|
|
Slayer : "Reign in blood" Que le règne du sang commence ! samedi 22 janvier 2005, par |
|
DANS LA MEME RUBRIQUE :
|
Véritable base de référence pour la très brillante carrière de Slayer, Reign in blood imposera pour longtemps la signature de groupe, faite d’absence totale de compromis, de brutalité sanguinolente et d’intégrité.
Slayer suscita la polémique par la chanson Angel of death, virulente prouesse trash, qui décrivait d’une manière qu’on jugea complaisante les actes du sinistre docteur Jozef Mengele (médecin nazi d’Auschwitz, surnommé l’ange de la mort, qui se rendit tristement célèbre par ses expériences eugéniques sur les jumeaux). Slayer s’en défendit en arguant du fait qu’ils n’avaient fait que rester dans leurs habituelles descriptions de tueurs en série et de monstres humains mais que, étant américains, ils n’avaient peut être pas pris la mesure du malaise que ce cas précis risquait de susciter en Europe. Le goût de Hanneman et King pour les décorations germaniques ne contribuèrent pas à aplanir les angles avec les maisons de disques, frileuses à l’idée de distribuer un produit aussi sulfureux. C’eût pourtant été un crime de laisser dormir Reign in blood au fond d’un studio d’enregistrement car, toute considération historique mise à part, Angel of death est un morceau absolument terrifiant, l’un de ceux qui donnèrent ses lettres d’or au mouvement trash, fait de virtuosité guitaristique et d’impitoyables éructations. Entre cette introduction haute en hémoglobine, et le mémorable final Raining blood (aaah, ces roulements de tonnerre !), 8 pistes pour 19 minutes. Autrement dit, de véritables rafales trash d’une durée moyenne d’à peine 2 minutes 30. Kerry King et Jeff Hanneman balancent à pleine allure des giclées de riffs vicieux à un rythme quasi insoutenable. Le travail de Dave Lombardo à la batterie se passe de tout commentaire. Et Tom Araya par dessus cette déferlante de barbarie... c’est à se demander comment ce gueulard patenté ne s’arrache pas les poumons à chaque inspiration. Ces années-là ne manquèrent pas d’excellents albums de trash metal (Master of Puppets de Metallica et Bonded by blood d’Exodus pour n’en citer que deux). Reign in blood reste pourtant un cas à part. Il s’agit clairement d’un album de metal extrémiste, dans son style comme dans ses thématiques, qui pousse la violence à son paroxysme. Il ressort de cette courte demi-heure de forcing musical, comme de la majorité des autres albums de Slayer, une fureur sans compromission et une haine qui paraît presque sincère. La petite étincelle malfaisante qui le place en marge des autres formations issues de la même chapelle. Evidemment, aujourd’hui, Reign in blood a un peu vieilli, et entre la première et la dernière piste, un rien d’inattention peut donner l’impression qu’on a écouté une seule et unique bombe sonique de 19 minutes, à la sauvagerie un peu monocorde. Ce n’est pas très fin, pas très mélodique (pas du tout en fait), et il vaut mieux écouter Reign in blood comme un tout, une synthèse parfaite du jusqu’au-boutisme metal. Il s’en dégage une telle puissance brute, une telle rage cathartique dans les hurlements meurtriers de Tom Araya, qu’il y a bien de quoi forcer, peut être pas l’admiration, mais en tout cas le respect. |
|||
|
|
|
Il y a 7 contribution(s) au forum. Slayer : "Reign in blood"
(1/5) 3 janvier 2012 Slayer : "Reign in blood"
(2/5) 10 février 2006, par SeeK Slayer : "Reign in blood"
(3/5) 30 décembre 2005, par sebf > Slayer : "Reign in blood"
(4/5) 30 juin 2005, par lkj > Slayer : "Reign in blood"
(5/5) 24 janvier 2005, par Rodrigo |
Slayer : "Reign in blood" 14 juin 2006, par coco [retour au début des forums] SLAYER LE GROUPE DE TRASH ULTRA PUISSANT
> Slayer : "Reign in blood" 26 janvier 2005, par Uncle Luke [retour au début des forums] Bon, pour la provoc de chiotte autour du nazisme, ils ont une circonstance atténuante : les punks l’ont fait avant eux, même Bowie et Lou Reed l’ont fait pendant un temps (ils ont vite abandonné), et une fois passé leur petite crise à tous, on a passé l’éponge. Les seuls qui ont continué, ce sont les skinheads (enfin, une partie) à cause de Skrewdriver. Sinon, pour en revenir à Slayer, y’a pas de mots pour décrire. C’est Slipknot qui aurait dû être en première partie de leur concert, et pas l’inverse.
|