|
|
Rock Werchter 2004 notre compte-rendu des 4 jours mercredi 7 juillet 2004, par |
|
DANS LA MEME RUBRIQUE :
|
On a tout dit et tout écrit sur Rock Werchter et sur un de ses principaux organisateurs, la très controversée société Clear Channel. Si on laisse de côté toutes les polémiques politico-économiques, le moins qu’on puisse écrire c’est que le descendant du fameux festival Torhout-Werchter a fière allure. De deux jours et deux villes, on est passé à quatre jours et un seul site. Seule demeure la qualité de l’affiche car, et c’est une tradition, tout le gratin de la musique a rendez-vous ici, pour le plus grand bonheur de quelques 70.000 spectateurs de tous âges et de tous horizons.
Organisation monumentale, débauche de moyens, sécurité renforcée, mainstage équipée d’écrans géants, on peut dire que le Graspop et Werchter ont peu en commun au niveau de la forme comme du fond. Il est d’ailleurs assez étonnant de constater l’omniprésence des couloirs de sécurité et l’interdiction formelle du crowdsurfing dans un festival qui draine un public généralement nettement moins agité que celui du Graspop... Mais ne perdons pas de temps à discuter de la pluie et du beau temps, et entrons immédiatement dans le vif du sujet. Jeudi
Michael Franti & Spearhead, en ouverture du festival, est un choix qui en vaut un autre. Entre deux réflexions critiques sur la bonne marche de l’humanité, Franti propose un reggae mâtiné de rock et de funk, relaxant même si un peu mou. On est en tout cas bien loin de son groupe des années 90, The Disposable Heroes of Hiphoprisy, où il critiquait le racisme, l’homophobie et la misogynie qui caractérisent trop souvent le rap, mais aussi plus largement le pouvoir des médias avec le fameux Television : Drug of a nation. Dommage que Michael se soit assagi de la sorte, car on a même l’impression qu’il va finir par faire de la musique pour le Club Med... Très bonne surprise en ce qui concerne les Américains de The Rapture. Je ne connaissais la formation de San Francisco que de nom et les considérais -à tort- comme un de ces nombreux groupes post-punk que l’on place et destitue de leurs piédestaux avant qu’ils ne l’aient compris eux-mêmes. Si les premières minutes me renforcent dans mon a priori, la déferlante d’insertions électroniques, de samples et de divers éléments originaux au sein des morceaux fait oublier leurs constructions finalement assez communes et modifie rapidement mon opinion. Si la prestation en elle-même est assez loin de l’extase suggérée par leur nom de scène, The Rapture mérite, plus que beaucoup d’autres, qu’on surveille de près ses futurs agissements. Une si agréable découverte permet de mieux accepter la séance de masochisme gratuite prévue juste après : assister au show de Pink. Plutôt que de fustiger gratuitement la peste punkette en vogue actuellement, il m’a paru utile d’aller constater de visu ce que ça donne sur scène. A sa décharge, on peut lui reconnaître des capacités vocales très honnêtes. Mais, même sans tenir compte de la médiocrité dérangeante de ses compositions, le concert est vulgaire, plat, infantilisant et ridiculement provocant. Oui, oui, Pink, on a bien vu que tu défiais l’humanité avec ton doigt levé. Quant aux postures qui se voudraient sensuelles, elles devraient contenter ceux qui regardent avec intérêt les saillies entre chiens errants. Bref, une heure de perdue, même si on s’en doutait un peu à l’avance. Il faudrait au moins un concert de The Cure pour récupérer d’une expérience aussi désastreuse. Ca tombe bien : les rumeurs prétendent que le groupe anglais, ému par le désarroi des ses fans horrifiés par la prestation de Pink, ne va plus tarder à entrer en scène. N’ayant pas une connaissance aussi approfondie de la légendaire formation que certains de mes collègues rédacteurs, je ne risque pas de vous décrire ce concert par le