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Morrissey : "Who put the M in Manchester ?" L’état de grâce dimanche 10 avril 2005, par |
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Elvis Presley et Frank Sinatra ne sont plus de ce monde. On garde du premier le souvenir d’un formidable interprète, capable d’électriser les foules comme aucun artiste avant lui. Du second, on se souvient d’une classe naturelle rare et d’un inimitable talent de crooner. Morrissey se situe à mi-chemin entre ces deux icônes, tout en s’en distingant par son indépendance absolue vis-à-vis des requins du show-business. Il n’a toutefois jamais disposé d’une popularité comparable à celle de ces monstres sacrés. Sur scène, il n’a pourtant plus grand-chose à leur envier.
Après une traversée du désert durant la deuxième moitié des années 90, Morrissey revenait en 2004 avec You are the quarry, l’album parfait dont rêve tout artiste. Une tournée mondiale triomphale (sans la moindre date en Belgique) rappela ensuite le chanteur au bon souvenir de ses fans. Partout, les bananes fifties, les t-shirts The Smiths et les perfectos pouvaient refaire surface, comme en 1985/86, quand les sensationnels Meat is murder et The Queen is dead, deux albums testament du rock indépendant, mirent l’Angleterre à genoux. Le 22 mai 2004, Morrissey a rendez-vous avec son passé, son public et sa ville : Manchester, la grise métropole. Manchester et ses banlieues ouvrières, qui furent le théâtre de son éclosion et qui restent irrémédiablement liées à son histoire et à celle des Smiths. Manchester qui fut souvent évoquée en chansons (The headmaster ritual) et dont les quartiers prolétaires furent à maintes reprises mis en musique (Rusholm ruffians, Strangeways, here we come) ou en images (Stop me if you’ve heard this one before). Manchester que le Moz finit toutefois par quitter, en désaccord profond avec la politique britannique, pour s’installer dans la luxuriante et ensoleillée Californie. C’est bel et bien en héros national qu’il est accueilli en ce 22 mai, jour de son quarante-cinquième anniversaire. Certains fans ont fait le voyage des Etats-Unis pour ne pas manquer ça, et ils ne le regretteront pas. Leur idole monte sur scène sous un déluge d’applaudissements, avec un décor à la hauteur de la démesure du personnage. Morrissey est écrit en lettres géantes et scintillantes, rappelant délibérément le Elvis illuminé et tout aussi gigantesque devant lequel le King se produisait au début des années 70. Il prend le micro, et c’est le troisième couplet de My way - rappelant ainsi une fois encore Presley et Sinatra - qu’il chante a capella. « Regrets, I’ve had a few, but then again, too few to mention ». Quelle meilleure manière d’entamer un show dans sa ville natale ? First of the gang to die, premier titre de son répertoire qu’il choisit d’interpréter, met le feu d’entrée de jeu. You are the quarry n’est sorti que depuis quelques semaines, mais les fans sont déjà complètement conquis par ce morceau décrivant les mésaventures d’un jeune premier dans un redoutable gang de Los Angeles. Les musiciens qui accompagnent Morrissey (ses fidèles Alain Whyte, Boz Boorer et Gary Day, mais aussi le batteur Deano Butterworth et le claviériste Mickey V. Farrel) ont toujours ce look de truands à la petite semaine, tout droits sortis de films des années 50. Ils ne jouent pourtant pas du rockabilly ringard, comme leur dégaine pourrait le laisser supposer, mais bien de la pop magistrale et du rock’n’roll flamboyant, chargé d’émotions et de montées en puissance. Leur prestation est à l’image de la performance vocale de Morrissey : grandiose. Au travers de 19 morceaux (dont 7 du dernier album !), le groupe et le chanteur nous en mettent plein la vue. Quelques titres des Smiths (The headmaster ritual, A rush and a push and the land is ours,...) sont revisités dans une liesse générale, même si les mauvaises langues diront qu’Alain Whyte et Boz Boorer ne sont pas trop de deux pour remplacer Johnny Marr à la guitare. Les succès de la carrière solo de Moz font mouche également. Everyday is like Sunday, son single le plus vendu, co-écrit en 1988 avec Vini Reilly de The Durutti Column, est enchaîné avec Subway train, une reprise des New York Dolls, vieux groupe glam-rock américain que Steven n’a jamais cessé d’aduler. Des titres de You are the quarry, c’est sans surprise l’ultra-politique et fédérateur single Irish blood, English heart qui déclenche les plus vives réactions, ici, au coeur de l’Angleterre. Rien de comparable toutefois avec les deux derniers titres du set : Shoplifters of the world unite et There is a light that never goes out, deux des morceaux les plus populaires de la discographie des Smiths. Durant cet émouvant final, des spectateurs pris dans une transe hystérique tentent de sauter sur la scène pour toucher leur idole, comme certains avaient déjà essayé de le faire un peu plus tôt. Le service de sécurité tente de les en empêcher, mais l’un ou l’autre parviendront quand même à lui serrer la main avant de sombrer dans un quasi évanouissement. A la différence du public d’autres artistes, il ne s’agit pas ici de manifestations de joie de jeunes filles à peine pubères, mais bien d’hommes, pour la plupart trentenaires et virils, foudroyés par la voix splendide et par le charisme de Morrissey. Pour les distraits qui auraient laissé passer un des plus grands mythes des 25 dernières années sans jamais y prêter l’oreille attentive qu’il mérite incontestablement, Who put the M in Manchester ? constitue une séance de rattrapage indispensable. C’est bien simple, l’achat du DVD devrait être déductible fiscalement tant on peut parler dans son chef d’utilité publique.
