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Les albums de l’année de Jérôme Prévost décembre 2003 |
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J’avoue n’être habituellement pas convaincu par les chanteuses classées dans le rayon heavenly voices. A ma grande surprise, je dois rendre les armes devant un tel disque : les paysages que l’on visite en écoutant ces chansons sont tout simplement superbes. Douze titres où des sonorités à priori incompatibles se mélangent, douze univers où plane la voix toujours changeante de la chanteuse australienne. Alabaster, ou comment une artiste versée dans l’ésotérique détourne les schémas pop-rock classiques pour faire évoluer son folklore personnel. A écouter d’urgence.
La folk soul de Chan Marshall semble sonner juste sur tous les titres de ce sixième album. Ici, l’on ne trouve que de simples accords de guitare, quelques notes de piano et des rythmes rudimentaires autour des harmonies vocales de la chanteuse. Le résultat est souvent mélancolique, parfois dur, mais en tout cas bien plus varié et spontané que les opus précédents. Un album intime, mais dont on ne se sent pas exclu.
D’aucuns diront que Sepultura ne s’est jamais remis du départ d’un certain Max Cavalera. Je suis de ceux qui pensent que le groupe s’est acheté une liberté, et qu’ils l’ont payée pendant longtemps. Maintenant débarrassés de leur ancien label qui leur avait pourri la vie, les quatre musiciens sortent enfin un vrai album de Sepultura : fini la débauche d’invités prestigieux et retour aux sources du groupe. Ce n’est pas pour rien que Roorback sonne comme un Chaos A.D. plus adulte.
Douloureux de lire dans la presse que KJ fait partie des "vieux groupes sur le retour". Les membres de la blague qui tue ont pourtant été très occupés ces dernières années ; on ne pourra donc pas les accuser d’avoir passé sept ans devant la télé, à regarder le monde partir en fumée. Dans leur rage, ils ont mis les mélodies de côté : bien qu’on espère les retrouver un jour, on ne peut qu’adhérer à une telle déferlante d’énergie.
Comme toujours, le dernier album de Laibach fait parler. Et c’est bien dommage, car son but n’est que de vous faire bouger : Tanz mit Laibach, vous dit le premier single. Pour une fois, Laibach réussit un excellent album sans avoir à passer par des reprises. Les ambiances industrielles et les choeurs wagneriens se mélangent à des beats simplistes et agressifs, pour le plus grand plaisir de vos oreilles. Un plaisir coupable, peut-être, mais ô combien réjouissant ! |
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