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Nos albums de l’année par Jérôme Delvaux, Marc Lenglet et Jérôme Prévost décembre 2004 |
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Arrivés au terme d’une année 2004 intense de bout en bout, le moment était venu de désigner nos lauréats. C’est un choix toujours difficile et souvent frustrant, puisqu’on doit parfois se résoudre à laisser de côté des albums qu’on adore au moins autant que ceux qui figurent dans le classement final. A la différence de l’an dernier, deux administrateurs tombent d’accord sur un nom.
L’album de l’année de Jérôme
Qu’attendait-on du retour du plus flamboyant dandy des années 80, sept ans après un Maladjusted en demi-teinte ? Tout mais pas ça, serais-je tenté de répondre. Pas des chansons aussi abouties. Pas des mélodies aussi emballantes. Rien qui soit de nature à égaler, du point de vue des harmonies et de l’intensité, les plus grandes heures de l’histoire des Smiths. Sept ans de malheur auront donc été bénéfiques à un Moz qu’on croyait fini et qui, tel le phénix, renaît décidément toujours de ses cendres. Plus politique et plus engagé que jamais, le voici solidement remis en selle et prêt à dominer le monde du rock pendant les deux prochaines décennies. Alors qu’il y a encore dix ans, un groupe comme Suede lui donnait un bien douloureux coup de vieux, Morrissey donne aujourd’hui une leçon de rock’n’roll à une jeune garde désormais admirative et dévouée. Le Roi n’est pas mort ! Vive le Roi ! Et long soit son règne ! Lien vers le Top 5 de Jérôme Delvaux
L’album de l’année de MarcNick Cave & The Bad Seeds - Abattoir blues/The lyre of Orpheus Après un Nocturama déjà incertain et pâlichon, puis le départ de Blixa Bargeld, pilier du groupe depuis les débuts, on aurait pu penser que les Bad Seeds allaient rapidement virer à la caricature tristounette d’eux-mêmes. Contre toute attente, Nick Cave est de retour avec un formidable diptyque destiné à présenter ses deux facettes artistiques : le philosophe torturé et le poète lyrique. Chaotique, déstructuré, imprévisible, pas toujours égal (avec près de 20 morceaux, il ne faut tout de même pas trop en attendre), mais foutrement endiablé, ce nouvel album du corbeau australien prouve ici très clairement quelque chose à tout ceux qui avaient fini par ne voir en lui qu’un prêcheur mystique tourné vers la déprime : qu’il est avant tout un grand artiste rock, capable d’émouvoir comme de prendre aux tripes. Le vainqueur incontestable de l’année 2004 ! Lien vers le Top 5 de Marc Lenglet
L’album de l’année de Jérôme 2
Une claque. Un miracle. Moi qui n’avais jamais réellement vibré devant la voix du Moz, j’ai dû me mettre à genoux devant ce disque. Des mélodies inoubliables ; des paroles parfois pas toujours au niveau de la discographie passée, c’est vrai, mais une sincérité toujours touchante, même dans la futilité ; une instrumentation parfaite ; et surtout une production aux petits oignons, un véritable écrin pour la voix de l’Anglais. Pas une semaine ne s’est passée cette année depuis la sortie de ce disque sans que je ne l’écoute au moins trois ou quatre fois. Le genre de truc qui fait qu’on se retrouve bêtement en train de chanter First of the Gang to die dans la rue. Le genre de truc qui fait que chaque personne à qui vous le faites écouter devient accro en quelques jours. Un miracle, je vous dis. Lien vers le Top 5 de Jérôme Prévost
Et vous ?Jusqu’au 30 janvier, vous avez la possibilité d’élire votre album de l’année. Comment ? En envoyant un mail à l’adresse album2004@pop-rock.com, en mentionnant votre album préféré en sujet. L’an dernier, vous aviez élu Absolution de Muse. Inscrivez-vous à la Newsletter de Pop-Rock !
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