détail. Premier constat (tout à fait trivial il est vrai) : Robert Smith est énorme. Physiquement bien sûr (quoi qu’on dise, la comparaison entre Fat Bob et « Liz Taylor pochetronnée » a des arguments pour elle), mais aussi simplement par son aura et le charisme qu’il dégage. Quelques secondes suffisent pour prendre conscience qu’on n’est qu’à quelques pas d’un homme qui a marqué la musique des 25 dernières années d’une empreinte indélébile. Robert vient saluer la foule -ce sera pratiquement son seul déplacement de tout le concert- , s’installe et entame tranquillement le laps de temps musical qui lui est imparti. Le ton est juste, convaincant et s’éloigne assez peu des versions studio. La sonorisation est impeccable. Il y aurait eu de quoi hurler d’être privé du moindre détail de cette prestation d’exception. Rien ne bouge sur scène. Evidemment, pour les habitués, ça tombe un peu sous le sens d’affirmer cela, mais pour quelqu’un ayant les concerts metal comme principal point de comparaison, c’est assez perturbant au départ. Pas mal de pièces du très contesté nouvel album sont au programme, mais elles ne jurent pas trop avec l’ensemble des classiques proposés. Disintegration est particulièrement invoqué, avec Fascination street, Disintegration, Love song et un Lullaby glauque à souhait. Mention spéciale également pour A night like this, tiré de The head on the door, absolument remarquable. L’obscurité qui règne offre un contraste saisissant avec les lueurs d’un bleu-mauve maladif de la scène. Si on n’aurait pu songer à meilleur moment pour s’imprégner idéalement de l’atmosphère, tout cela ne favorise guère la concentration. Emporté par les atmosphères pesantes et ondoyantes des différents morceaux, on déconnecte parfois au beau milieu d’un long instrumental pour reprendre pied au milieu de la chanson suivante. Pas idéal pour rédiger un rapport précis, mais ces absences involontaires sont sans doute un signe que ce concert était largement à la hauteur d’un des plus grands groupes des deux dernières décennies . Vendredi
Vendredi, journée la plus prodigue en formations « dures », la première charge provient des Lostprophets, groupe visiblement apparenté au neo-metal, qui fait beaucoup de boucan et déclenche un enthousiasme visible dans les rangs du public. Tant mieux pour eux... Le Black Rebel Motorcycle Club s’en tire nettement mieux. Je laisse à mon compère Laurent Bianchi le soin de vous en parler : Quand on pique son nom à la bande de motards d’un film de Brando, et que l’on chante le lendemain de sa mort, on a intérêt à assurer. Ils étaient, tels des corbeaux, l’illustration parfaite du « Noir c’est Noir », tout habillés en cuir, lunettes de soleil sur le nez, sous un ciel chargé, pour une journée de deuil. Leurs titres se succèdent et l’on se sent de plus en plus happé par ce rock lancinant, qui vacille entre le garage et le noisy. Hypnotique que c’était, jusqu’à ce que la pluie tonitruante vienne clôturer avec lourdeur leur set noir. Abordons à présent ce qui restera, à mes yeux, comme le concert le plus incroyable de tout le festival : Monster Magnet. Au cours des années 90, le groupe stoner n’a jamais connu le succès qu’il méritait et au vu de cette prestation, on ne comprend absolument pas pourquoi. Inutile de revenir sur les innombrables richesses de la discographie du groupe, sur les compositions volcaniques du petit dernier Monolithic, baby !, ici plus tonitruantes que jamais. Sur le Right stuff saccadé et écrasant qui ouvre le concert, sur le Space lord suintant de colère et de vice qui le clôture. Non, allons directement à l’essentiel : Dave Wyndorf, le psychotique aux commandes de la formation américaine. Je crois que jamais, ni lors de ce festival, ni lors des récents Graspop, je n’ai vu un cinglé pareil sévir sur une scène. Il hurle, écume de rage, se roule au sol, se vautre