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Les albums de l’année de Jérôme Delvaux mardi 2 janvier 2007 |
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Je vous propose cette année seulement quatre albums. Quatre car, j’ai beau chercher, aucun des autre disques que j’ai beaucoup appréciés en 2006 ne me semble digne de passer à la postérité. L’usure du temps fait, qu’à part l’un ou l’autre morceau, tant le dernier album de Morrissey que ceux de Sonic Youth, I Love You But I’ve Chosen Darkness, She Wants Revenge, Frontline Assembly, Yo La Tengo et Mogwai n’y figureront finalement pas. Ils faisaient pourtant tous figure d’aspirants au podium...
Tom Verlaine, le leader de Television, a sorti en 2006 deux albums en solo chez Thrill Jockey Records, un petit label indépendant de Chicago. Il s’agit de Songs and other things, un disque de chansons, et de celui-ci, Around, qui est entièrement instrumental. En pas moins de seize plages, Tom Verlaine y rappelle qu’il est un guitariste prodigieux qui préfère la finesse aux grandes démonstrations techniques. Around est un album d’ambiances. Accompagné de seulement une batterie (jouée par Billy Ficca de Television) et une basse, Verlaine et son touché de cordes délicat créent des atmosphères empreintes de sérénité, et surtout de très belles mélodies dont on ne peut que se délecter. Un album simplement touchant.
Je n’utiliserai pas la formule consacrée qui consiste à décrire cet album comme « une claque ». Ce serait lui faire insulte, car bien plus qu’une claque, ou même une pèche dans la gueule (permettez-moi l’expression), ce disque est un passage à tabac en règle. Que dis-je ? Une monstrueuse tuerie. Un album enregistré dans les conditions du live, à Prague, dans une petite cave humide, sur du matériel rudimentaire et au moins aussi âgé que le groupe. Et Jaz Coleman et ses adjoints s’y sont montrés plus inspirés que jamais, approchant plus d’une fois de la plus infernale des perfections, comme sur ce Judas goat d’une noirceur insondable ; ou encore cet Invocation où l’hyper puissance des guitares entre en collision frontale avec des percussions tribales et des violons majestueux. C’est l’aboutissement, le point d’orgue de la carrière immense d’un groupe qui l’est tout autant. Voir la chronique de cet album par Marc Lenglet et Albin Wagener.
The eraser est un album d’electro bourré de mélodies enchanteresses. Ces mélodies magnifiques qui ont contribué à faire de Radiohead le goupe le plus important des quinze dernières années, c’est ce que Thom Yorke sait faire de mieux. Expérimental à souhait, l’album fait cohabiter la voix de Thom, plaintive mais néanmoins emplie de chaleur, avec des orchestrations souvent glaciales où les premiers rôles sont tenus par des boîtes à rythmes indomptées, des synthés omniprésents qui partent dans tous les sens et des beeps à la trajectoire imprévisible. On se dit parfois qu’il ne manque que la batterie de Phil Selway pour que ce soit du Radiohead circa 2000/2001. Thom Yorke n’a pas à rougir de son premier album en solo. Au final, bien qu’extrêmement fouillé, son disque se révèle moins difficile d’accès que Kid A et Amnesiac.
Montevideo, comme le dit très bien Cosy Mozzy, ce sont des tueurs. Cela faisait longtemps qu’un groupe belge n’avait plus dégagé un tel professionnalisme et une telle fougue, sur scène comme sur disque. Appliquant la recette de groupes comme Gang of Four et, dans une moindre mesure, A Certain Ratio, Montevideo crée un rock aux accents funky n’ayant d’autres ambitions que de vous faire danser. Et il y arrivent avec brio grâce à des bombes sonores comme H.E.A.T., Sunshine et Liberation for women, notamment, qui sortent clairement du lot. Autre moment fort de ce premier L.P. : Drunk for the last time où John Stargasm, parrain du groupe et producteur de l’album, s’offre le luxe d’une participation en guest-star qui rappelle les grandes envolées de Ghinzu. Même si le climat négatif qui existe aujourd’hui autour de la « scène belge » leur est forcément défavorable, les Montevideo sont appelés à un avenir des plus radieux, que ce soit à Paris ou ailleurs. Voir la chronique de cet album. Jérôme Delvaux |
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Il y a 8 contribution(s) au forum. Les albums de l’année de Jérôme Delvaux
(1/5) 14 août 2007, par Sami Les albums de l’année de Jérôme Delvaux
(2/5) 23 juin 2007 Les albums de l’année de Jérôme Delvaux
(3/5) 11 janvier 2007, par eolienne Les albums de l’année de Jérôme Delvaux
(4/5) 8 janvier 2007 Les albums de l’année de Jérôme Delvaux
(5/5) 5 janvier 2007, par Eliza |
Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 19 juillet 2012, par Jiozooba [retour au début des forums] On se dit parfois qu’il ne manque que la batterie de Phil Selway pour que ce soit du Radiohead circa 2000/2001. Thom Yorke n’a pas à rougir de son premier album en solo. philosophy essay | theology essay
Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 5 mars 2007, par je vais donc rester anonyme... [retour au début des forums] Vrai, je n’ose même pas imaginer ce que je vais devoir me prendre dans la gueule si jamais j’arrive à sortir mes morceaux... D’un coté, j’en ai rien à foutre ; de l’autre : une mauvaise critique bien vîcelarde peut vous briser les genoux...
Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 25 janvier 2013, par linkjon [retour au début des forums] Soc Trang Hotels and B&Bs : Read traveler reviews and see photos for 3 hotels and B&Bs in Soc Trang, Vietnam
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