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Top 5
Les albums de l’année de Jérôme Delvaux dimanche 26 décembre 2004 |
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1. Morrissey - You are the quarry
Qu’attendait-on du retour du plus flamboyant dandy des années 80, sept ans après un Maladjusted en demi-teinte ? Tout mais pas ça, serais-je tenté de répondre. Pas des chansons aussi abouties. Pas des mélodies aussi emballantes. Rien qui soit de nature à égaler, du point de vue des harmonies et de l’intensité, les plus grandes heures de l’histoire des Smiths. Sept ans de malheur auront donc été bénéfiques à un Moz qu’on croyait fini et qui, tel le phénix, renaît décidément toujours de ses cendres. Plus politique et plus engagé que jamais, le voici solidement remis en selle et prêt à dominer le monde du rock pendant les deux prochaines décennies. Alors qu’il y a encore dix ans, un groupe comme Suede lui donnait un bien douloureux coup de vieux, Morrissey donne aujourd’hui une leçon de rock’n’roll à une jeune garde désormais admirative et dévouée. Le Roi n’est pas mort ! Vive le Roi ! Et long soit son règne ! 2. Ghinzu - Blow
On vous a bassiné les oreilles toute l’année avec la « nouvelle scène belge ». Mais voila, s’il n’y avait qu’un seul disque à en retenir, ce serait celui-ci. Le deuxième album de Ghinzu est de ceux qui s’écoutent en boucle, sans jamais lasser. Emmené par un compositeur tout bonnement exceptionnel, le groupe bruxellois est notre coup de cœur de l’année. Personne, en effet, ne semble pouvoir rivaliser avec leur virtuosité, leur grâce, leur finesse et leur profondeur. Quand ils débarquent avec leurs costumes Strelli et leurs dégaines Reservoir Dogs, mieux vaut ne pas traîner dans les parages car ça va déménager. Des titres comme Blow et The dragster wave mettent les filles en transe et arracheraient une larme aux rockeurs les plus endurcis. Debout sur son piano, John Stargasm harangue les foules qui n’en peuvent plus de crier son nom. La Belgique n’avait plus connu ça depuis Brel. 3. Interpol - Antics
La première chose qui choque à l’écoute de cet album, c’est sa ressemblance frappante avec Turn on the bright lights, son prédécesseur. Au lieu de décevoir, elle rassure car Interpol ne s’est pas fourvoyé. On les disait fatigués, au bout du rouleau après une interminable tournée mondiale (notamment avec Cure), et on pouvait craindre un deuxième album - exercice difficile s’il en est - décevant, à l’image de ce qu’ont fait les Strokes et les Libertines. Interpol a pourtant réussi à évoluer. Le chant est plus assuré et certains arrangements sont plus aboutis. L’ombre de Joy Division plane toujours dans les environs, mais le quatuor achève de polir sa propre identité, son propre son. En attendant que le Revival New Wave rende son dernier souffle, Interpol vit ses années d’or. 4. Fixmer & McCarthy - Between the Devil
Quand un des plus grands artistes techno au monde rencontre la plus grande voix de l’EBM, le résultat ne peut être que détonnant. Terence Fixmer, seul aux machines, compose une bande-son infernale sur laquelle le très charismatique Douglas McCarthy, âme damnée de Nitzer Ebb, pose sa voix sépulcrale. L’alchimie est parfaite et personnifie l’Electro Body Music de l’an 2000 : sombre, violente, mais aussi dansante. Dave Clarke et The Hacker sont fans. Mais avec ses authentiques hymnes pour dancefloors, comme l’incontournable Splitter, ce disque peut gagner des partisans bien au-delà des sphères techno et electro. Quiconque a envie de suer et de jumper y trouvera son compte. C’est sans doute pourquoi leur passage à Dour reste mon concert préféré de l’année. 5. Daan - Victory
Le dernier album de Daan est passé presque inaperçu en Wallonie et à Bruxelles, sans doute éclipsé par le succès de groupes locaux. Il s’agit là d’un beau gâchis car l’Anversois, aussi chanteur de Dead Man Ray à ses heures perdues, livre peut-être avec Victory la plus belle performance vocale de l’année, toutes régions et nations confondues. Tantôt crooner, tantôt rockeur et tantôt même - presque - rappeur, Daan Stuyvens démontre une stupéfiante habilité à passer d’un registre à l’autre. Tellement bien qu’une écoute distraite nous laisserait penser que plusieurs chanteurs différents s’activent sur cette galette. Capable aussi de composer des instrumentaux dantesques (Housewife est sans doute le meilleur morceau electro de 2004), ce grand fan de Depeche Mode démontre qu’il est bien un des artistes incontournables du plat pays. Tant pis pour ceux qui ne jurent que par les Girls in Hawaii.
Jérôme Delvaux |
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Il y a 12 contribution(s) au forum. > Les albums de l’année de Jérôme Delvaux
(1/4) 22 juin 2005, par Marc Dorcel > Les albums de l’année de Jérôme Delvaux
(2/4) 4 juin 2005, par Jacques Brel > Les albums de l’année de Jérôme Delvaux
(3/4) 1er janvier 2005, par Jasper > Les albums de l’année de Jérôme Delvaux
(4/4) 27 décembre 2004 |
> Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 6 février 2006 [retour au début des forums] quand on est pas en mesure de critiquer une critique sans être méchant on fait autre chose
> Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 11 janvier 2005, par Jé [retour au début des forums] Tiens, c’est pas con ça... Think about it JD... ;-)
> Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 27 décembre 2004, par Bob Denard [retour au début des forums] Ben euh... vu du côté français, je me rappelle pas qu’on ait acclamé des artistes de chez vous comme ça depuis Brel, effectivement. Plastic Bertrand ? Annie Cordy ? Allez, je vous donne même Front 242, ils déchaînent pas leur public à ce point. > Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 27 décembre 2004, par joanny [retour au début des forums] Dans ce cas c’est bien triste. Pour avoir vu Deus et Ginzhu je place les premiers bien au-dessus des seconds (l’entrée sur scène, ça oui, très bien. Après ça se gate). > Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 27 décembre 2004, par Fred [retour au début des forums] plutôt d’accord. Ghinzu ça en jette les 5 premières minutes et en général plus on avance dans le concert, plus ça énerve...
> Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 28 décembre 2004 [retour au début des forums] le monde musical est tellement morose qu’on se met à acclamer le moindre groupe avec un peu de talent (d’ailleurs ça reste à voir, moi aussi je les ai vu en live et ça cassait pas 3 pattes à un canard - maintenant l’album je sais pas) > Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 1er juin 2005 [retour au début des forums] si tu sais pas, ferme la > Les albums de l’année de Jérôme Delvaux 8 juillet 2005, par lise [retour au début des forums]
Pour les concerts je ne sais pas, mais je peux t’affirmer une chose, c’est que Blow et Electronic Jacuzzi méritent vraiment d’être écoutés. Pour te donner une idée je te conseille d’aller faire un petit tour sur leur site
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