dans les marches, nous fait une véritable overdose sur scène (connaissant son goût pour les paradis artificiels, j’ai même été pris d’un sérieux doute au milieu d’une interprétation de Monolithic presque épuisante à regarder...). A mon avis, seul le périmètre de sécurité l’aura empêché de se jeter dans la foule en hurlant. Metallica était policé. Judas Priest, hésitant. Iron Maiden agité mais calibré. Mais Monster Magnet était totalement imprévisible, voire même dangereux. A une époque où les concerts rock, même pour ses représentants plus durs, sont en passe de devenir une affaire de mode ou une attraction familiale, une telle débauche de furie est revivifiante. Ce qui a achevé de me convaincre ? L’air ravi de la gamine de 14 ans debout à côté de moi dans le public, qui constrastait de manière fort divertissante avec l’expression proprement horrifiée et incrédule de ses parents derrière elle. Expression qui signifiait en substance « Mais qui est cette loque humaine qui s’agite sur la scène ? On nous avait pourtant dit que même ceux de Metallica étaient devenus des gens bien propres sur eux ». Au milieu de l’après midi du vendredi, un véritable monstre était lâché sur le site de Werchter, et il était magnétique. Dropkick Murphys est une curieuse formation bostonienne fan des Yankees, comme ses membres le répéteront à satiété. Mélangeant grosses guitares, chansons à boire et airs folkloriques irlandais, on leur trouve rapidement un air de famille avec les Popes. C’est délassant le temps de quelques morceaux, et le chanteur fait tout son possible pour correspondre aux clichés de l’irlandais éructant de rage mais...n’est pas Shane MacGowan qui veut ! Si tu veux que ça marche mieux, Drink a ’lil more whiskey, paddy ! The Darkness est un des phénomènes (oui, je crois que c’est bien le mot...) les plus attendus des 3 jours. L’occasion de vérifier si le flamboyant groupe anglais procure autant de plaisir visuel qu’auditif. Même si le set est évidemment centré sur leur unique album, pas fondamentalement réussi en soi mais porté par des singles irrésistibles, la prestation est au-delà de toutes les attentes. Vêtu des tenues les plus ridicules qu’on ait vu depuis celles de David Lee Roth (dont un superbe costume de lycra rayé rose et blanc ouvert jusqu’au sommet des poils pubiens, fleuron d’une élégance toute britannique), le groupe assure un spectacle digne des moments les plus irréels des années 80. Le bassiste Frankie Poullain, et son air égaré de Bee Gees mécanique, est fidèle à lui-même. Les autres musiciens rivalisent de solo onanistes, tandis que le chanteur, en dépit de ses récents problèmes à la gorge, chante d’un bout à l’autre à la manière d’une Castafiore sévèrement violentée, sans la moindre fausse note. Attraction principale du groupe, Justin Hawkins -dieu que cet homme est laid : par moment on jurerait voir Rowan Atkinson avec une perruque rousse !- ne cesse de parcourir la scène d’un bout à l’autre s’adresse de temps à autre au public et assure le spectacle à lui seul. Aucune profondeur, aucune ambiance particulière, tout simplement un pur moment de fun ! Le fantasque I believe in a thing called love et le final haut-perché Love on the rocks with no ice déclenchent des hurlements dignes des foules brittones qui ont élu « groupe de l’année » ces quatre victimes d’un accident de cabine d’essayage. J’ignore si The Darkness est promis à une fructueuse carrière, mais le jour où ils disparaîtront, il manquera quelque chose à la scène musicale, c’est certain ! Laurent estime que la plus grosse influence des Ténèbres provient de Queen, autant dans l’art de se donner en spectacle (dans tous les sens du terme, du déguisement au geste) que pour les soli de guitare épique, même de dos... J’y rajouterais Van Halen pour le côté cabriole permanente, et un soupçon d’AC/DC pour certains rythmes.
