|
|
|
Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange dimanche 30 décembre 2007 |
|
DANS LA MEME RUBRIQUE :
|
En raison de la qualité des productions musicales cette année, j’ai demandé à mon rédac’chef la permission de ne pas me cantonner simplement à cinq pauvres petites places pour lâcher mon grain de sel sur ce qui, selon mon humble avis, s’est fait de mieux en 2007 dans le microcosme de la pop et du rock.
1. Fields - Everything last winter ![]() On n’a malheureusement pas assez parlé de ce groupe britannique aux capacités dantesques. Des refrains accrocheurs, des morceaux qui font mouche sans jamais trop en faire, un rock énergique, une pop dynamique et surtout un duo vocal absolument fabuleux. C’est certain, Nick Peill et Thorunn Antonia ne sont pas étrangers au succès de cette toute première galette et de ses morceaux percutants et faciles à écouter. C’est un exercice de style maîtrisé avec tant de finesse et de légèreté que cet album, parfait de bout en bout, ne pouvait que se retrouver en première position de mon top. 2. Jon Auer - Songs from the year of our demise ![]() Un album qui est loin d’être court du haut de ses trois demi-douzaines de titres, mais qui passe pourtant comme une lettre à la poste. Le songwriter de génie qu’est Jon Auer, échappé des Posies, livre un album humble et intimiste, parfait pour l’hiver, en se révélant comme l’un des nouveaux talents à surveiller dans le folk nord-américain de cette prochaine décennie. Une fois encore, l’album n’a pas forcément eu le succès qu’il méritait, mais je suis prête à parier que ce personnage parviendra à conquérir son monde au fur et à mesure de sa progression. Perso, j’ai été conquise dès les premières notes de cet opus. 3. De/Vision - Noob ![]() Passer à côté de ce nouvel album du duo teuton, à mon sens, c’est passer à côté de la seule production électro qui ait pu être valable cette année, au sens "pop" du terme (si on omet Von Südenfeld, dans une catégorie bien plus barje). Steffen Keth et Thomas Adam ont enfin réussi à sortir la tête hors de l’eau en s’alliant avec Schumann & Bach pour cet album excellent, taillé sur mesure pour les dancefloors et les rêveurs mélancoliques. On laisse tomber les poncifs sombres de l’électro-wave pour se diriger vers une pop optimiste et recherchée. Trop rare pour être oublié de sitôt. 4. Naked Lunch - This atom heart of ours ![]() On quitte l’Allemagne et on traverse les Alpes pour se retrouver en Autriche (décidément, il est international, mon top) avec les trois artisans de Naked Lunch pour un album tout simplement beau, qui sent bon le retour aux sources et la sérénité aérienne. Des chansons fraîches et simples, un goût prononcé pour les petits plaisirs de l’existence, et un versant musical à la fois inventif et dénué de toutes fioritures inutiles. La folk-pop authentique et un brin électro de ce triumvirat de troubadours fait de This atom heart of ours un album atemporel. 5. The National - Boxer ![]() A la fois plus ambitieux et plus austère encore qu’Alligator, Boxer permet enfin de percevoir l’éclosion phénoménale du talent incontesté de ce groupe trop souvent méprisé au profit d’une scène plus visible, mais aussi plus putassière. Probablement un des seuls groupes à tirer son épingle du jeu actuellement et dont la carrière s’annonce radieuse, The National nous sert un austère couvert avec ce disque monacal et jouissif. Alternant rock acerbe et mélancolie luisante, Boxer est sans doute l’album de rock sombre le plus complet et le plus abouti de cette année. 6. Low - Drums and guns ![]() Si j’apprécie beaucoup le légendaire trio américain, je n’aurais jamais pensé pouvoir mettre un jour un de leurs albums dans un top quelconque. Les albums étaient toujours agréables et intéressants, mais il leur manquait souvent un je-ne-sais-quoi de plus... je sais pas. De plus, tout simplement. Mais voilà ce je-ne-sais-quoi magique et avant-gardiste qui pointe le bout de son nez et fait franchir un nouveau pallier musical au groupe. Absolument rien à jeter, une atmosphère toute particulière qui s’installe calmement au long des morceaux, et des expérimentations fines et pertinentes qui confèrent aux titres une ambiance de recueillement. Lumineux et glacé. 