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Megadeth : "Killing is my business... And business is good !" Metallica, je vous emmerde ! dimanche 14 février 2010, par |
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La haine de quelques-uns ferait-il le bonheur de millions d’autres ? Je serai tenté d’y croire lorsque j’aborde l’un de mes cas favoris que voici, le cas Dave Mustaine : car Megadeth n’est pas né de la sympathique réunion de boutonneux dans une cave, Megadeth est né de la rancœur la plus tenace, du ressentiment profond d’un être évacué du futur plus grand groupe metal du monde et obligé de lancer seul sa carrière, de passer outre les quolibets, de construire sa propre bête nourrie de ses rêves de vengeance. Megadeath, Megadeth, Megadave, premier chapitre du parcours chaotique du plus fameux des rouquins thrasheux.
L’histoire ne sera pas ici réécrite, il y a Wikipédia pour cela mais résumons seulement. Dave Mustaine est alors guitariste de Metallica, entouré de Lars Ulrich, James Hetfield et Cliff Burton. Le groupe commence à se faire connaitre, élabore quelques compositions qui vont rester dans l’inconscient populaire comme des hymnes, et les bases d’un nouveau genre, le thrash. Mustaine se fera virer comme une merde, on parle de trop plein d’alcool, de drogues, d’un clébard, qui peut dire si eux-mêmes savent réellement encore ce qui s’est passé. Toujours est-il qu’en 1983, la teigne n’est plus membre de Metallica, la barre au front, la haine qui lui circule dans les veines, Dave a besoin de s’énerver un bon coup. Il part à la recherche d’un nom, de quelques musiciens prêts à le suivre, parmi lesquels Dave Ellefson, l’homme qui pourra se prévaloir d’avoir supporté Mustaine durant vingt ans sans jamais avoir tenté de le buter, Gar Samuelson et Chris Poland. Il fut un temps où Kerry King en vacances de Slayer avait le poste de second guitariste, mais cela ne durera pas. L’année 1984 est consacrée à d’intenses répétitions, qui accoucheront en 1985 d’un concentré de brutalité que Dave ira baptiser d’un fameux Killing is my business... and business is good !. Brouillon mais furieux, les mauvaises langues ont eu rapidement une explication à la production relativement médiocre de cet album. A savoir que le groupe aurait sifflé une majeure partie du budget en caisses de bières et autres substances. Connaissant les goûts de Dave, rien n’est impossible, et force est d’admettre que la production ne brille pas par sa clarté. Cependant, si l’on compare avec le fameux Walls of Jericho de Helloween sorti la même année, ou encore Hell awaits de Slayer, on retrouve aussi ce son très lourd, très pesant et sale qui noie les instruments dans un brouillard opaque, partie du “charme” quoi. Mais dans le cas de ce premier Megadave, c’est vraiment grossièrement salopé. Peu importe le son en vérité, peu importent même les premiers déluges de doigts sur la guitare. Ce qui sue de ce disque, c’est l’état d’esprit, la vision torturée de Mustaine, incapable de maitriser quoi que ce soit, partant dans tous les sens, rarement la musique n’aura aussi bien dépeint son principal compositeur. Définir un tel bordel est fort peu aisé, pourtant God sait que je l’aime ce disque. La franchise oblige à dire que Killing is my business... n’est pourtant pas à la hauteur de ses contemporains, plus matures, plus maîtres d’eux et donc de leur musique, Mustaine apparait comme trop éparpillé pour penser concurrencer le haut du panier. Mais cette absence de règle, cette totale liberté gravée sur plastique est une formidable échappatoire, remplie de petits moments qui feront les grandes heures de Megadeth dans un futur proche. Rapide et je-m’en-foutiste, la guitare du rouquin fait déjà des merveilles, comme avec ce riff presque rock n’roll de Killing is my business.. ou les délires sur les cordes de Chosen ones. Mais il est vrai, c’est portnawak... Mustaine lui-même semble ne pas prendre vraiment au sérieux son propre travail, comment l’être avec cette reprise burlesque de Nancy Sinatra, These boots are made for walking (simplifié en These boots), ce piano mi-angoissant mi-con d’entrée de jeu sur Last rites/Love to death ? Cependant, le délire ne prévaut pas ici, les relents de haine sont les gardiens de chaque seconde, chaque riff, chaque gueulante de Mustaine n’a qu’un but, n’a qu’une origine. Le mal-être, la vengeance impossible, tout n’est que révolte et sentiment d’injustice. Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, cette haine rend jouissive l’écoute de ce foutoir, le rend soudain attachant. De fait, cette version brouillonne de The four horsemen (The mechanix) en fin de parcours sonne très étrangement comme un dernier appel du pied à qui vous savez, comme une ultime demande de rédemption. Qui ne viendra jamais. Après coup, il est certain que la belle époque de Megadeth n’a réellement débuté qu’avec Peace sells..., ce qui naquit avant n’étant que le fruit pourri d’une éviction injuste peut-être, mais incontestablement fort mal digérée. Si il n’y a pas à classer cet album parmi les meilleures parutions de thrash, il conserve cette odeur de soufre qui lui donne encore aujourd’hui un sacré cachet. |
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Il y a 6 contribution(s) au forum. Megadeth : "Killing is my business... And business is good !"
(1/4) 24 février 2010 Megadeth : "Killing is my business... And business is good !"
(2/4) 15 février 2010, par Rico Megadeth : "Killing is my business... And business is good !"
(3/4) 14 février 2010, par metalhead Megadeth : "Killing is my business... And business is good !"
(4/4) 14 février 2010 |
Megadeth : "Killing is my business... And business is good !" 24 décembre 2010, par Nicodick [retour au début des forums] Des années 90 ??? . QU’est ce qu’il faut pas lire ....
Megadeth : "Killing is my business... And business is good !" 14 février 2010, par HB [retour au début des forums] Oui. Heureusement, il reste le 0.01 % restant, rare et passionnant comme ton message l’illustre.
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