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Les chroniqueurs de Pop-Rock parlent de
The Cure dimanche 14 septembre 2008, par , , , , , |
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Plutôt que de parler généralement de The Cure, il me semble crucial de s’arrêter sur le cas Pornography, qui reste l’album le plus sombre et le plus emblématique du groupe, accessoirement le pivot de toute sa carrière. Basé sur une rythmique devant beaucoup à Kate Bush (« Madonna who ? »), l’album a été réalisé dans des conditions parfaitement apocalyptiques, Smith restant la plupart du temps terré dans une grotte constituée par un bout de toile et un derrière de canapé, caverne platonicienne d’où il essaye de s’échapper par le biais des portes de la perception. Ceux qui lui ont demandé le savent : « Vos gueules, je crée ! » Point de mysticisme philosophique dans mes propos, juste un constat, le même que Smith admit plus tard de lui-même : « Si j’avais continué sur cette voie, je serai mort à l’heure qu’il est ». Aveu d’impuissance ou première pénétration dans le monde des Idées ? Sans doute un peu des deux, car la sortie de la caverne est longue est difficile ; elle implique de passer du monde sensible - qui n’est qu’une illusion, comme le savent maintenant les physiciens post-quantiques - au monde des Idées, en passant par l’acquisition longue et douloureuse des connaissances. Ainsi, Smith rejette l’étiquette gothique non pas par pédance mais bel et bien par transcendance, ainsi que le prouve tout le restant de sa carrière : l’après Pornography est une construction nouvelle (même si préfigurée par The Glove) qui le conduit sur une approche de plus en plus subtile de sa musique, jusqu’au dépassement de ses vieux démons (« I will never be clean again » ne semble plus résonner dans sa tête), entamé avec ce qui sera sans doute plus tard défini comme la seconde trilogie du groupe : Bloodflowers, The Cure, et 4-13 Dream. Dont acte à venir ? Y.V. Ah, les vertus du politiquement correct. Le respect, la tolérance, l’absence de préjugés. La Sainte Trinité du galvaudé. Pas facile de s’opposer à tant de bons sentiments. Pourtant, The Cure est à mon sens l’incarnation même de sa caricature, au point de parfois couper l’herbe sous le pied de tous ses détracteurs. A l’écoute accidentelle de Boys don’t cry, je ne peux m’empêcher de zapper devant tant d’affectation, de pose et de geignardise. The Cure appartient à la caste des groupes que je déteste gratuitement et instinctivement, peut-être parce que leur exploitation forcenée du spleen relève pour moi du chiqué. Et je n’ai ni le courage ni le désœuvrement nécessaires pour m’enfiler leur pleine discographie histoire de corriger cette hypothétique erreur de tir. A.J. Tant de souvenirs liés à ce groupe. La première fois où je les ai entendus (autre que le passage d’un single à la radio) : les fêtes de Wallonie, l’esprit un peu « hagard », et puis pan ! ce double coup de basse phénoménal suivi de l’inoubliable morceau de bravoure à la guitare que constitue The Kiss. Le temps de demander au bonhomme qui tenait l’échoppe qui était ce groupe, l’esprit tout juste capable d’enregistrer une pochette rouge, et me voilà en train de louer à la Médiathèque Pornography (oui, je sais... mais en même temps, cette confusion ne fut que bénéfique). Incontestablement, c’est à cette époque que se sont dessinés les grands contours de ce que seraient mes goûts musicaux, et The Cure est indissociable tant de cette époque que de l’univers musical dans lequel je me complais. Je ne peux toutefois pas décemment admettre que j’aime tout de The Cure. Le groupe pop me plaît de temps en temps, m’irrite à d’autres. Le groupe rock n’est pas mal, mais est loin d’être mon préféré. Le groupe plombé, qui sait cristalliser la noirceur de l’âme humaine, mettre la folie, l’addiction, les phobies en musique est plus qu’une référence, un objet de culte. Autre souvenir, et non des moindres : The Cure est également le premier groupe que j’ai chroniqué pour Pop-Rock... G.B. J’ai un étrange rapport avec The Cure. Il y a une dizaine d’années, il fut l’une de ces rares formations que j’écoutais de manière exclusive et obsessionnelle alors qu’aujourd’hui, je ne me passe plus leurs disques que par accident. Il ne s’agit pourtant pas de mépris de ma part à leur égard : Cure reste à mes yeux l’un des rares spécimens de son espèce à ne pas être devenu irrémédiablement ringard au fil des années. Mais