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Il y a 20 contribution(s) au forum. > Morrissey : "Who put the M in Manchester ?"
(1/6) 15 avril 2005, par lkj > Morrissey : "Who put the M in Manchester ?"
(2/6) 11 avril 2005 > Morrissey : "Who put the M in Manchester ?"
(3/6) 11 avril 2005 > Morrissey : "Who put the M in Manchester ?"
(4/6) 10 avril 2005, par Fus > Morrissey : "Who put the M in Manchester ?"
(5/6) 10 avril 2005, par Flo > Morrissey : "Who put the M in Manchester ?"
(6/6) 10 avril 2005, par joanny |
> Morrissey : Le tas de graisse 11 avril 2005 [retour au début des forums] à pleurer de désolation tellement il est pathétique ? > Morrissey : Le tas de graisse 11 avril 2005, par joanny [retour au début des forums] Tant qu’à écrire des conneries tu peux prendre un pseudonyme, c’est plus pratique. > Morrissey : Le tas de graisse 11 avril 2005, par joanny [retour au début des forums] que penses-tu de celui-ci ? > Morrissey : Le tas de graisse 11 avril 2005, par lkj [retour au début des forums] Arf arf arf !!! > Morrissey : Le tas de graisse 11 avril 2005, par joanny [retour au début des forums] Il faudra que tu écoutes un paquet de disques avant d’être digne de l’utiliser... > Morrissey : Le tas de graisse 11 avril 2005, par joanny à l’idée [retour au début des forums] c’est bien, tu continues à en dire
> Morrissey : Le tas de graisse 11 avril 2005, par Flo [retour au début des forums] C’est que t’es un marrant ! > Morrissey : Le tas de graisse 11 avril 2005, par Flo [retour au début des forums] Morrissey,pathétique ?Inculte va... ;-) > Morrissey : Le tas de graisse 11 avril 2005, par Flo [retour au début des forums] J’avais pas remarqué le "Morrissey : le tas de graisse"
> Morrissey : Le tas de graisse 13 avril 2005, par joanyfer [retour au début des forums] tu fais bien de me corriger, "graisse" c’était encore trop gentil ;-) > Morrissey : Le tas de graisse 13 avril 2005, par Flo [retour au début des forums] J’aime beaucoup Morrissey mais je dois avouer que je viens d’éclater de rire...
> Morrissey : Le tas de graisse 14 avril 2005, par Un orage s’y perd, ce porc [retour au début des forums] aaah ! que je préfère ce genre de réaction positive ! et pour préciser mon avis, je regrette plus l’époque de certains morceaux des Smiths (pas tous quand même) et que Johnny Marr manque terriblement... Et c’est pas le jeune groupe lourdingue qui accompagne Steven Patrick qui fera la différence ! et je sais qu’il est vain de prêcher auprès de convertis... ce ne sera pas la dernière fois que ces chers "chroniqueurs" de pop-rock manqueront de recul c’est vrai qu’on rigole ici, il y a du mouvement, et le succès du site est tout relatif (comparable à Voici ou la DH - pour la pertinance et la précision) > Morrissey : Le tas de graisse 14 avril 2005, par joanny [retour au début des forums] "Jeune groupe lourdingue", tout est relatif. Certes ils sont souvent lourdingues mais ils sont bien loin d’être jeunes (voir Boz Boorer qui doit faire deux fois le tour de taille de Morrissey). > Morrissey : Le tas de graisse 21 janvier 2007, par CONI 2A [retour au début des forums] TAS DE GRAISSE PAS INCOMPATIBLE AVEC CLASSE
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