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Janes’s Addiction : "Strays" Still addicted to Jane lundi 6 octobre 2003, par |
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Groupe phare de la fin des années 80 et du début des années 90, Jane’s Addiction signe son grand come-back avec un album puissant et survitaminé : Strays. Coup de projecteur sur ce groupe incontournable de la scène rock alternatif américaine.
Inespéré ! Après des années et des années de disette musicale, Perry Farell et sa bande déboule sans crier gare et sort un album majeur en cette année 2003. Jane’s Addiction s’est fait connaître du grand public en 1988 avec l’album Nothing’s Shocking et ensuite et surtout par le platine Ritual de lo Habitual qui resta plusieurs mois classé au Billboard. Pratiquant une musique très riche, sorte de kaléidoscope artistique mélangeant des influences aussi diverses que le jazz, le punk, l’indie, le métal, la pop, la new wave j’en passe et des meilleures, ils « disparurent » aussi vite qu’ils étaient apparus. Perry Farell, père fondateur du festival itinérant Lollapalooza, s’en alla fonder alors les médiocres Pornos For Pyros. Un peu plus tard, Dave Navarro parti rejoindre les Red Hot. La première chose qui frappe quand on s’envoie la galette pour la première fois c’est le son. Ben oui, le dernier enregistrement digne de ce nom date d’il y a 13 ans, et j’étais fatalement resté bloqué au son de la fin des eighties. L’assise rythmique du groupe est mieux mise en valeur, le son de la batterie est énorme. Le style du groupe est aisément reconnaissable. La voix éraillée de Perry Farell n’a pas changé et les guitares du sieur Navarro sont toujours aussi tranchantes, mais par contre beaucoup plus heavy que par le passé. On pourrait d’ailleurs reprocher à Jane’s Addiction d’avoir joué la carte de la sécurité en sortant un album somme assez consensuel et dans la ligne de ce qu’ils ont fait jusqu’ici mais ils ont largement compensé cette frilosité par une énergie débordante. Véritable bulldozer sonore True nature qui introduit l’album nous met directement dans l’ambiance : énergique. La pression et la puissance ne font que monter au fur et à mesure que l’on progresse dans l’album et on implore Jane’s Addiction pour qu’il stoppe cette torture mais rien n’y fait, ils ont décidé de nous mettre à genoux. Il faut le huitième morceau et la balade Everybody’s friend pour souffler un peu. Mais c’est pour mieux repartir avec un final orgasmique ou la bête nous achève à grand coup de riffs assassins et d’ambiances psychédéliques ! Et nos quatre mâles en ruth savent y faire question énergie. Stray vous fera d’abord taper du pied, il vous donnera ensuite envie de danser, hurler, sauter et faire la fête, bref d’extérioriser l’avalanche de sensations que vous procurent cet échantillon de pure adrénaline. C’est fun, c’est groove, c’est positif, on est complètement envoûté par enluminures sonores diaboliques imaginées par Farell et sa bande. Leur musique est terriblement sexy, d’ailleurs faites attention si vous filez ce CD à votre copine ou votre copain car Jane’s Addiction vient de réaliser le premier album de rock aphrodisiaque ! Mieux que le Viagra et moins cher... |
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Il y a 2 contribution(s) au forum. > Janes’s Addiction : "Strays"
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