l’abus nuit en toutes choses... D’autant plus qu’une écoute toujours plus assidue ne tarda pas à révéler les lézardes dans le piédestal de ce groupe mythique. Si par le passé, Cure fut un maître incontesté dans l’art de faire affleurer les émotions les plus noires et les plus désespérées, ses multiples incursions dans la pop guillerette m’ont toujours semblé incongrues et hors sujet. En ce qui concerne les réalisations plus actuelles du groupe, le constat est, à peu de choses près, inverse. Alors que The Cure - et Robert Smith lui-même d’ailleurs - est devenu un pachydermique monument classé, ses facette pop et rock se montrent souvent plutôt agréables alors que les sempiternels épanchements spleeniques ne dévoilent plus qu’une sinistre caricature de ce que le groupe fut un jour lointain (autrement dit, vive The Cure et mort à Bloodflowers !). Néanmoins, compte tenu de ce qu’ils ont incarné à une époque, je fais partie de ceux qui estiment que si Robert Smith avait sabordé son groupe voici 15 ans, la légende ne s’en porterait pas plus mal. M.L. The Cure, j’y suis arrivé vers 16-17 ans via Depeche Mode. Cela semblait un cheminement logique, et des morceaux comme A forest ou Let’s go to bed faisaient figure de portes d’entrée idéales. Je me suis ensuite passionné pour la compile Staring at the sea et des singles comme Killing an Arab et Charlotte sometimes, mais Cure est toujours resté le numéro 2 derrière DM. Voire même le numéro 3, car David Bowie trônait déjà en bonne place sur mon podium personnel. J’ai pourtant passé un nombre incalculable d’heures à écouter Pornography, Disintegration et, dans une moindre mesure, The head on the door. The Cure, par le biais de ces albums, est le groupe qui m’a amené à apprécier des formations plus sombres comme Joy Division et Dead Can Dance. Puis, voilà, le temps a fait son œuvre et je me suis lassé de Robert Smith... Après Bloodflowers, en 2002, j’ai commencé à délaisser mon intégrale de Cure. Je ne saurais expliquer précisément pourquoi, car l’album était bon. J’ai eu comme un déclic. Aujourd’hui, je ne vais plus les voir en concert et je n’attends plus rien de spécial de Smith, cette grosse baudruche, ce sac à vin, cette caricature de lui-même qui n’a même pas eu le bon goût de se mettre une balle dans la tête après Pornography. J.D. Comment survivre à un tel album ? J’ai moi, aussi, passé un nombre incalculable d’heures à écouter Pornography. La bande-son du développement intellectuel d’un adolescent. Une bande-son qui ouvrit sur bien des choses... jusqu’à ce que la vie fasse que Robert Smith vieillisse plus mal que moi. Oui, la discographie du groupe des 15 dernières années est très discutable, contrairement à celle des 15 premières. Seulement voilà, le symbole reste là, et contrairement à bien d’autres groupes de cet âge, ces 15 premières années sont encore bien retranscrites en concert. Du moins assez bien pour que je puisse continuer à dire qu’il s’agit de mon groupe favori, ne serait-ce que par fidélité vis-à-vis de la place qu’il avait dans ma vie autrefois. Cure reste comme une ombre qui me rappelle qui je fus. Cela veut-il dire que Smith n’est plus vraiment apte à être autre chose qu’un fantôme ? Si l’espoir est là pour chaque nouvel album, il s’est usé avec les années, à force de déceptions. L’aspect conceptuel des sorties de singles tirés du futur 4:13 Dream fait malheureusement plus rêver que les singles eux-mêmes. Je sais néanmoins qu’au fond de Smith, il reste les graines de quelque chose d’intrinsèquement sombre, qui fait de lui un Grand Ancien. Alors je rêve et j’attends. J.P. |
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Il y a 28 contribution(s) au forum. The Cure
(1/12) 19 octobre 2008, par peps The Cure
(2/12) 28 septembre 2008 The Cure
(3/12) 18 septembre 2008, par curé The Cure
(4/12) 17 septembre 2008 The Cure
(5/12) 15 septembre 2008 The Cure
(6/12) 15 septembre 2008, par sim The Cure
(7/12) 14 septembre 2008, par The last day of summer The Cure
(8/12) 14 septembre 2008, par Jimbo The Cure
(9/12) 14 septembre 2008 The Cure
(10/12) 14 septembre 2008, par pifame The Cure
(11/12) 14 septembre 2008, par The Invisible Man The Cure
(12/12) 14 septembre 2008, par Boniface de Mite |
The Cure 19 septembre 2008, par Humphrey d’autres circonstances, vous verrez ! [retour au début des forums] Non c’est pas possible de dire ça. Tout simplement parce qu’il faudrait être vraiment con, sinon -si ça c’est pas un argument...
