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Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" Comment épelez-vous « prétentieux » ? mardi 30 décembre 2008, par |
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Au début des années 70, une des plaisanteries les plus en vogue dans le milieu rock était la suivante : comment épelez-vous « prétentieux » ? La réponse était invariablement « E-L-P ». Le super groupe Emerson, Lake & Palmer eut en effet le douteux privilège de symboliser tous les travers et les excès du rock progressif, ceux qui contribuèrent à ce que le courant dans son ensemble passe rapidement du Capitole à la roche tarpéienne en l’espace de quelques années et qui, encore aujourd’hui, attachent à tout ce qui connoté « prog » une injuste réputation de pédantisme stérile.
Oui, Tarkus est une œuvre notoirement casse-bonbons, un truc à faire détester viscéralement le rock progressif à toute personne qui n’en aurait jamais écouté jusqu’alors. Une composition progressive peut être interminable, molle, maniérée. Ca, on le sait. Elle peut également être si pompière qu’elle en devient insupportable. On peut reprocher beaucoup de choses à Close to the edge, la symphonie mystique du Yes de ces années-là, ou même au Firth of fifth notoirement plus concis du Selling England by the pound de Genesis, à commencer par les trois qualificatifs peu flatteurs évoqués plus haut. Reste que les 18 minutes du premier ont le bon goût de déployer une incroyable variété de climats différents, de la fébrilité des arpèges de guitare d’ouverture au mysticisme rêveur diffusée par la célèbre séquence à l’harmonium. Quant au second, moins démonstratif, il s’agit d’une composition à la grâce remarquable, riche en émotions et en montées en puissance. Tarkus a, il est vrai, le défaut d’être antérieur à ces deux sommets du prog. Précisons également qu’avant d’être un groupe, ELP est un Super-groupe (le premier de l’histoire du rock en fait) qui rassemble Keith Emerson de The Nice, Greg Lake de King Crimson et Carl Palmer d’Atomic Rooster. Tarkus est majoritairement l’œuvre du premier, le second ayant toujours manifesté un certain attrait pour la simplicité et le troisième n’ayant apparemment guère d’avis sur la question. Défricheur de nouveaux territoires en matière de pièces de résistance alambiquées, il souffre d’une certaine naïveté dans son optique, d’une volonté d’en mettre plein la vue qui en devient rapidement contre-productive. Tarkus a en outre la malchance de ne pouvoir être jugé que sur la composition du même nom, monument pionnier de plus de vingt minutes qui ne parvient à générer ni l’éclectisme ni les atmosphère puissamment évocatrices requises pour que l’auditeur lambda ait une chance de tenir le coup. Nous parlions de naïveté, et Tarkus, pas encore totalement exfiltré loin d’une certaine idée des années 60, prend le pari de pas s’abandonner totalement au songe et d’y aller de son commentaire conscientisé. Outre la traditionnelle recherche d’harmonie et de grandeur mégalomaniaque, Tarkus joue aussi le rôle d’une dénonciation métaphorique et salement abstraite des conséquences de l’activité industrielle, militaire et religieuse de l’humanité, présentées sous les traits de Tarkus, l’hybride tatou/Panzer représenté sur la pochette. Sur un monolithe de cette envergure, tout n’est évidemment pas à rejeter. Bien employés, les synthétiseurs Moog révèlent une majesté épique inattendue. Certaines lignes de chant préfigurent l’onirisme qui serait bientôt en vogue chez les plupart des formations progressives. Mais pourquoi diable faut-il se farcir ces insupportables sections d’orgue Hammond couinants qui infestent chaque recoin de Tarkus et, à de rares exceptions près, n’apportent qu’un intense sentiment d’irritation (à commencer par les trois minutes d’introduction) ? Objectivement, on peut admirer la virtuosité d’Emerson et la réflexion évidente menée pour obtenir un tel rendu dissonant. Subjectivement, on prie juste pour que ça s’arrête et qu’on passe à autre chose. Et le reste ? Hé bien, justement, il n’y a pas à proprement parler de « reste ». La seconde face du vinyle était constitué de chansonnettes si minimalistes et insipide qu’il était humainement impossible d’y accorder le moindre intérêt une fois digéré ce léviathan de Tarkus et ce, qu’on ait apprécié ce dernier ou pas. Amusettes French cancan pour saloon (Jeremy Bender), micro symphonie baroque (The only way), médiocre rockabilly qui se voudrait drôle avec Are you ready Eddie... Mieux vaut oublier tout ça au plus vite. |
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Il y a 24 contribution(s) au forum. Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus"
(1/7) 9 novembre 2011, par green Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus"
(2/7) 5 juin 2011 Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus"
(3/7) 22 avril 2011, par Initiative Zarma Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus"
(4/7) 12 décembre 2010 Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus"
(5/7) 22 août 2010, par le nostalgique 06 Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus"
(6/7) 31 décembre 2008 Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus"
(7/7) 30 décembre 2008, par Help ! |
Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 16 août 2010, par Lucas [retour au début des forums] C’est d’une immaturité considérable ...
Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 30 décembre 2008 [retour au début des forums] Ce rédacteur n’est qu’une clette, qu’on est dit par chez moi... J’espère qu’il fera les frais de la grande lessive annonçée par Coosemans ! Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 30 décembre 2008 [retour au début des forums] ouais. vive la purge !
Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 30 décembre 2008, par Marc Lenglet [retour au début des forums] Ca fait deux mois que je suis parti...maintenant, si le taulier continue à publier mes brouillons laissés en stock, je n’y peux pas grand chose. Quant à Close to the edge, c’est aussi imbuvable que Tarkus, point. Et je doute que vous entendrez beaucoup parler de progressif, en bien ou en mal, avec Coosemans. Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 31 décembre 2008 [retour au début des forums] "Et je doute que vous entendrez beaucoup parler de progressif, en bien ou en mal, avec Coosemans." Goûts de chiottes et dons divinatoires, tu cumules, Lenglet. Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 31 décembre 2008, par Marc Lenglet [retour au début des forums] Non, mais me semble pas qu’il fasse preuve d’une grande sympathie pour ce type de musique pompière. Quant à "Goûts des chiottes"...vous ne pouvez pas savoir, en 6 ans sur pop-rock, ce que j’ai espéré tomber sur quelqu’un qui ait dépassé le stade de l’anathème-touche-pipi-proche-du-slip en matière de goûts musicaux comparés. Ce ne sera pas encore pour aujourd’hui apparemment... Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 31 décembre 2008 [retour au début des forums] ça n’empêche, t’as vraiment aucun bon goût ! Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 31 décembre 2008 [retour au début des forums] "musique pompière" !!! ça ne veut rien dire ton truc à la con.
Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 1er janvier 2009, par Marc Lenglet [retour au début des forums] Open a dictionnary, dickhead. Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 1er janvier 2009 [retour au début des forums] allez... dégage ! (ah ben non, c’est vrai c’est déjà fait !) Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 27 août 2010, par Marc Langlet [retour au début des forums] Bah non je suis encore là XD. Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 27 août 2010, par Ert [retour au début des forums] Je cite :
Oui, Tarkus est une œuvre notoirement casse-bonbons, un truc à faire détester viscéralement le rock progressif à toute personne qui n’en aurait jamais écouté jusqu’alors. Une composition progressive peut être interminable, molle, maniérée. Ca, on le sait. Elle peut également être si pompière qu’elle en devient insupportable. On peut reprocher beaucoup de choses à Close to the edge, la symphonie mystique du Yes de ces années-là, ou même au Firth of fifth notoirement plus concis du Selling England by the pound de Genesis, à commencer par les trois qualificatifs peu flatteurs évoqués plus haut. Reste que les 18 minutes du premier ont le bon goût de déployer une incroyable variété de climats différents, de la fébrilité des arpèges de guitare d’ouverture au mysticisme rêveur diffusée par la célèbre séquence à l’harmonium. Quant au second, moins démonstratif, il s’agit d’une composition à la grâce remarquable, riche en émotions et en montées en puissance. Tarkus a, il est vrai, le défaut d’être antérieur à ces deux sommets du prog. Précisons également qu’avant d’être un groupe, ELP est un Super-groupe (le premier de l’histoire du rock en fait) qui rassemble Keith Emerson de The Nice, Greg Lake de King Crimson et Carl Palmer d’Atomic Rooster. Tarkus est majoritairement l’œuvre du premier, le second ayant toujours manifesté un certain attrait pour la simplicité et le troisième n’ayant apparemment guère d’avis sur la question. Défricheur de nouveaux territoires en matière de pièces