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Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak Cinq émeutes dans les synapses samedi 24 janvier 2009, par |
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DJ Kwak, c’est l’organisateur des soirées Strictly Niceness, les plus soulful de l’offre nocturne bruxelloise. The Funky Man a cependant grandi les oreilles entre beaucoup de styles, bercé autant par Motörhead et Otis Redding que par Miles Davis et Grandmaster Flash. Ex-frontman dans quelque groupe punk-funk rigolard, il est ensuite passé à l’étape du son et ensuite du deejaying. Il nous nickhornbyse cinq disques, parmi 200 autres tout aussi séminaux, toujours capables de lui créer une émeute dans les synapses. Conseils d’utilisation inclus.
Bad Brains : Rock For Light La punky-reggae party chère à Bob Marley. Précurseurs de la musique négroïde à tendance agitée du bocal, Bad Brains les influencera tous, en tout : Fishbone, Public Enemy, Beastie Boys, Red Hot Chili Peppers, Metallica, Slayer, Helmet... Rock For Light est un brûlot. 20 morceaux ramassés, à vous ramasser à la petite cuillère en bout de course. Un incunable du reggae y est dévié : Rally Round Jah Throne. Sons et production y sont crus : ça agresse, ça apaise, ça masse et ça délasse. Encore et toujours cette urgence primale, 25 ans après. Le charisme de HR (le chanteur psychotique), couplé à la maîtrise technique des autres, l’addition punk-reggae ... Autant d’éléments qui font de cet album la Supertouch pour Destroy Babylon dans ton petit crâne en compagnie de la Riot Squad. Le retour de 2007, avec un très bon album produit par Adam Yauch des Beastie Boys, ne donnera pas les résultas scéniques escomptés (en l’occurrence, ce fut une escroquerie). Mais, mes vieux os se souviennent avec nostalgie d’un concert dantesque à Louvain, en 1993. À l’époque, j’avais des cheveux et je m’en étais retrouvé tout défrisé. Listen to : Dead Kennedys, Agnostic Front, Fishbone, Beastie Boys, Red Hot Chili Peppers, Primus, 24/7 Spyz... The Pixies : Surfer Rosa & Come On Pilgrim L’une des 374 bibles ! Tout y est : chansons incroyables, mélodies, arrangements, sophistication. La digestion par le groupe de ses influences est impressionnante. Impressionnante aussi, la liste des groupes se revendiquant des Pixies. C’est l’Europe qui les découvre avec l’album Doolittle. Frank Black (avec son simiesque profil) n’a pas son pareil pour concocter des tueries. Sous la sophistication des compos, cette grit à nulle autre pareille. C’est poisseux, sexy, snob, léger, futile, dense, tendu. Mais essentiel. Quand j’écoute le disque pour la première fois, je me dis que je dois rentrer dans les ordres, comprendre, monter un groupe. Ce sera chose faite deux ans plus tard. Le singe est parti au paradis. Where is my mind ? Listen to : Nirvana, Queens Of The Stone Age, Helmet, The Beatles, The Melvins, The Beach Boys... Public Enemy : It Takes A Nation Of Millions To Hold Us Back I’m (half) black and I’m proud. Après avoir subi les affres du racisme larvé de mon environnement de l’époque, je peux enfin me lever et assumer le fait que je suis métis. Grâce à Public Enemy. Et Spike Lee. Entendre Fight The Power au cinéma, avec le gros son et tout, ça donne envie de casser du facho en quatre, du cave en cinq et du faux-cul en six. Et inversement. Même 20 ans et 25432 écoutes plus tard. Orchestrée par The Bomb Squad (qui commença par déboîter Long Island en tant que dj’s), financée par Russell Simmons et Rick Rubin, cette furie sonique foutraque et foutrement funky mélange breaks funk, guitares rock (avec Kerry King de Slayer sur She Watch Channel Zero), paroles ciselées, le tout dans un tissu révolutionnaire. Tous les moyens seront bons pour construire ce disque : sampler à partir de vieilles cassettes, gratter des heures de studio à gauche ou à droite, jeter des groupes dehors, voler des bandes, on en passe... L’urgence de ce disque est indéniable. Prétendument raciste, ce groupe mythique, à replacer dans le contexte racial américain, ne donnera jamais (à mon sens) de bon concert en Belgique. L’acier noir à l’heure du chaos. Listen to : A Tribe Called Quest, James Brown, KRS One, Sam Cooke, Spoonie Gee, NWA, Curtis Mayfield, Otis Redding, EPMD... War : The World Is A Ghetto Au début des années 90, je travaillais pour un disquaire dont le gérant, nommé Van Belle, m’offrit ce disque. Le truc, c’est que, j’étais dans un groupe de punk funk, j’écoutais beaucoup de hip hop, j’avais le front bas, l’esprit obtus (en bon post-ado, j’avais mis de côté l’héritage paternel). Never change a winning team, diront certains. À tort. Découvrir War me donne envie de découvrir, d’écouter, de chasser, de creuser. Ca suscite la curiosité. Découvrir War, c’est la réouverture sur un monde multiple. Celui du rock, de la