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Mintzkov : "360°" Polythéisme vendredi 16 mars 2007, par |
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S’il y a un groupe qu’il convient d’apprécier en Belgique, c’est bien dEUS. Un frontman engagé contre le racisme et l’intolérance (c’est-y pas bô ?), des albums qui foutent une dragée monumentale à tous ces petits groupes qui se verraient bien squatter la grande scène de Werchter, un succès international, et, par-dessus tout, une qualité musicale constante, qui ne perd pas son âme même lorsqu’elle s’aventure vers des contrées plus accessibles que les joyeux bordels sonores de ses débuts. Bref, tout le monde les aime, votre serviteur y compris. C’est peut-être pour ça qu’ils ont tellement de clones...
A ce titre, Mintzkov repousse les limites du mimétisme. La voix, la progression rythmique, le son,... tout fait penser au grand frère anversois. Deux attitudes possibles, dès lors : bazarder ce groupe aux immondices et les affubler de toute une collection de noms d’oiseaux, du pâle copiste au cover-band indigne, ou se dire que vu la faible productivité du sEIGNEUR, ce n’est pas si mal de pouvoir grignoter quelques zakouskis entre deux albums de nOTRE pERE. Une humeur globalement positive et la qualité des titres de ce 360° nous feront opter pour la seconde solution. Malgré quelques morceaux un poil plus décalés (360°, The state we’re in) lorgnant vers le sublime The ideal crash, Mintzkov fait plutôt dans le pop/rock développé dans Pocket Revolution, un style plus accessible, qui alterne les ballades et les titres plus enlevés, assez radio-friendly, pour tout dire. Dans cette optique, il semble dès lors assez facile, pour des musiciens qui savent tenir leurs instruments dans le bon sens, dotés d’un bon sens mélodique, et aidés par une production et un mixage très professionnels, d’accoucher d’une grosse dizaine de chansons qui font directement plaisir à l’auditeur. Enfin... Si c’était si facile, nous perdrions beaucoup moins de temps sur Pop-Rock à rouspéter sur toute une kyrielle de groupes qui semblent intrinsèquement inaptes à composer la moindre bonne chanson, bien que leur maison de disques les aie installés le cul dans le beurre. Rendons donc grâce à Mintzkov d’avoir réussi à nous convaincre malgré le défaut d’originalité de sa démarche. Car la plus grande force de cet album, ce n’est pas de nous faire penser « ça ressemble à l’uNIQUE », mais de parvenir, occasionnellement, à nous faire penser « le tOUT pUISSANT aurait pu écrire cette chanson ». Return and smile est toute mignonne et entraînante, le riff basique et la rythmique implacable de One equals a lot mettent en état d’alerte tous les muscles sollicités pour un headbanging bien joyeux, la mélodie de Ruby Red tout droit sortie d’une vieille console de jeu arrache un sourire qui n’a rien de moqueur, le refrain de Miles ahead au vocoder ferait fondre le dernier des barbares, et ainsi de suite. On a toutefois l’impression d’une seconde partie d’album un peu plus faiblarde, alourdie par des Let’s talk things over ou des Title you plus prévisibles et dispensables. C’est assez dommage de se rendre compte qu’il est impossible de parler de Mintzkov sans mentionner le bON dIEU à tout bout de champ. Sont-ils les victimes consentantes de la superbe de leur influence majeure ? Sont-ils outrés de constater qu’une vague ressemblance dans la voix du chanteur les condamne à passer pour des seconds couteaux, au détriment de l’implication qui est la leur dans ce projet et de l’originalité (supposée) de leurs compositions ? Profitent-ils honteusement du succès du cREATEUR, un groupe qu’ils parviennent miraculeusement à imiter, pour grappiller quelques miettes ? Sont-ils phagocytés malgré eux ? On a beau faire des efforts pour les considérer comme des vraies personnes, avec des sentiments, leur créativité propre, rien à faire, on ne les voit que comme des rats de laboratoire, des OGM, des petites créatures gavées en batterie, produites à la chaîne, avec un code-barres ou un numéro tatoué sur le front et dont les dates de sortie des albums sont calculées en fonction de l’agenda du tRES hAUT. Mais ça n’empêche pas de profiter pleinement de certaines de leurs très bonnes chansons, rappelons-le tout de même (après tout, nous ne sommes pas des extrémistes défenseurs de la bouffe bio). Est-il nécessaire, pour conclure, de prévenir celui qui n’est pas croyant qu’il ne trouvera pas son compte avec cet album ? |
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Il y a 2 contribution(s) au forum. Mintzkov : "360°"
(1/1) 17 mars 2007, par zorro |
Mintzkov : "360°" 23 mars 2007 [retour au début des forums] Voilà un article bien torché. On dirait presqu’un clone de notre divinité Jérôme Colin ;-)
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