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The Killers :"Hot Fuss" Une bouchée appétissante mardi 31 août 2004, par |
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The Killers, la nouvelle sensation venue de Las Vegas, le groupe que NME semblait attendre afin de succéder aux Strokes, est arrivé. Avec un son plus anglais que ça tu meurs, ce qui les apparente d’ailleurs aux précédents puisqu’ils sont Américains aussi. Fervents admirateurs de David Bowie, des Smiths et de Duran Duran, leur musique rappelle autant ceux-ci que New Order, Pulp ou U2, qu’ils aimeraient battre à plate couture. Malgré un live épatant, le disque déçoit quelque peu.
A entendre leur single Mr. Brightside, formidable tube rappelant les années 80, avec son synthétiseur vieux jeu et ses riffs de guitare très rythmés, on se dit en effet qu’on tient là un groupe formidable. L’autre tube, Somebody told me, avec son refrain à la Franz Ferdinand ("Somebody told me/You had a boyfriend/ Who looked like a girlfriend/That I had in February of last year") et plus qu’évocateur de la bande à Simon Le Bon, en plus rock et en plus énerg-ét-ique, ne fait que ravir ceux qui voient en Duran Duran une référence trop longtemps ignorée outre-Manche. Cette comparaison apparaît d’ailleurs dès le titre d’entrée, Jenny was a friend of mine, où tout les évoque. Le tube actuel, All these things that I’ve done et son chant gospel qui fait mouche "I’ve got soul but I’m not a soldier" comporte un duo guitare/batterie à la U2 qui enfonce le clou. Ce groupe est vraiment bon en effet, se dit-on, bien dans l’air du temps, arrivé au bon moment au bon endroit. On ne peut s’empêcher toutefois de se poser la question de savoir s’il y a plus d’humour que de show-off… Et contrairement à Franz Ferdinand, The Killers semblent se prendre terribelment au sérieux. Surtout depuis qu’il se dit ici et là que New Order aurait amputé son nouvel album en préparation de titres jugés trop proches des Killers, ce qui ne pouvait que faire plaisir à Brandon Flowers, son chanteur. "Si cette histoire est vraie" précise-t-il avec prudence à NME tout en priant mille et un dieux qu’elle le soit. Le reste de l’album (Believe me Natalie, Midnight show) continue à évoquer Duran Duran, U2, mais aussi la période Pretty in Pink, le film de la génération Breakfast Club des eighties. C’est tellement caricatural parfois (On top), notamment le jeu de synthé et le faux-semblant de crooner de son chanteur que l’on ne peut s’empêcher de sourire. Enfin, Indie rock & roll est un titre très spécial, incisif et romantique à la fois, qui termine dans un bruitisme plutôt plaisant. En dépit de quelques titres très bien ficelés il faut avouer que The Killers c’est comme Duran Duran, une bonne friandise : une minute dans la bouche, toute une vie dans les fesses… Et dire qu’ils veulent faire mieux que U2 ! |
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