|
|
Mono 3lectronic Density : cinq questions à Jean-Marc Mélot lundi 1er février 2010
Jean-Marc Mélot n’est pas un inconnu de nos lecteurs fidèles puisqu’il est l’un des deux piliers du binôme électro-poétique Modern Cubism, dont nous vous avons déjà abondamment parlé. A côté de ce tonitruant duo avec Jean-Luc De Meyer de Front 242, notre ami mélomane (rires enregistrés) a connu plusieurs autres vies, dont celle de sosie vocal de Robert Smith dans Csygnus puis A Final Sound, un groupe de reprises de Cure. A ces projets vient désormais s’ajouter le plus radical Mono 3lectronic Density. C’est enthousiasmé par les premières démos mises en ligne sur MySpace que nous avons souhaité tailler une bavette avec ce compositeur aussi talentueux que prolixe. ![]()
Bernard est un artiste complet. Il est photographe, infographiste, il a un sens de l’esthétisme raffiné. Il transforme un élément usuel en une œuvre d’art comme un magicien. Il a également cette part de personne qui peut encore rêver, comme un homme-enfant. Mais aussi une partie très rationnelle, cartésienne. Ce mélange des deux est hyper intéressant. C’est quelqu’un qui a également une très grande culture générale...
A 39 ans, il faut faire des choix. Il est impossible d’être le compositeur/producteur de quatre groupes simultanément, et d’avoir mes deux métiers la semaine, une activité sportive et une vie privée... Donc, j’ai laissé Csygnus depuis plus d’un an et demi au vestiaire. On peut dire que ce projet s’arrête là car je n’ai plus de temps du tout pour m’y consacrer. A Final Sound, ça a toujours été un prétexte pour faire des scènes très funs, sans machines, et pour le plaisir... Mais ça demande également des gens accessibles, beaucoup de travail, etc. C’était le groupe le moins prioritaire de tous, et là aussi je n’ai donc plus le temps de m’y consacrer.
Plutôt crever que d’appartenir à un "mouvement" quelconque ! Si vraiment j’avais une arme pointée sur moi, je choisirais un mouvement alternatif... Mais sinon, ma façon de voir les choses de la vie m’empêche de m’inclure dans un mouvement de pensée qui a ses codes, ses dogmes, ses principes, ses codes de conduites, etc. Je trouve ça très "dix ans d’âge mental". Mais ça vaut pour toutes les mouvances. Vouloir appartenir à un mouvement, c’est refuser sa perception d’individualité et son autonomie. On voit ça très bien avec les sectes notamment, ou la religion, qui reprogramment des codes, des principes, des valeurs. On peut rire de ma comparaison, peu m’importe… Par contre, j’ai souvent joué avec les apparences. Pas par revendication, mais par jeu, par défi... Quand j’avais le crâne rasé, les gens me croyaient skinhead, facho... Quand j’avais quarante centimètres de cheveux crêpés, avec des fringues noires, les gens me pensaient gothique-sataniste... J’adore l’adage : "Les yeux ne voient que la surface des choses". C’est tellement vrai. Tous les plus grands manipulateurs l’ont compris depuis longtemps… Propos recueillis par Jérôme Delvaux. VOIR EN LIGNE : www.myspace.com/mono3lectronicdensity | ||
|
LES AUTRES BREVES DE CETTE RUBRIQUE : mercredi 10 mars
Le chroniqueur s’ennuie et scanne le net pour vous (IV) mardi 9 mars
Le chroniqueur s’ennuie et scanne le net pour vous (III) lundi 8 mars
Mark Linkous (Sparklehorse) s’est suicidé vendredi 5 mars
"La force des Japonais... vendredi 5 mars
Le chroniqueur s’ennuie et scanne le net pour vous (II) jeudi 4 mars
Responsabilité morale mercredi 3 mars
Le chroniqueur s’ennuie et scanne le net pour vous (I) dimanche 28 février
Décès de Larry Cassidy (Section 25) vendredi 26 février
Les groupes les plus populaires du monde, selon Facebook lundi 22 février
Casting de rêves pour le prochain Bryan Ferry |
Mono 3lectronic Density : cinq questions à Jean-Marc Mélot
1er février 2010 |
|