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Lokeren, Lokerse Feesten, 10 août 2005
The Cure Never get old ! vendredi 12 août 2005, par |
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Never get old, c’est le titre du morceau utilisé pour la publicité Vittel où apparaît un David Bowie resplendissant et plus jeune que jamais. Robert Smith ne boit sans doute pas autant d’eau minérale que son idole, mais il semble lui aussi à l’abri du poids des années. C’est bien simple, sur scène, plus il prend de l’âge, plus il répond aux attentes. On a encore pu le vérifier ce mercredi, à l’occasion du passage de Robert et de sa joyeuse bande en Belgique. Après Werchter l’an dernier, c’est la petite bourgade flamande de Lokeren qui a tiré le gros lot !
Et le public a massivement répondu présent. Il y avait de tout dans les rues de Lokeren ce mercredi : des gothiques, des punks, des new-wavers, des rockeurs lookés,... et, vue du ciel, la plaine du festival devait ressembler à une énorme tache noire. Folkorique. Les habitants de cette paisible localité ont donc vu débarquer des milliers de jeunes (et moins jeunes) fans au look « bizarre » sans en être déstabilisés le moins du monde. Et pour cause, Iggy Pop & The Stooges et les Sisters of Mercy avaient déjà drainé une foule comparable dans les jours précédents... Outre la qualité de l’affiche, les festivaliers seront comblés par le professionnalisme des organisateurs, absolument irréprochables. Ce soir, en guise de première partie, c’est aux Cranes et à Mercury Rev que nous avons droit. Aucun ne passionnera vraiment la foule. Les Cranes, de vieux habitués des tournées de Cure, produisent une musique toujours aussi soporifique et gnangnante. Nous avions assisté à leur concert bruxellois au V.K., en 2004, et avions failli nous endormir... Même scénario à Lokeren, où nous avons toutefois rapidement décidé de profiter des joies de la kermesse toute proche pour fuir les miaulements d’Allison Shaw. Mercury Rev retiendra davantage notre attention. Venus défendre The secret migration, leur dernier album, les Américains ont séduit par leurs compositions délicates et leur jeu de scène très au point. Malheureusement, on sentait qu’à ce moment de la soirée la majorité du public cherchait surtout à bien se placer en vue du concert de Cure... sans profiter pleinement du spectacle. Mercury Rev est un groupe qu’on reverra volontiers en salle, dans un autre contexte et dans de meilleures conditions. Et puis vint la longue attente. Celle de l’arrivée sur scène tant désirée de Robert Smith, Simon Gallup, Porl Thompson et Jason Cooper. Intenable. Comme souvent dans ces circonstances-là, on sympathise avec les gens qui se trouvent autour de nous dans la fosse. Un heureux hasard fait que, au milieu d’un public majoritairement flamand, nous nous retrouvons entre francophones. Il y a un sympathique couple de cyber-punks à notre gauche qui nous annonce une soirée spéciale Cure au Steeple de Waregem le 3 septembre, où ils espèrent bien nous retrouver. A notre droite se trouve un clone de Robert Smith venu de Mouscron. Il fête ce soir son vingtième concert de Cure et on appréciera l’étendue encyclopédique de ses connaissances. Il est en compagnie d’un des nos fidèles lecteurs, flatté de nous rencontrer, qui nous rassurera au sujet de la réputation de Pop-Rock dans le milieu curiste... Le décor est posé, la fête peut commencer. Le quatuor fait son arrivée sur scène, ponctuel, sur le coup de 23h30. Robert nous donne l’impression d’avoir un peu maigri. Simon reste Simon : gueule de star, basse en permanence à hauteur des genoux. Jason est fidèle à lui-même : discret mais efficace. Et puis, il y a Porl, le revenant, désormais presque chauve et portant un veston gris classieux. De retour après dix années d’absence, le guitariste n’a rien perdu de sa dextérité et nous en mettra plein la vue d’un bout à l’autre du show. C’est bien simple, à aucun moment on ne regrettera Perry Bamonte... déjà complètement oublié. On n’en dira pas autant de Roger O’Donnell. Quant il fut annoncé que le groupe se produirait sans clavier, les fans pensaient que Cure donnerait un concert plus roots, centré sur les guitares. Ce ne fut pas le cas. Un technicien, planqué derrière un baffle, utilise un laptop pour diffuser quantité de samples. Petite déception donc, compensée par l’indiscutable et bluffante qualité du son pour un concert en plein air. Mais venons-en au principal point fort de cette soirée : la set-list ! Avant l’entame du show, des fans faisaient circuler la liste des titres joués à Benicassim, s’attendant sans doute à une reproduction quasi-identique de cette date. Fort heureusement, et contrairement à beaucoup d’autres, Cure ne fait pas partie