The Cure 14 septembre 2008 [retour au début des forums] je remplacerais radiohead par coldplay.....hihihihi The Cure 3 décembre 2009, par Pichu [retour au début des forums] VRAI ! Freakshow est une de mes favorites ! Je l’adore tout simplement ! Un vrai chef-d’oeuvre ! The Cure 7 janvier 2010, par lise [retour au début des forums] salut moi c’est lise, fan des cure depuis plus de quinze ans,les médias crashent alégrement sur les cure,moi je trouve que les cure on fait aucune faute sur leur parcour géneral,ils ont eperimenter beaucoup de nouveaux sons,pour moi c’es toujours rester du cure a part entiére,je l’es es vue a bercy ils ont jouer plus de trois heures,et notre bon vieux Robrt est toujours au top , il a méme danser, t’imagine ?lol merci de l’es soutenir
The Cure 14 septembre 2008, par Dame-Chiite [retour au début des forums] J’trouve ça un peu lourdingue tous ces post qui parlent de prose foireuse ou d’articles inutiles ici. Les critiques : bouh c’est nul !
The Cure 14 septembre 2008, par je suis moi [retour au début des forums] venez les voir en concert et on en reparle ... The Cure 14 septembre 2008, par Boniface de Mite [retour au début des forums] J’ai vu la bande à Bébert dans les années 84 à 86 et à chaque fois je m’suis fait chier, pas musicalement mais au niveau du jeu de scène...ça frôle l’ennui mortel ! Donc c’est tout vu !! The Cure 14 septembre 2008 [retour au début des forums] prenez le temps de ré ecouter wild mood swings, bloodflowers, the cure....ce sont de très bon album......
Robert ouvre les yeus et surtout les oreilles
The Cure 14 septembre 2008, par soledad [retour au début des forums] oula il y a une confédération des imbéciles là où un sociopathe s’énerve sous différents pseudos ?
The Cure 24 septembre 2008, par Phil Danstachambre [retour au début des forums] Entièrement d’accord, la "dynamique" de Boris Williams manque cruellement.
The Cure 15 septembre 2008, par nikola [retour au début des forums] jeu de scène... Tu attends quoi d’un concert de Cure visuellement ? Que Robert Fasse un slam ? qu’il grimpe sur les amplis torse nu ?
Il te reste les comédies musicales ou les spectacles de Robert... Hossein pour t’en mettre plein la vue. Ton commentaire là dessus est aussi fin que certains niais qui vont parler de zik en terme de "ça bouge, c’est bien"... c’est la misère... PS : la critique est nécessaire quand elle est constructive. Mais se cacher derrière le refus du politiquement correct pour traiter Smith de "sac à vin" et en arriver à souhaiter son suicide pour que votre idéal curiste d’antan ait pu survivre, c’est juste abjecte. The Cure 15 septembre 2008, par Boniface de Mite [retour au début des forums] A la même époque Simple Minds, U2, DM et consorts nous proposaient d’autres choses, mais...après tout si ça te convient tant mieux ! The Cure 7 janvier 2010, par lise [retour au début des forums] tout es dit,tout dans l’emotion sur scéne bisous The Cure 18 septembre 2008, par soulmate [retour au début des forums] J’hallucine à lire tous vos commentaires... Surtout ceux qui parlent des lives... On peut dire ce qu’on veut de leur évolution musicale, certains resteront tjs bloqués sur Faith ou Pornography et n’aiment pas leur côté "pop"... Ms côté scène y a pas photo, ils assurent !!! Pr avoir assisté à leur concert à Bercy en Avril, concert de 3h, je peux en témoigner ! Alors oui, si je compare avec un groupe comme Muse, y a pas de jeu de scène, ms perso je préfère la prestance de Smith à la mégalomanie ;) The Cure 18 septembre 2008 [retour au début des forums] Bercy un lieu de concert ? C’est pas plutôt un terrain de bike ou un héliport ? :-( The Cure 19 septembre 2008, par Boniface de Mite [retour au début des forums] Tu préfères roupiller quoi !
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