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Body Count : "Violent demise - Last days" Pop Killer mardi 15 septembre 2009, par |
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Avant d’aller jouer les flics (sic !) au sein de la série New York Unité Spéciale, Ice-T fut avant tout une référence du hip-hop américain. Il fera d’ailleurs bien plus de fric avec sa carrière solo de gangsta rapper de Los Angeles qu’avec Body Count, qui ne restera pour lui qu’un side-project. Mais un side-project qui lui tient aux tripes vu sa fidélité et sa ténacité à faire vivre le groupe.
Car faire "vivre" Body Count est un travail bien peu évident, les membres de la formation ayant du mal à passer le cap de la quarantaine. Le batteur Beatmaster V meurt de la leucémie en 1996, peu de temps après l’enregistrement de cet album. Le bassiste Mooseman est assassiné lors d’une fusillade en 2001 alors qu’il rendait visite à sa mère. Et D-Roc, second guitariste décède lui d’un lymphome en 2004. Résultat des comptes, Ice-T et Ernie-C restent les derniers survivants de la formation originale. Mais fi de tergiversations, Body Count revient en 1997 très énervé, et surtout très inspiré. Si Born dead paraissait trop monobloc et finissait par lasser, ce n’est pas le cas de Violent demise/The last days, énorme coup de pied au cul qui fait preuve somme toute d’élégance dans sa brutalité. Il faut mettre cette excellente surprise sur le compte d’un Ernie-C plus inspiré et de musiciens qui ont effectué de saints progrès. Prenons le cas de Beatmaster V, matraqueur en chef qui fait montre d’une puissance tellurique. Son jeu est plus divers, sans masquer les guitares qui sont ici nettement plus présentes. Ernie-C a repris les commandes et la musique s’en ressent. Quelques interludes jetés ça et là, comme ce journaliste inconscient qui ose douter de la "Rock n’ roll Touch" de Body Count et qui se fait sévèrement remettre en place par le vrombissement de My way, pain monstrueux in your face avec riff estampillé Ernie-C. Le genre de morceaux qu’il fait bon placer en guest sur le réveil des matins difficiles. Et lorsqu’Ice-T entame Stripper scandant "I want my dick suck !", la bande finit de surchauffer les slips alentours. Il y a décidément quelque chose de neuf ou de retrouvé chez Body Count, un sens plus aiguisé de la paire de riffs qui va faire démarrer l’émeute, plus d’intelligence dans la variation de ces petites notes qui vous font dresser les poils pubiens à l’appel du clairon. Violent demise/The last days est efficace et plus direct, tout en étant plus travaillé que son prédécesseur, pas mal pour des mecs jugés souvent comme des connards de rappeurs qui tapoteraient de la corde sans bien savoir à quoi ça sert. Les thématiques sont importantes pour Ice-T, tout autant que la musique, et l’on revient à un savant mélange de critique, de mise en lumière de la corruption (Root of all evil), de la peine de mort (Dead man walking), des gangs (Violent demise), du racisme (Last days), avec quand même une bonne grosse dose de cul (Strippers). Rien de neuf sous le bandana certes, mais les textes méritent d’êtres lus et écoutés, ils en valent la peine. Si je devais donner un avis totalement subjectif (vais me gêner tiens...), cet album est supérieur au premier (voir ici), bordel mieux géré, titres plus fouillés sans perdre la conviction d’un Ice-T qui mouille beaucoup la chemise pour nous faire croire à ce qu’il raconte. Dans la catégorie hardcore, Body Count avait encore du matos à fournir, et du bon qui plus est. Dommage qu’ils n’aient pu s’éviter de revenir en 2006 avec un truc passablement mauvais... . Morceaux qui déchirent mémé : My way, Strippers, Violent demise, Dead man walking, You’re f**kin’ with BC, Dr.K. . Petits calibres mais gros dégâts : Truth or death, Bring it to pain, Last days. |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. Body Count : "Violent demise - Last days"
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