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Incubus : "Alive at Red Rocks"
Qui a dit que ce groupe n’était bon que pour les supermarchés ?

dimanche 19 décembre 2004, par Laurent Bianchi

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C’était moi ! Alors que je me plaignais il y a peu d’Incubus (ici), voyant dans leur dernière galette plus de mal que de bien, c’est dépité que j’ai reçu le DVD Incubus Alive at Red Rocks. Mais vu que ma curiosité prendra - heureusement - toujours le dessus sur mes a priori et mes préjugés, il a bien fallu que je visionne la chose...

Et force est de constater que ce concert remet Incubus là où je l’avais laissé, à savoir un groupe dans la lignée de Faith No More (le grain de folie en moins), avec la différence qu’en lieu et place d’un synthétiseur ils utilisent un DJ scratcheur à dreadlocks. C’est vrai, sur disque ça ne déménage pas des masses mais, comme c’est souvent le cas, il en est souvent tout autrement en live.

Investissant un lieu devenu mythique depuis le concert qu’y avait donné U2 (dont témoigne Under a blood red sky), les cinq comparses, très décontractés, dans une simplicité qui fait plaisir à voir, se livrent à un show de très haute tenue. Les titres défilent, le son est excellentissime. Ils ne bougent pas trop, c’est vrai, mais ce n’est pas grave car la musique est bonne. Les nombreux rapprochements que l’on fait avec l’ex-bande de Mike Patton n’ont jamais été aussi criants de vérité (et frisent le plagiat sur Just a phase qui semble avoir été piqué à Cocaïne). Cela tient bien sûr principallement à la voix exceptionelle du pimpant Brandon Boyd.

Lorsque ce dernier, sur le titre Vitamin, s’attaque à des djembés, aidés dans ce jeu de percussions par José Pasillas, le batteur attitré, mais aussi par une deuxième batterie improvisée par le bassiste Ben Kenney, on a droit à un show et à un son assez impressionants.

Tout ça pour dire que ce DVD aura changé ma manière de penser d’Incubus, car même les titres issus de leur dernier opus y trouvent un nouveau souffle plus enflammé. A commencer par les dynamiques Pistola et Priceless. A noter que ce sont surtout les trois derniers albums qui sont largement représentés ici. Et bien !

Le concert a été filmé avec du matériel ultra sophistiqué et en vue clairement de produire un DVD : les prises de vues sont inombrables, le son nickel, les jeux de lumière somptueux : on voit bien l’intérêt d’un concert sur ce support. Quand on pense qu’on s’emmerdait auparavant à regarder des K7 vidéo VHS de piètre qualité...

Enfin, dans le lot des bonus coutumiers, on trouve des séquences backstage. On peut également choisir sur 5 titres de visionner de très belles animations abstraites.



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Laurent Bianchi