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Le Nickhornbysme Du Week-end : Didier CZ Cinq disques de l’âge tendre samedi 7 février 2009, par |
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Didier Czepczyk, ou plus simplement CZ, pour les intimes, est le guitariste et compositeur de Texas Trauma, un groupe wallon dont le premier album, Topgun Patsy, sort ce mois-ci via le label indépendant Sleep Walking Records. C’est depuis sa tanière de Courcelles, un terreau décidément fertile en artistes étiquetés « electro/wave » (c’est aussi dans ce patelin du Hainaut que crèche Jean-Marc Mélot de Modern Cubism), qu’il nous parle ce samedi de quelques disques qui ont compté pour lui...
"Un album pour les gens qui s’habillent en noir même par 40 degrés à l’ombre". Ainsi se terminait la chronique de cette plaque dans un Télé-Moustique authentifié de 1985. Quand on a 15 ans à l’époque et qu’on a décidé que désormais on serait un niouww wéééffff, un vrai de vrai, ce genre de critique, ça fait mouche, je vous l’assure. Ajoutez à cela qu’il y était également question de grandes influences "à la New Order"... Je ne pouvais donc que courir me commander ce vinyle chez mon disquaire favori de Charleroi : Cadillac Music (quel nom génial, non ? Cherchez plus tovaritch ! C’est devenu un night-shop). A l’écoute, je n’ai point été déçu. Il y avait là tout ce qu’un jeune "néo-dépressif pour du faux" pouvait chercher. Un chant plaintif au possible, des synthés lugubres, une basse au son de banjo électrique dans le plus pur style Peter Hook... Et un hymne aussi, un titre qui depuis est devenu un classique du genre : The Last Song (chanson qui, comme son nom ne l’indique pas, ouvrait le bal). Bref, cet album je l’ai usé sur ma platine pendant des mois. En gros, je l’ai mis de côté plus ou moins au même moment où j’ai arrêté de porter des pantalons "SOS". Aujourd’hui, avec le recul, je dois bien objectivement avouer que ce disque est bourré de défauts. Mais lorsque que j’ai revu les frères Lomprez (Trisomie 21 est un duo de la région de Valenciennes) à Waregem l’année dernière, c’était un peu comme retrouver de vieux potes. Dès l’intro de The Last Song, je me suis surpris à avoir la larme à l’œil. On n’échappe jamais à son adolescence.
Chronologiquement, cet opus de Depeche Mode est pour moi le premier 33 tours que j’ai acheté avec mes petits sousous à moi. Enfin, je veux dire par là que je suis allé moi-même tout seul comme un grand au magasin me l’offrir. A cette époque troublée où je ne considérais pas encore Modern Talking comme de la merde, j’avais complètement flashé sur Master And Servant et son clip plein de marteaux piqueurs. J’avais déjà une vague idée de l’œuvre de Depeche Mode, je connaissais les Just Can’t Get Enough, Get The Balance Right, Everything Counts... Mais très naïvement, je croyais que j’allais retrouver tous ces titres sur Some Great Reward ! Marrant, je ne pensais pas qu’ils avaient déjà trois plaques derrière eux. Et là ma vie a changé, je connaissais quasiment toutes les chansons par cœur, avec une préférence pour Blasphemous Rumours. C’est à ce moment précis que j’ai eu envie de faire de la musique. Par la suite mes goûts se sont radicalisés, affinés, tranchés, gogolisés... Et j’ai fini par considérer Depeche Mode comme de la grosse daube commerciale. J’ai revendu tous les disques que je possédais d’eux au même titre que Propaganda, Art Of Noise, Frankie Goes To Hollywood, Pet Shop Boys... Enfin, je trouvais que tous ces disques faisaient tache à côté de mes Joy Division ou autres Front 242. Maintenant, je vous le donne en mille, je fais les disquaires d’occasions pour les retrouver, toutes ces reliques.
Le décès de mon père cette semaine m’a appris deux choses : le sens réel du mot chagrin et l’incommensurable nullité de la programmation musicale des funérariums. Sérieusement, j’étais prêt à me rebrancher sur Purée FM, c’est vous dire. Entre Yesterday version orgue d’église et Conte Partiro aux violons dégoulinants de guimauve, je me suis posé la question : mais finalement papa, il aimait quoi comme musique ? Ca peut paraître con, mais on ne parlait pas vraiment de ça. La mienne de musique, il a dût plus la supporter qu’autre chose. Et en silence en plus. Des années et des années de répétitions dans son grenier. Avec des batteurs qui auraient mieux fait de faire bûcherons. Avec les vibrations, la vaisselle sortait toute seule de ses placards ! Jamais il ne m’en a tenu rigueur ou si peu. Mais cela ne répond pas à la question : il aimait quoi à part Shakira (car le fieffé coquin m’avait confié que du haut de ses 64 ans, il l’aurait quand même bien solidement arrangée la Colombienne colombe) ? Et puis je me suis souvenu de cette pochette qui me faisait un peu peur quand j’étais gosse. Cette mince et élégante silhouette noire entourée de ce halo rouge vif. Midnight Special ! Mon père aimait Harry Belafonte. J’ai retrouvé l’album, il me l’avait filé pour que je le copie en CD. J’ai écouté. J’y ai retrouvé tout ce qu’il pouvait apprécier dans les sentiments humains. Quelque chose de tragique. Un rythm and blues qui suinte la colère contenue. L’alcool, la souffrance, la joie, la jouissance du moment présent, la fièvre,... Les esclaves noirs ont quelque chose de slave.
