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Rock Werchter, Pyramid Marquee, 4 Juillet 2004
Girls in Hawaii
Emballé c’est pesé !

lundi 5 juillet 2004, par Laurent Bianchi

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La très grande et agréable surprise de ce dimanche sera finalement le premier groupe à ouvrir les hostilités dans la pyramide Marquee. Arrivés à six sur scène, le groupe entame très vite les titres de From here to there, sorti en début d’année, et qui gagne largement à être servi in vivo. En effet, comme supposé lors de la critique de l’album, les titres de GIH prennent une toute autre dimension en concert. Les explosions sonores, faites d’amplification à outrance, sont légion ici. Le set était très professionnel, rien à redire. L’ambiance était à son comble, et pas seulement grâce aux nombreux francophones qui attendaient au pied levé le groupe wallon. Les Flamands étaient emballés !

Le chanteur, Antoine, ressemble à s’y méprendre à Damon Albarn, et dégage ce même côté très cool. Il émane de ses postures à la fois Blur (dernière mouture) et dEUS, la crème de la crème à vrai dire. Il s’autorisera quelques mots en français, et en flamand aussi (assez approximatif - « en nu een chanson » - mais ne dit-on pas que c’est l’intention qui compte ?). A ce propos, il serait peut-être judicieux de penser à ses interventions parlées entre les morceaux, qui sont probablement improvisées et qui gagneraient à ne pas l’être, car outre des pointes de lucidité tels que « Allez voir les Pixies », elles sont d’un intérêt plutôt limité et un peu longuettes. Quant au bassiste, Daniel, qui se déhanchera tel un fou du roi à la fin du concert, c’est au plus jeune des deux frères Dewaele (les 2 Many DJ’s) qu’il ressemble, bouche ouverte en permanence, il semble véritablement prendre son pied et être en transe. Les autres membres du groupe sont plus calmes, et dégagent une plénitude zen assez contagieuse : ils mettent à l’aise pour ce set en contrée flamande, devant un public - plus exigeant et anglophile - à qui ils ont tout à prouver : ce fut une mission accomplie avec tous les honneurs.

Le groupe se donne à voir aussi avec des petits films cousus main qui passent derrière eux, sur un grand écran : d’abord des ballades dans les bois, puis la mer, avec ses vagues, ses mouettes et ses dunes. Encore un élément qui invite l’audience à la sérénité et à l’introspection.

Trois morceaux n’étaient pas issus de l’album (enfin si, y en a un - sublime - qui est le titre caché à la fin de leur dernier album, mais comment s’appelle-t-il ? Joking). Tous les morceaux joués étaient majestueux. La performance du groupe est impeccable, avec un goût pour les crescendo et pour l’amplification qui raviront tout le monde, hypnotisant un public séduit et ravi (notamment avec les très "Grandaddyesque" Flavor et Organeum ou l’enjoué Catwalk). Les Girls in Hawaii ont prouvé qu’ils étaient un grand groupe. Un grand groupe qui restera longtemps. C’est bien.

Voir aussi Le bon Air de Werchter, le compte-rendu complet du dimanche 4 juillet par Jérôme Delvaux.



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Laurent Bianchi





Il y a 1 contribution(s) au forum.

c’est vrai
(1/1) 9 juillet 2004




c’est vrai

9 juillet 2004 [retour au début des forums]

tu as amplement raison.
Lio

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