy" 12 novembre 2008 [retour au début des forums] vous n’êtes pas le seul à acheter les galettes en question.. Nous sommes au moins deux. Je n’ai pas regretté de les avoir achetées...
Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008 [retour au début des forums] Moi, ça m’intéresse. C’est Capucine ou Océane ? Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008, par Yû Voskoboinikov [retour au début des forums] Aucune des deux. -_-
Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008, par Bonzovodka [retour au début des forums] J’appuie le camarade Vehau, la présence des immondices de ce Sieur Yû est une insulte au bon goût. Notre bon Delvaux a commis l’irréparable en laissant pénétrer dans sa bergerie peuplée de gentils Teletubbies ce Satyre des Carpathes du Marais Pot-de-vins. De ce pas, faisons-lui subir les pires outrages, puisqu’il semble apprécier le stupre, la fornication et les coprolithes de bas étage, donnons-lui l’occasion de déverser son fiel mou, lançons une pétition, confrères très confraternels du beau langage ! Une pétition qui serait rédigé en ces termes : “Nous, gens de bonnes mœurs, élevés dans la peur de l’obscur et des chiottes à la turque, demandons au Préfet Delvaux de mettre à pied sur l’heure l’expatrié cacatophile hongrois nommé Voskoboinikov Yû. Exigeons sa réintégration immédiate au service nettoyage des latrines de la rédaction de Pop-Rock. Puisse t-il revenir aux sources de son inspiration et cesser de souiller tout et n’importe quoi de ces virgules hideuses.” Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008, par Yû Voskoboinikov [retour au début des forums] Hongrois ? Et puis quoi encore ! Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008 [retour au début des forums] Moins hongre que le Coosemans c’est déjà ça (on vous visualise sans peine moins flasque). Vos chutes sont terribles vous êtes le seul à savoir en faire. Et vos amis si brillants...on est presque un tantinet trop bien ici. Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums] Hongrois et queutard, le vampire des Carpathes se met à quat’ pattes et dilate sa rate devant quelque jouvencelle ingrate. Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008 [retour au début des forums] Le vampire en question était Roumain, non ? Etron : "Fascination of the Pussy" 11 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums] Encore un drame de l’immigration clandestine...
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