Ce qu’il y a de bien avec les Shadows, c’est qu’on a l’impression qu’en quarante ans de carrière, ces gars ont assuré avec les mêmes vingt titres. Cherchez bien, voyez le nombre de compiles sorties. Vous aurez toujours droit aux inaltérables FBI, Apache, Sleepwalk, Jet Black (qui a sans doute donné son nom de scène au batteur des Stranglers), Little B(et son solo de batterie de dix minutes, qui dit mieux ?)... Que du bon, rien à jeter. Voyez-vous chers amis mélomanes, pour moi, la guitare électrique, ce sont les Shadows et personne d’autre. Point final. De Jimi Van Halen à Edward Hendrix en passant par Serge Clapton, ils peuvent tous aller se recoucher. Cet avis n’engage que moi mais je le maintiens. Le premier qui me dit que les Shadows, c’est naze, je l’empale vivant (vu que mort, ça a moins de piquant). Et puis de vous à moi, je n’ai peut-être pas le jeu de Hank Marvin, mais j’ai les lunettes.
Un single pour finir, pas un album. Parce que les Brolling Steeuunes, fondamentalement ils m’ont toujours emmerdé. Jamais pu encadrer la tête de con de Mick Jagger. Encore moins l’autre trépané de Keith Richards. De bon, je retiens juste ce tube universel. Sans doute les premiers mots que j’ai prononcé en anglais sans savoir que ça en était : I Can’t Get No. Et puis c’est prophétique les gars. Faut se rendre à l’évidence : we will never get satisfaction ! Never ! Une fois qu’on sait ça, on est déjà moins con. |
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L’invité du samedi |
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Il y a 25 contribution(s) au forum. Le Nickhornbysme Du Week-end : Didier CZ
(1/6) 19 avril 2009, par volatilewhitelaw Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ
(2/6) 9 février 2009, par Cz Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ
(3/6) 8 février 2009, par Fabrice Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ
(4/6) 7 février 2009, par mathieu Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ
(5/6) 7 février 2009, par fan de Front Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ
(6/6) 7 février 2009, par Gilbert Lepère |
Le Nickhornbysme Du Week-end : Didier CZ 1er juin 2010, par trutulululuu [retour au début des forums] Ben c l’inventeur du nychronidemfe ftiensnsnsnsnsnsnsn HIHIIIÏÏÏI
Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 9 février 2009, par mathieu [retour au début des forums] je peux m’imaginer que c’était juste pour rire. Vu ce que vous avez écrit, et vu le choix musical que vous nous avez présenté, on ne pouvait que déduire que vous avez une grande ouverture d’esprit musical :-) Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 1er juin 2010, par zzi cioun coiu [retour au début des forums] "Maintenant, si vous me dites que Tommi Iommi est naze, je vous empale vivant, parce que j’ai déjà peine à vous pardonner le crime de lèse-jimi-hendrix (écoutez machine gun du band of gypsies, çà vous fera changer d’avis !).." Hello Mathieu, ne cherchez pas de pal, en fait j’aime Hendrix et Black Sabbath
Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 1er juin 2010, par coin coin le canard HIHIII [retour au début des forums] je peux m’imaginer que c’était juste pour rire. Vu ce que vous avez écrit, et vu le choix musical que vous nous avez présenté, on ne pouvait que déduire que vous avez une grande ouverture d’esprit musical :-)
Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par Clay [retour au début des forums] L’accent, c’est celui de Courcelles ! Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par fan de Front [retour au début des forums] C’est bien c’que j’disais, un accent de merde d’une région pourrie ! Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par Clay [retour au début des forums] Tu es d’où, toi, pour tenir ce genre de propos ? Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par Candy Raton [retour au début des forums] Enculé de ta race, je niquerai ta soeur et volerai tes jantes de nazi. Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par fan de Front [retour au début des forums] J’ai pas de soeur, mais si ma mère t’intéresse on peut s’arranger. Et je suis de Charleroi pour répondre à l’autre question ! Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par Matelot [retour au début des forums] Décidément, les Carolos sont vraiment des RACAiLLES ! =) Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par Candy Raton [retour au début des forums] Hohé Hohéééé mateloooot.. Ta tête sur les rails du tram, mon frère Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par Matelot [retour au début des forums] Le tram t’as vu j’le dégomme avec mes dents en or, fils. Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009 [retour au début des forums] Pour trouver Texas Trauma "affligeant", faut vraiment avoir de la merde dans les yeux ET dans les oreilles Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par Popol [retour au début des forums] Bin quand on adule les Rolling Stones ça va de soi... Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par fan de Front [retour au début des forums] Tiens, des belches ! A part le chanteur qui chante comme Jean-Luc et qui pourrait relever l’bouzin...m’étonnerait que ce band franchisse les frontières un jour en s’imposant comme figure emblématique de l’electro-rock belche. Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 7 février 2009, par cartman [retour au début des forums] Jean-luc Lahaie ? Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 8 février 2009, par fan de Front [retour au début des forums] Non, Demeyer. Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 9 février 2009, par Clay [retour au début des forums] Il a bon goût, lui !
Le Nickhornbysme du week-end : Didier CZ 12 octobre 2009 [retour au début des forums] oh moi aussi j’allais chez Cadillac :)
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