|
|
Interpol : "Turn on the bright lights" New (York) wave mercredi 6 novembre 2002, par |
|
DANS LA MEME RUBRIQUE :
|
A l’heure où des groupes pathétiques comme Limp Bizkit (les prochains invités de "la décharge"), Slipknot ou Linkin Park polluent les ondes avec leur neo metal formaté, quel bonheur de voir encore apparaître de nouveaux groupes authentiques, dont la démarche ne pue pas (encore) le fric.
Avec le ténébreux Turn on the bright lights, le quatuor new-yorkais Interpol se classe d’entrée dans la catégorie des groupes nostalgiques de nos old roots. Ils remettent au goût du jour un rock sombre et mélancolique, qui n’est pas sans rappeler Joy Division. Ne cherchez pas sur cet album un seul hit single potentiel. Les compromissions, ce n’est pas le genre de la maison. Untitled ouvre l’abum. C’était aussi le titre de la dernière chanson du mythique Disintegration de Cure, en 1989. Ces jeunes musiciens (25 ans de moyenne) ont-il utilisé la machine à remonter dans le temps de Marty McFly ? Le choix des collaborateurs n’y est peut être pas pour rien. L’album est en partie mixé par Gareth Jones, l’ingénieur du son de Depeche Mode. En tout cas, on n’avait plus entendu depuis longtemps de rock, parlons même de cold-wave, jouant autant avec les émotions, alternant le romantisme et le recueillement avec la violence. On le sait, depuis le 11 septembre 2001, les New-Yorkais sont choqués, ils ont perdu leurs illusions. Ils dépriment. Ceux-ci ne font pas exception. Ils ont un look. Ils sont habillés en costards, façon Bad Seeds. La voix ressemble très souvent à celle de Ian Curtis (Joy Division). Et par moments, par sa profondeur, à celle de Brendan Perry de Dead Can Dance. Les guitares rappellent celles de Television et Echo & The Bunnymen. La basse fait penser à celle de Simon Gallup (The Cure). Le batteur, très inspiré, aurait pu faire partie des Chameleons. Mais restons en là. Cette voix, c’est celle de Paul Banks. Cette guitare, c’est celle de Daniel Kessler. Cette basse, c’est celle de Carlos D. Et Samuel Fogarino est à la batterie. Parions que dans quelques années, juste retour des choses, ce sont ces noms qui seront cités en exemple. C’est à eux qu’on comparera les nouveaux outsiders du rock. |
|||
|
|
|
Il y a 2 contribution(s) au forum. Interpol : "Turn on the bright lights"
(1/2) 25 novembre 2009 Interpol : "Turn on the bright lights"
(2/2) 22 octobre 2006, par Héhé |
|