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Iggy Pop : "Skull Ring" Rock’n roll attitude mercredi 5 novembre 2003, par |
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James Ostenberg a 56 ans. Et toutes ses dents diront certains... Et toutes ses cordes vocales serait-on tenté d’ajouter. L’iguane nous revient, après le hardeux Beat’em Up, gonflé à bloc. Plus inspiré aussi. Sa tournée estivale avec les frères Asheton, de sa formation d’origine, The Stooges, a rappelé cet énergumène, godfather du rock alternatif, à ce qu’il sait faire le mieux : du bon vieux rock énergique.
Pour qui connaît la carrière d’Iggy Pop il y a de quoi se poser certaines questions. Sa formation d’origine, The Stooges (1968-1975), riche de trois albums légendaires, est considérée aujourd’hui comme LE groupe Punk américain qui a inspiré et inspire encore. Sa carrière solo, qui se conjugue tantôt en périodes de pop synthétique avec son ami David Bowie, tantôt en périodes de rock "sale", tantôt même de crooner, est riche d’albums qui ont, au pire, été "Album du mois" dans nombre de revues musicales. C’est dire si Iggy Pop force le respect. Skull ring, sur papier, est un disque qui sent plutôt mauvais. Les collaborations de "gamins" comme Sum 41 (aux slogans "Offspringistes" ou "Offspringiens") ou de la féministe vulgaire Peaches n’augurent rien de bon. Voudrait-il vendre des disques aux petits jeunes boutonneux qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Les collaborations avec Green Day et avec les frères Asheton n’augurent rien de meilleur. Serait-il en perte de confiance et d’inspiration qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Bizarre. Lui qui traitait les Rage Against The Machine d’attardés pathétiques faisant appel à Sum 41 et à Green Day... C’était comme qui dirait se foutre de la gueule du monde. Aurait-il succombé aux sirènes du marketing, essayant de sortir un disque formaté aux goûts des jeunes, mais aussi des vieux nostalgiques ? La surprise est à la hauteur du scepticisme avec lequel on introduit le CD -copy protected, encore un mauvais point-, dans le lecteur. A part la collaboration avec Sum 41, plutôt dispensable, et une des deux avec Green Day (Supermarket), nullissime, l’album se tient et offre au fan nostalgique de l’époque des Stooges le disque qu’il attendait quand la presse lui a fait croire à la reformation du groupe (même s’il a pu se réjouir de la "petite" tournée). Les titres sont électriques et énergiques. Iggy montre encore une fois qu’il adore faire le pitre, comme sur Superbabe ou Loser, où il chante de traviole. Private Hell, l’autre chanson d’avec les Green Day est excellente, et tout à fait dans le style Queens Of The Stone Age. Green Day a donc permis à Iggy de faire le meilleur comme le pire sur cet album, ce qui est tout de même un exploit... Iggy réitère les singeries devenues sa marque de fabrique, comme les cris de loup, ou les paroles d’auto-dérision sur Dead rock star. Rock Show, l’un des deux duos avec Peaches, vient prouver à ceux qui en doutaient encore, voire à ceux qui ne le connaissent pas, qu’Iggy Pop peut faire mine d’avoir littéralement pété les plombs. Comme le jour où il se masturbait ouvertement dans l’émission regrettée Les Enfants du rock de Philippe Manoeuvre (actuel rédacteur en chef de Rock & Folk), ou encore la fois où il se déshabillait tout en répondant -à côté- aux questions d’Yves Mourousi dans le -pas encore France profonde- journal de 13 heures de TF1. La rock’nRoll attitude ! Cet album est très rock’n roll justement, à écouter à fond la caisse pour apprécier le disque d’un vétéran qui sait y faire, et qui a plus d’énergie à revendre que nombreux groupes plus jeunes et au look travaillé. Iggy Pop n’a que faire de tout ça, il est naturel et ça se voit, s’en fout du qu’en dira-t-on (d’où certainement ses collaborations pour le moins bizarres). Il faut savoir qu’Iggy joue avec les médias, il s’en sert comme on presse des citrons pour en retirer ce qu’il y a de plus acide, et, qui sait, en goûter l’amertume parfois si exquise. Ceux qui s’attendent à un CD période David Bowie seront déçus. Rien à voir, veuillez circuler ! Ceux qui s’attendent à un CD plus intime mettant sa très belle voix de crooner en avant, comme sur nombreux titres d’Avenue B ou American Caesar, devront se contenter d’un seul acoustique : til wrong feels right. Les autres peuvent y aller les yeux fermés. |
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Il y a 7 contribution(s) au forum. > Iggy Pop : "Skull Ring"
(1/3) 25 août 2005, par lkj > Iggy Pop : "Skull Ring"
(2/3) 13 avril 2005, par lkj > Iggy Pop : "Skull Ring"
(3/3) 20 décembre 2004 |
> Iggy Pop : "Skull Ring" 13 avril 2005, par Laurent Bianchi [retour au début des forums] "Les collaborations avec Green Day et avec les frères Asheton n’augurent rien de meilleur" Les Stooges ce sont les frères Asheton... Et c’est Bianchi, avec un i. Merci. > Iggy Pop : "Skull Ring" 14 avril 2005, par lkj [retour au début des forums] Ah merde je l’avais raté.
> Iggy Pop : "Skull Ring" 14 avril 2005, par lkj [retour au début des forums] Et pour avoir écorché votre patronyme je m’en vais de ce pas me punir (j’ai pas encore trouvé comment alors si vous avez des propositions). > Iggy Pop : "Skull Ring" 17 avril 2007, par cesidio [retour au début des forums] Bonjour,
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