KoRn entre en scène, entame une série de morceaux bien burnés... et se prend de plein fouet d’insupportables problèmes de sonorisation, allant jusqu’à la coupure totale du son sur tout le flanc droit de la scène. Professionnels jusqu’au bout, les Californiens continuent à jouer comme si de rien n’était et redoublent même d’ardeur, histoire de lutter contre ce coup de sort. Il n’y a toujours guère de traces du fabuleux Untouchables dans le choix des morceaux proposés ici, mais il est vrai que le public n’a jamais accordé ses faveurs à cet album injustement sous-estimé. Blind, Freak on a leash et Shoots & ladders seront quelques-uns des moments forts de cet agréable concert malheureusement handicapé dès le départ par ses faiblesses techniques. Pendant ce temps-là, Laurent s’est échappé : Sous le Marquee on a droit à la très jolie Nelly Furtado. Cette Canadienne, de parents portugais, est issue d’une famille très prolétaire et c’est dans le rap, mais aussi dans les musiques latines, que la belle a été biberonnée. Avec deux albums à son actif, et deux singles ultra-connus comme I’m like a bird ou Turn Off the Light, on pouvait se demander ce qu’elle allait bien pouvoir faire à un festival de rock (on l’imagine plus facilement à Couleur Café). Jouant la guitare, et entourée de musiciens plutôt doués et de choristes plutôt mignones, son set est surprenant, entre folk et musiques du monde, en passant par un groove naturel qui transmet la bonne humeur. Metallica sur une scène de cette taille, c’est l’autoroute : pas de surprises, le public sait ce qu’il veut, et il sait qu’il l’aura. You want it, you got it. Tous les grands classiques y passent, suivant un cheminement presque prévisible, avec Nothing else matters et Master of Puppets en rappel. Les titres du dernier album(ici représenté par Frantic et St.Anger) passent nettement mieux sur scène que sur l’album, et c’est fort heureux. Kirk Hammet joue la discrétion comme à son habitude et Trujillo paraît pleinement intégré au groupe et parfaitement à l’aise à sa nouvelle place. Quant à Lars Ulrich, il se déchaîne comme s’il souhaitait prouver qu’il est définitivement décidé à mourir derrière ses fûts. James Hetfield, l’air d’un honnête père de famille, semble parfaitement maître de lui-même, et livre une interprétation sans failles. On constate tout de même avec surprise que le ton des interventions entre les morceaux est assez paternaliste, comme si Hetfield était définitivement persuadé que son public a 15 ans de moyenne d’âge. Hormis cet étrange phénomène marginal, Metallica ne lésine pas sur les moyens : concert de près de deux heures et demie, interaction constante avec le public, effets pyrotechniques, prestation techniquement irréprochable, le moins que l’on puisse dire est qu’on en a pour son argent. Qu’on ait été déçu ou non par leurs réalisations de ces 10 dernières années, les Four Horsemen restent une formidable machine de guerre, rôdée à la perfection par deux décennies de scène. Peut-être même trop ? J’assistais pour la première fois à une prestation de Metallica, et je ne peux décemment pas qualifier ce spectacle d’une autre manière qu’« éblouissant ». Mais quelque chose me dit que les prestations de Metallica sont devenues monumentales par la force de l’habitude, et que la spontanéité, propre à d’autres formations moins institutionnalisées, ait tendance à disparaître peu à peu. Enfin, n’ergotons pas : par sa stature, son histoire et ses qualités propres, Metallica a offert un des meilleurs et certainement le plus professionnel des concerts de Werchter 2004. SamediLe lendemain, j’arrive juste à temps pour la fin du concert des Rasmus qui me laisse l’impression d’un show carré, centré sur les succès de Dead letters, et d’un groupe soucieux de satisfaire ceux qui étaient venus pour assister à ça et pas à autre chose. Pourquoi pas ? Mais ça ne me fait pas vraiment regretter d’avoir dormi aussi tard. Heideroosjes