7. Recoil - subHuman ![]() Le nouvel Alan Wilder est à la hauteur de toutes les espérances et parvient à mélanger expérimentations trip-hop, musiques sudistes et blues sombre dans un tourbillon qui rappelle très fortement le chaos de Kathrina à la Nouvelle-Orléans. Il faut dire que la présence vocale de Joe Richardson y est beaucoup dans le mysticisme de ce disque qui ne s’appréhende pas en une seule écoute, mais nécessite plusieurs approches. Une véritable bande-son pour vos idées noires, un disque poisseux que les amateurs du genre ne délaisseront pas. 8. Blonde Redhead - 23 ![]() Décidément, les gloires indie des années 90 sont à l’honneur cette année. C’est au tour de Blonde Redhead de nous fournir enfin un album excellent de bout en bout (et pas seulement par moments, comme ils savaient si bien le faire), qui s’ouvre sur la magistrale chanson éponyme et emporte l’auditrice subjuguée que je suis dans un univers féérique, haut en couleurs et en idées nouvelles. Evidemment, cette pop éthérée est très éloignée du rock abrasif de leurs débuts, mais on ne pourra pas les blâmer d’oser changer de style au fur et à mesure de leur évolution musicale. 9. Piano Magic - Part monster ![]() Si vous cherchez le pendant ténébreux du premier album de Fields, le nouveau Piano Magic fera très bien l’affaire : la pop froide et maladive de ce groupe atypique atteint ici des sommets parfois plus conventionnels, tout en donnant une dimension plus transcendentale à un groupe qui avait souvent pour habitude de verser dans un rock opaque et difficile d’accès. Le disque est bien loin d’être chaleureux mais présente des morceaux foutrement bien ficelés, fournis ras-la-gueule de tout ce qu’il faut pour mettre en place une ambiance mélancolique, le tout sur des rythmes pourtant bien rock. 10. Kings Of Leon - Because of the times ![]() La petite famille de Nashville ferme fièrement la marche avec un troisième opus qui confirme largement la capacité des Kings Of Leon à rester aux aguets quand à l’évolution de leur rock. Sale, garage et parfois quasi-tarantinesque, Because of the times reste bien au-dessus des autres parangons du genre et ouvre un nouveau chapitre dans la discographie des quatre Followill. Des morceaux bruts et séduisants, du bon rock rugueux et sincère pour un album visiblement très riche et bien troussé. Clarisse de Saint-Ange |
|||
|
|
|
Il y a 11 contribution(s) au forum. Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange
(1/5) 3 janvier 2008 Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange
(2/5) 3 janvier 2008 Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange
(3/5) 31 décembre 2007 Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange
(4/5) 30 décembre 2007, par alligator 427 Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange
(5/5) 30 décembre 2007 |
Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange 30 décembre 2007 [retour au début des forums] C’est bien, tu as l’occasion de faire plein de découvertes... Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange 31 décembre 2007, par Lennox [retour au début des forums] Tu devrais t’intéresser à De/Vision, ils ont un style assez proche de celui de DM. Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange 31 décembre 2007 [retour au début des forums] ou à Tokio Hotel, c’est assez pareil à 30 ans de différence. Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange 31 décembre 2007, par ano [retour au début des forums] Au niveau du succès : oui. Au niveau musical, je ne vois pas le rapport.
Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange 30 décembre 2007 [retour au début des forums] " La folk-pop authentique et un brin électro (...)". Même relevé mais en plus court (tout est dans le "et"). Mon dieu, mon dieu, ... -3 fois tout pareil ;) Le top 10 de l’année de Clarisse de Saint-Ange 2 janvier 2008, par Eol [retour au début des forums] Autant je ne suis pas d’accord avec elle sur interpol, autant je plussoie sur plusieurs de ces choix top et plus particulièrement sur le choix de Blonde Redhead qui est un album en effet absolument magistral ! Et le fait qu’ils aient joué avant interpol n’est pas une raison de mon adoration de cet album !!
|