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Placebo : "Battle for the sun" Bof... dimanche 16 août 2009, par |
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Un simple et terrible "bof". On en viendrait à juger ces trois lettres comme l’ultime recours du chroniqueur indécis, un mot qui dit tout et bien plus encore. Ce nouvel album de Placebo ? Il est bof.
Parce qu’on ne peut lui accoler d’autres étiquettes plus tranchées. "Pas mal" ne convient pas, "peut mieux faire" pas davantage. Si Battle for the sun était pas mal, il reviendrait à dire qu’il est globalement bon, avec de bonnes idées mal amenées, mais où l’on pourrait reconnaitre une certaine audace pas payée de retour. On parlerait alors d’un album courageux, de prises de risques. Et oui, il y a bien un peu de neuf là-dedans, un soupçon de cuivres, quelques bidouilles nouvelles. Mais rien qui transpire la crise d’audace, car tout ces petits éléments sont dilués dans la machine Placebo, dont les gros rouages continuent de tourner dans le même sens. T’as beau changer la marque de l’huile de vidange, c’est pas pour autant que le bouzin va changer de trajectoire. Ce disque semble de prime abord formidablement long et ennuyeux. Quelques bonnes choses noyées dans une mare de mièvrerie plus profonde que de coutume. Y a quelque chose de pourri au royaume du rock. Brian Molko en fait des tonnes et agaçe, déjà qu’au mode discret il peut énerver les oreilles les plus sensibles, ça vire au brisage de cranes lorsqu’il s’emporte. Et puis voilà. Niet, que dalle après deux titres très bien foutus, on retombe dans les travers d’un Molko trop occupé à jouer les divas pour écrire de bonnes chansons, tout est dans les clous des précédents albums, juste quelques variations, quelques effets symphoniques, quelques minces tentatives qui virent à la lourde redite qu’on leur reproche depuis longtemps. Des mélodies terriblement culculs (Bright lights), des ballades chiantes (Speak in tongues, Happy you’re gone), du pseudo-brut (Ending why), baisse de tension sévère les mecs... Exception faite de Julien, expérience techno-rock puissante et grandiloquente que Placebo maitrise parfaitement, et de Breathe underwater qui n’est pas mauvais non plus dans le registre rock couillu. Mais au final, on en reste à un album qui n’inspire qu’un soupir avec l’addition, plutôt convaincant sur les titres les plus nerveux, carrément ridicule sur les ballades et sorties plus "atmosphériques". Bof. |
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