est un groupe punk hollandais qui, en cette occasion, chante presque exclusivement en néerlandais, histoire de contenter ses nombreux fans locaux. Ce n’est que justice. Et c’est le moment ou jamais d’aller chercher des bières. Ou un hamburger. Ou n’importe quoi, en fait. Within Temptation, déjà aperçu au Graspop l’an passé, prend de la bouteille. Orchestrations symphoniques et aspect metal sont dosés de manière très équilibrée. Les musiciens en font parfois un peu trop mais sont d’un niveau plus qu’honorable, tandis que la ravissante Sharon Den Adel, dans une tenue nettement moins kitch que l’année dernière, se révèle une frontwoman douée et talentueuse. Il est vrai que le groupe néerlandais joue devant un public visiblement conquis d’avance. Dommage pour Franz Ferdinand et Muse, mais on ne peut pas tout voir dans un festival. D’après les quelques échos recueillis, les deux concerts en valaient la peine, surtout le premier. Dimanche
Pour la journée du dimanche, je vous convie à aller lire le compte rendu général réalisé par Jérôme Delvaux, ainsi que celui concernant plus précisément Girls in Hawaii de la main de Laurent. En parlant de ce dernier groupe, il s’agit pour moi d’une petite révélation. Contrairement à Laurent, je n’avais pas franchement adhéré à leur album studio. J’ai découvert ici des versions plus musclées et nettement intéressantes de leurs morceaux, ainsi qu’un groupe qui, en sa qualité de débutant, livre déjà des prestations scéniques tout à fait estimable, notamment au travers du contraste entre le côté dégingandé du chanteur et le folie de son guitariste (qui a du en avaler, des concerts d’AC/DC !) Starsailor propose un joli concert, énergique ou délicat, selon les instants. Une certaine mollesse générale et une sortie abrupte, au beau milieu d’une sentencieuse reprise de Where the streets have no name de U2 affaiblissent quelque peu le plaisir procuré par ce set plutôt serein. Lisez ce que pense Jérôme de l’étrange Tortoise : tout est dit. Allergique que je suis à la musique de PJ Harvey, j’éprouve nettement plus d’intérêt pour la prestation enlevée et parfois hystérique de l’ex égérie de Nick Cave. Laissons la parole à Laurent, fan de longue date : Grand amateur de PJ, une chose m’a frappé dans son set : elle n’a pas vraiment l’air d’être là, un peu comme si sa prestation était quelque chose qu’elle doit livrer presque à contre-coeur : rien à voir en tout cas avec ce qu’elle donne à voir lors de ses concerts en salle. C’est peut-être bien ça qui explique tout : le format festival ne cadre pas vraiment avec la personalité de PJ Harvey, qui se livre au gré de ses chansons à coeur ouvert. Et pour le côté intime qui facilite la communion d’avec l’artiste et qui aide ce dernier à libèrer sa fougue et sa vulnérabilité, Werchter doit bien figurer aux antipodes... Les Pixies ? Ils méritent bien une chronique entière à eux seuls. Et c’est ici. En ce qui concerne Placebo, je serais moins sévère que Jérôme. Mais il est vrai que j’avais un désagréable pressentiment en ce qui concerne la prestation de la nouvelles idole des masses adolescentes. En dépit d’un playlist un peu téléphonée, Molko et ses comparses livrent un concert de bonne facture, pas inoubliable mais suffisamment professionnel et énergique pour qu’on se souvienne que Placebo reste à la base un véritable groupe de rock, loin des minauderies et du côté People dont leur succès les a, à tort ou à raison, affublés. Quoi qu’on en dise, quoi qu’on puisse lui reprocher, Werchter reste tout de même le seul endroit en Belgique qui permette à la fois de découvrir des formations peu connues et d’assister aux prestations de (très) grosses pointures de la scène rock et assimilés. Et cela pour une somme qui, une fois fait le compte des concerts vus, ne s’avère finalement pas si élevée. A l’année prochaine ! |
|||
|
|
|
Il y a 1 contribution(s) au forum. > Rock Werchter 2004
(1/1) 7 juillet 2004, par Aline |
|