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The Rifles : "No love lost" Guns of Walthamstow jeudi 2 novembre 2006, par |
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Issus du célèbre Walthamstow, The Rifles possèdent enfin ce petit quelque chose qu’un bon nombre de groupes britanniques doivent leur envier. En fait, c’est peut-être tout simplement que leurs influences sont complètement différentes et lorgnent du côté de la pop anglaise et du punk des années 70. Et avec ce premier album au titre rappelant celui d’une célèbre chanson de Joy Division, nos ineffables rockeurs nous offrent carrément onze perles, sans aucune perte sèche.
Mis à part le strokien One night stand, on peut vraiment dire que ce No love lost renferme enfin l’originalité que la plupart des derniers groupes labellisés NME n’arrivent plus à atteindre : on dépasse ainsi de loin les Arctic Monkeys, The View et autres Milburn. Car ce premier album des Rifles transpire la joie d’en découdre et la plaisir de boire une palanquée de coups entre potes dans votre bar préféré. Mais attention, pas un bar PMU ou ce genre de conneries : nan nan, un vrai pub à l’anglaise, avec ces bonshommes sous perfusion d’alcool et aux cheveux gras qui vous racontent trois ou quatre fois leur vie dans le détail, et ce à cinq centimètres de votre figure horrifiée. Du côté des influences, les Rifles préfèrent lorgner du côté de The Jam ou des Buzzcocks. Autant dire qu’on est loin des pontes cités habituellement par les autres contemporains de nos bondissants britanniques ! Ecoutez donc Hometown blues et surtout le prolétaire She’s got standards pour vous en persuader. En fait, l’originalité de ce groupe réside peut-être dans la voix du chanteur Joel Stoker : on a en fait l’impression qu’il aboie ses morceaux plus qu’il ne les chante, à l’image de Paul Weller dans sa jeunesse, le tout avec un bel accent de citadin anglais. On ne pourrait espérer mieux, en fait. Autre anecdote intéressante : le faussement apaisé Spend a life time est en fait produit par Ian Broudie, oui oui, vous avez bien lu, le chanteur des Lightning Seeds. Avec un pareil bonhomme aux manettes, on peut se dire que ce groupe est dans l’incapacité de renier sa fondamentale britannité. Les autres titres pleuvent comme des ritournelles pour buveurs oisifs : Robin Hood va droit au but, et Local boy s’enfonce dans des riffs crades et diaboliquement efficaces. Personnellement, c’est la première fois qu’un nouveau groupe anglais me fait cet effet : il me rappelle carrément à la fois Londres et Coventry, sans aucune distinction, avec toute cette folie anglaise qui transparaissaient autrefois dans quelques rares groupes habités par un fantôme à la fois essentiellement prolétaire et mancunien, et un esprit pourtant si fier et si victorien. Sans aucun doute, The Rifles ont accouché d’une excellente surprise pour cette année si épileptique. Bien sûr, certains risquent d’arguer qu’ils ressemblent parfois un peu trop aux défunts Libertines, le charme en moins. Mouais, ça reste à voir. Pour ma part, il y a longtemps qu’un groupe ne m’avait pas autant secoué le cocotier en faisant pleuvoir à la fois les images, les envies de cuite, et une envie furieuse de ressembler à Shane MacGowan. J’entends d’ici les mauvaises langues dire que c’est déjà fait, alors soyons plus inventifs. |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. The Rifles : "No love lost"
(1/1) 2 novembre 2006, par Jane Manson |
The Rifles : "No love lost" 3 novembre 2006, par Fabrice [retour au début des forums]
Broudie, il avait également produit Echo and the bunnymen non ? Ceci-dit, idem:fan de ce groupe. Je pense bien aller les voir au Bota.
The Rifles : "No love lost" 3 novembre 2006, par Albin Wagener [retour au début des forums]
Woohoo, on me l’avait jamais faite. J’essuierai une petite larme à l’occasion...
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