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Vincent Delerm : "Un soir boulevard Voltaire" Fanny Ardant, mon piano et moi dimanche 7 décembre 2003, par |
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S’il fut répété partout que l’album de Vincent Delerm est idéal à écouter seul chez soi un jour de pluie, une écoute passive provoque un sentiment de frustration chez quiconque ayant eu un aperçu de ce que dégage l’artiste sur scène. Ses mots doux-amers ne prennent effectivement tout leur sens qu’en concert. Ce DVD est donc le compagnon indispensable de la galette sortie en 2002.
Comme tout artiste cantonné au piano pendant un concert, Delerm doit compenser. Impossible de ne pas parler de jeu de scène : le regard ironique, les mimiques du visage et la diction insistent ponctuellement sur des mots qu’on aurait cru dénués de sens. Là réside d’ailleurs tout l’intérêt de ses chansons : abordant le quotidien du couple, de la famille et des amis, elles nous touchent dès la première écoute. Delerm ne se contente cependant pas de jouer les chansons de son album, il improvise, il les enrichit. Les paroles de Tes Parents, légèrement modifiées, deviennent encore plus cinglantes que sur le disque, et pourtant toujours profondément touchantes. A plusieurs reprises, Delerm dialogue avec sa propre voix-off, instaurant une distance par rapport à ses textes nostalgiques. Au milieu du concert, il ironise plusieurs minutes sur la naïveté des amours collégiennes, provoquant de longs éclats de rire dans le public... puis enchaîne : "Quelques années plus tard, alors qu’on croyait avoir compris..." sur Cosmopolitan (des horoscopes et puis des tests / supplément minceur les bons plans / c’est à peu près tout ce qu’il reste / de toi dans cet appartement). "Bon, jusque là ça va à peu près, tout le monde a l’air d’avoir bien assimilé le principe du spectacle : une chanson sordide pour deux chansons marrantes", dit-il. Les chansons inédites (neuf sur les dix-sept titres qui composent le concert) permettent de compléter le puzzle commencé avec les chansons de l’album. On vous recommandera Les connaissances (Les connaissances de seconde zone / les relations de troisième division / on ne connaît pas évidemment / leurs loisirs ni même leur prénom / ont-ils fait les scouts à huit ans / une école de commerce à Lyon) ou La file d’attente (et dans la nuit nous marcherons / en bas de la rue Champollion / dans cette ville qui nous sépare / toujours par quelques accoudoirs). A noter : après un superbe générique de fin, quelques minutes de silence sur fond noir font place à une reprise chantée avec humour des Yeux Revolver de Marc Lavoine...
Chaque chanson bénéficie d’une atmosphère visuelle différente. Avec l’aide de soigneux éclairages, la mise en scène très délicate de Bruno Sevaistre se concentre sur les mains de Delerm sur le clavier, alternant avec des plans sur son visage qui se détache des ténèbres. Le public est audible mais pas visible - il reste de toute façon très discret, sauf sur les deux tubes que sont Le monologue shakespearien et Fanny Ardant et moi. Si le son de ce DVD est parfait, l’image souffre de quelques défauts de compression, mais il n’y a rien de surprenant à cela, la scène du Bataclan étant plongée dans le noir le plus complet. En bonus, on trouvera un entretien de vingt minutes avec Vincent Delerm, ainsi que plusieurs chapitres de sa longue tournée : un court extrait d’un duo avec Jeanne Cherhal (sa délicieuse première partie), la préparation du duo avec Irène Jacob à la Cigale, la reprise en répétition avec Keren Ann de Tout Doucement, et surtout le duo avec Mathieu Boogaerts au festival des Nuits de Fourvières à Lyon en juillet dernier (donnant une idée de ce qu’aurait pu donner leur présence conjointe aux Francofolies si le festival n’avait pas dû être annulé - sans commentaire, j’en ai encore envie de manger mes billets par dépit). Ces images sont restituées en noir et blanc et dégagent la même impression de vague à l’âme que la pochette de l’album. Parmi ces bonus, on retrouve avec bonheur les deux publicités TV pour la sortie de l’album, avec la participation de François Morel : impossible d’oublier le "disque qui couine" ! On rêverait d’un Delerm acteur. Pour le moment, tradition familiale oblige, nous le retrouverons d’abord en tant qu’auteur : du 18 mai au 26 juin 2004, sa pièce Le Fait d’habiter Bagnolet... sera jouée au théâtre du Rond-Point à Paris. Une curiosité.
DVD Zone 2 PAL, sorti chez Tôt ou Tard. Image 16/9, son stéréo. Durée du concert : 90 minutes. Durée des bonus : 50 minutes.
A noter, un changement de couche désastreux avant le monologue shakespearien. |
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Il y a 13 contribution(s) au forum. > Vincent Delerm : "Un soir boulevard Voltaire"
(1/5) 1er mars 2005, par ange noire Partitions ? : "Un soir boulevard Voltaire"
(2/5) 23 février 2005, par Euronet > Vincent Delerm : "Un soir boulevard Voltaire"
(3/5) 15 juin 2004, par SSX999 > Vincent Delerm
(4/5) 28 décembre 2003, par bibi > Vincent Delerm
(5/5) 11 décembre 2003 |
> Vincent Delerm : "Un soir boulevard Voltaire" 15 juin 2004, par Jérôme Prévost [retour au début des forums] Tu as oublié :
> Vincent Delerm : "Un soir boulevard Voltaire" 15 juin 2004, par SSX999 [retour au début des forums]
Le fait que tu ne remarques que mon pseudo est-il lié à la vacuité de mon message ? PS : Pas toi ? > Vincent Delerm : "Un soir boulevard Voltaire" 7 mai 2010, par dddd [retour au début des forums] Barbecue
> Vincent Delerm 25 mai 2004, par florence [retour au début des forums] Va mourir, ce type est sublime... > Vincent Delerm 3 juin 2004 [retour au début des forums] Tu n’es qu’une connasse... > Vincent Delerm 15 juin 2004, par SSX999 [retour au début des forums] Un ami voudrait que Delerm soit le père de ses enfants. > > Vincent Delerm 28 février 2005, par Amel [retour au début des forums] oh mon dieu beurk ! lol > Vincent Delerm 19 septembre 2005, par carole [retour au début des forums] Mon dieu, n’invoquez pas le seigneur à chaque fois que vous ne comprenez rien à l’univers de quelqu’un d’autre... et c’est une fervente athée (grâce à dieu) qui vous le dis !!!
Sachez écouter vraimment avant de juger hativement .... Carole.
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