de résistance alambiquées, il souffre d’une certaine naïveté dans son optique, d’une volonté d’en mettre plein la vue qui en devient rapidement contre-productive. Tarkus a en outre la malchance de ne pouvoir être jugé que sur la composition du même nom, monument pionnier de plus de vingt minutes qui ne parvient à générer ni l’éclectisme ni les atmosphère puissamment évocatrices requises pour que l’auditeur lambda ait une chance de tenir le coup. Nous parlions de naïveté, et Tarkus, pas encore totalement exfiltré loin d’une certaine idée des années 60, prend le pari de pas s’abandonner totalement au songe et d’y aller de son commentaire conscientisé. Outre la traditionnelle recherche d’harmonie et de grandeur mégalomaniaque, Tarkus joue aussi le rôle d’une dénonciation métaphorique et salement abstraite des conséquences de l’activité industrielle, militaire et religieuse de l’humanité, présentées sous les traits de Tarkus, l’hybride tatou/Panzer représenté sur la pochette. Sur un monolithe de cette envergure, tout n’est évidemment pas à rejeter. Bien employés, les synthétiseurs Moog révèlent une majesté épique inattendue. Certaines lignes de chant préfigurent l’onirisme qui serait bientôt en vogue chez les plupart des formations progressives. Mais pourquoi diable faut-il se farcir ces insupportables sections d’orgue Hammond couinants qui infestent chaque recoin de Tarkus et, à de rares exceptions près, n’apportent qu’un intense sentiment d’irritation (à commencer par les trois minutes d’introduction) ? Objectivement, on peut admirer la virtuosité d’Emerson et la réflexion évidente menée pour obtenir un tel rendu dissonant. Subjectivement, on prie juste pour que ça s’arrête et qu’on passe à autre chose. Et le reste ? Hé bien, justement, il n’y a pas à proprement parler de « reste ». La seconde face du vinyle était constitué de chansonnettes si minimalistes et insipide qu’il était humainement impossible d’y accorder le moindre intérêt une fois digéré ce léviathan de Tarkus et ce, qu’on ait apprécié ce dernier ou pas. Amusettes French cancan pour saloon (Jeremy Bender), micro symphonie baroque (The only way), médiocre rockabilly qui se voudrait drôle avec Are you ready Eddie... Mieux vaut oublier tout ça au plus vite. Oui, c’est sur, mais voilà quoi c’est comme ça ... Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 27 août 2010, par boulay professionnel [retour au début des forums] Tu penses ? Moi quand je prends cet extrait là de l’article Au début des années 70, une des plaisanteries les plus en vogue dans le milieu rock était la suivante : comment épelez-vous « prétentieux » ? La réponse était invariablement « E-L-P ». Le super groupe Emerson, Lake & Palmer eut en effet le douteux privilège de symboliser tous les travers et les excès du rock progressif, ceux qui contribuèrent à ce que le courant dans son ensemble passe rapidement du Capitole à la roche tarpéienne en l’espace de quelques années et qui, encore aujourd’hui, attachent à tout ce qui connoté « prog » une injuste réputation de pédantisme stérile.
J’ai envie de dire que je suis de ton avis. Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 27 août 2010, par boulay professionnel 2 [retour au début des forums] Détrompettez vous, j’ai envie de dire moi plutôt que : Qu’est ce que le Tarkus ? Oh, eh bien c’est une grosse bêbête, mi-tank mi-tatou, assez étrange et qui fait vraiment peur.
Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 27 août 2010, par Porinnd ?pp [retour au début des forums] Et moi je l’ai en vinyl heuuu et je vous equiquinne heuuuuu !!!!
Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 30 août 2010 [retour au début des forums] oui ! lalalalalalalalalala Emerson, Lake & Palmer : "Tarkus" 30 août 2010 [retour au début des forums] [cet espace est remplis dans le but d’atteindre plus de 10 caractères]
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