soul, du jazz, du disco, des choses latines. Je dis réouverture parce que la discothèque parentale contenait tout cela. Et plus. Au jour d’aujourd’hui, c’est le plus instructif cadeau musical que l’on m’ai fait. Merci Francis. Listen to : tout et n’importe quoi dans tous les styles, aiguiser sa curiosité... John Coltrane : Complete Africa Brass Sessions Écouter le titre Africa, entendre la brousse se réveiller, rêver d’un voyage. Se croire dans un métro avec The Underground Railway Song. Pleurer avec The Damned don’t Cry. En 1961, Le quartet (Workman, Tyner, Drum Machine Jones, Coltrane...) est constitué depuis un peu plus d’un an. L’album My Favourite Things sur Atlantic Records a attiré l’attention du public, au-delà du microcosme jazz. Le contrat avec Atlantic arrivant à son terme, Coltrane signe avec un label en devenir : Impulse ! Label qui, espère-t-il, lui donnera toute la latitude requise pour tenter de nouvelles choses. De fait, la période Impulse est la période de créativité totale et celle du glissement vers le free jazz. Un autre chef d’œuvre de cette époque : A Love Supreme. Ce disque est l’un des seuls (si pas le seul) que le quartet enregistre avec un orchestre. Coltrane arrive à la session avec des notes éparses. L’écriture des arrangements pour l’ensemble est majoritairement l’œuvre d’Eric Dolphy. Poly-rythmiques, deux basses, dix-huit cuivres et hanches ; l’amplitude de la formule, inhabituelle, inquiète les responsables du label à commencer par Creed Taylor et son successeur Bob Thiele. Coltrane y joue du sax ténor comme du soprano. Le résultat est un disque sublime, soyeux, tout simplement beau. Les damnés ne pleurent pas. Ou pas beaucoup. Listen to : Miles Davis, Thelonius Monk, Duke Ellington, Herbie Hancock, Art Blakey & The Jazz Messengers... Crédit Photo : Jean-Yves Limet |
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L’invité du samedi |
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Il y a 12 contribution(s) au forum. Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak
(1/3) 27 janvier 2009, par sebdelay Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak
(2/3) 25 janvier 2009 Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak
(3/3) 25 janvier 2009 |
Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak 25 janvier 2009, par kwak [retour au début des forums]
faut admettre que c’est compliqué de passer du BB ou The Pixies ... mais c’est arrivé ...
Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak 25 janvier 2009, par kwak [retour au début des forums]
quant à savoir si je joue la musique que j’aime dans mes sets, c’est une évidence ... je ne m’autoriserai jamais à jouer un track que je n’aime pas ... Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak 25 janvier 2009 [retour au début des forums] C’est juste que je me disais qu’un dj (pardonnez mon ignorance) jouait d’office beaucoup de techno et autres musiques électroniques... or dans vos favoris je ne vois pas de kraftwerk, derrick may, de frankie Knuckles, de goldie, de grooverider, de reprazent ou autres noms du style...(sorry mes références ne sont pas fort up to date !) Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak 25 janvier 2009, par kwak [retour au début des forums]
il y a moyen de faire de sets de plusieurs heures sans jouer le moindre morceau de musique électronique ... Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak 25 janvier 2009 [retour au début des forums] Je vous crois... des mix intéressants et excitants mélangeant les genres... les possibilités sont infinies... Un mix-fantasme me vient à l’esprit : les young gods (garder les esprits), suivi de steve reich (extrait de music for 18 musicians), suivi de lee scratch perry (soul fire) qui lui est suivi de aphex twin (1er morceau de I care because you do), miles davis (shh peaceful), coldcut (timber).... pas certain que çà fasse danser les gens, mais bon là je me fais plaisir en faisant abstraction des besoins de la piste de danse :-) Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak 25 janvier 2009, par kwak [retour au début des forums] un tel set est jouable en bar ... pas en club ... l’avantage de jouer en bar est de pouvoir y faire ce que l’on sent ... Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak 26 janvier 2009, par SC [retour au début des forums] Sub Club, Glasgow (ou Glasgo, en Pologne), Optimo. Ou comment passer de Chic à Trobbing Ghristle. Ou Trhobbing Gristle. Ou Throbbing Grizzly. Enfin, le groupe du génial travelo, quoi... Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak 26 janvier 2009 [retour au début des forums] Non, Glagow ! Le Nickhornbysme Du Week-end : DJ Kwak 26 janvier 2009 [retour au début des forums] y’ a mm moyen de faire des sets avec gros écarts de bpm...
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