de ces groupes qui se contentent de reproduire, semaine après semaine, le même concert au moindre détail près. La set-list variera donc sensiblement et, cerise sur le gâteau, sera plus longue de près de vingt minutes. C’est en fait à un authentique best-of (dans le premier sens du terme) que nous aurons droit : From the edge of the deep green sea, A night like this, One hundred years, A strange day, A forest, Play for today et At night, autant de titres anciens dont raffole le public, seront tous joués. Et avec brio ! On aura droit à plusieurs extraits de The head on the door assez rarement joués en live (The baby screams, The blood, Push), mais aussi à quelques titres moins connus, comme Signal to noise (une face-B disponible sur Join the Dots). A la satisfaction générale, assez peu d’extraits de The Cure, le dernier opus, seront joués. Et aucun de Bloodflowers. Après vingt morceaux, voici venu le temps des rappels. Et quels rappels, qui valent à eux seuls le déplacement ! At night, M, Play for today et A forest, soit quatre titres extraits de l’album Seventeen seconds, sont enchaînés. Après un bref retour en coulisses, le groupe revient une seconde fois pour interpréter trois de ses titres les plus pop des années 80 : les sautillants Let’s go to bed, Why can’t I be you ? et Boys don’t cry. Le public, aux anges, n’en fini pas de laisser éclater sa joie. Difficile de sortir d’un tel concert autrement qu’avec le sourire aux lèvres. Le spectacle fut intense, prenant et émouvant. Chapeau au groupe, mais aussi aux organisateurs des Lokerse Feesten pour cette soirée absolument parfaite. On attend avec impatience la tournée en salle que Robert Smith compte mettre sur pied en 2006... et on reviendra très certainement faire un petit tour à Lokeren l’an prochain, que Cure y joue ou non. Les organisateurs de Dour et de l’Octopus feraient bien d’en faire de même... et de prendre quelques notes. |
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Il y a 9 contribution(s) au forum. The Cure
(1/4) 17 octobre 2006, par Soledad > The Cure
(2/4) 22 août 2005, par wiper > The Cure
(3/4) 12 août 2005, par Fab > The Cure
(4/4) 12 août 2005, par SIM |
> The Cure 22 août 2005, par Jérôme Delvaux [retour au début des forums] Je faisais allusion à l’indéniable qualité de l’organisation des Lokerse Feesten sur le terrain par rapport au chaos de Dour et de l’Octopus, pas à l’absence de The Cure à l’affiche de ces festivals. > The Cure 22 août 2005, par wiper [retour au début des forums] Quel chaos à Dour ? je comprend plus ou moins pour l’octopus, mais il n’y a pas lieu de parler d’un soucis d’organisation à Dour. (si oui lequel ?)
> The Cure 3 avril 2007, par statik [retour au début des forums] Pour les Cranes, jette une oreille sur les albums Forever et Loved, il y a des excellents morceaux. Par contre, c’est vrai que la voix est très particulière et peu agacer
> The Cure 22 août 2005, par wiper [retour au début des forums] Tu sais je crois que ca ne sert à rien d’en dire plus, Delvaux est un bon fan de Cure et un très mauvais journaliste benevole. aucune reserve, rien...
> The Cure 15 décembre 2005, par Légion [retour au début des forums] Je n’ai rien contre Dour au niveau musical, car je pense candidement que les festivals sont des endroits où se mélangent naturellement divers styles, dans un foutoir plus ou (souvent) moins sympathique, et qu’on fasse jouer Korn avant Nick Cave, peu m’en chaut et ça me fait hurler de rire que d’aucuns en retirent de la gêne, mais c’est le seul festival où j’ai vu de façon si flagrante débuter autant de bagarres de circuler autant de drogues. Evidemment on en trouve dans tous les festivals, mais, et ça fait quinze ans que j’en faits, je n’en ai vu, en tout, qu’une ou deux fois ailleurs contre systématiquement une fois par an(minimum) à Dour. Que Dour soit une manne d’euros sonnants et trébuchants, soit... mais que je voie un type se faire un fix d’héro à trois mètres de la scène, que j’aprenne que les tentes ont été "visitées" durant le festival, est-ce là le festival idéal ? Le fameux rock-n-roll a grandit dans l’attitude qu’il créait chez son public (et les autres). Nous quittons là le monde du son pour celui de la musique... Allez au Pukkelpop : pas un problème. Festival chaleureux, têtes d’affiches parfois à chier. A Dour j’ai vu Skinny Puppy (quinze ans que j’attendais ça) : le groupe était excellent, le festival à chier. Différencions le son de la musique, l’organisation des groupes. Laissez s’il vous plaît ces chroniqueurs free-lance donner leur avis : au moins ils le font, en gérant un site que rien ne vous oblige de consulter, chers compatriotes lecteur & critiqueurs.
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