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Chrome Division : "Booze, broads and Beelzebub" Rock très Hard et très Grüt ! mercredi 26 novembre 2008, par |
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Shagrath est finalement un mec simple. Après une banale journée de labeur (consistant à dépecer des chèvres sur des autels au clair de lune et en rendre toute la beauté mystique avec des instrument et une grosse voix qui fait peur), il reprend l’autoroute, brûle un cierge au croisement, et gare son corbillard en double file devant les grilles du cimetière. Il pénètre dans son mausolée en frottant soigneusement ses sabots sur le paillasson puis du vestibule, il invoque le Démon, et enfile son peignoir en peau de Dani Filth. Parce que Shagrath, il aime bien enfiler son Dani Filth chaque nuit que Satan fait.
Puis Shagrath, il trouvait ça pas mal ses petites démos de hard-rock, ça lui rappelait sa jeunesse, les disques de Motörhead ou de Venom, ceux qui suintaient l’urgence et le whiskey. Sa douce succube de l’Enfer, elle, préfère largement ses disques de Dimmu Borgir, elle galère déjà pas mal pour supporter la musique de chambre noire de son tendre époux, ce n’est pas maintenant qu’on va lui imposer du rockounet pour Bisounours. Shagrath, sa femme, il s’en fout de son avis. Après lui avoir jeté un anathème dans la tronche, il se rend dans sa grotte privée et appelle Nuclear Blast, le grand maître des sons occultes :
(Un impressionnant raclage de glotte plus tard, le Maître suprême reprend la parole).
(La communication se coupe brutalement). Shagrath, il sort de sa grotte super heureux, du moins autant que puisse l’être un mec qui vit dans un caveau avec une succube engrossée par le Malin. Il remonte dans son corbillard et s’en va recruter de quoi faire son petit groupe. Pour les musiciens, pas de difficultés, il y a ce qu’il faut. Mais pour le chant, Shagrath, il veut quelque chose de bien rock’n’roll, et sa douce voix à lui se rapproche plus d’une goule en chaleur que de Bon Scott. Après quelques recherches dans les morgues proches de son pâté de maisons, il tombe sur son voisin, Eddie Guz. Le monsieur est occupé à cramer son gazon sur sa Harley-Davidson incandescente, et gueule, bouteille de sky en main des vieux tubes de Molly Hatchet et Mötley Crüe. Après s’être échangés leurs sangs, l’affaire est conclue, Eddie devient le hurleur alcoolisé du groupe. La fine équipe se réunit durant une soirée Nécrophilie aux Bains Douches et fera naître en 2006 un Doomsday rock n’roll déjà très accrocheur, bien que manquant quelque peu de personnalité. Après la tournée In sorte diaboli, Shagrath ressent de nouveau une féroce envie de remettre ça. S’étant débarrassé de sa femme en lui payant des soins de peaux sur les rives du Styx, il invite ses potes chez lui pour élaborer un second album de Chrome Division. Pour faire plaisir au Grand maître des Enfers et des blasts, ils baptisent durant une orgie mémorable leur nouvel ange déchu Booze, broads and Beelzebub. Et force et de constater que l’énergie et le plaisir déjà présents sur le premier opus se voient ici décuplés. On remarque plus nettement que le groupe n’est pas juste un caprice de star, qu’il offre une vraie cohésion, et un son qui lui est enfin personnel. Ça reste du gros heavy rock qui tache et laisse des traces de pneu sur le parking, mais nos petits diablotins y mettent une telle énergie et une telle jouissance perverse qu’écouter ces brûlots hors d’âge sans avoir une terrible envie de mouiller la cravate est impossible. Shagrath a bien révisé son Ace of spades encore cette fois-ci. Pourtant, au rayon influences, on se surprend à retrouver du Deep Purple dans Wine of sine, le solo est directement pompé du titre Anya de The battle rages on. Mixé aux studios Fredman, pas vraiment connus pour faire dans les chœurs d’église, le son est surpuissant, tout en conservant un petit côté sale et old-school bien dans la veine graisseuse souhaitée par Shaggy. Dans les coups de chaînes de vélos un brin moins douloureux, un Raven black Cadillac ou un The boys from the East vont cependant encore plus loin dans le retour en arrière avec leurs sonorités très bluesys, Life of a fighter se rapproche tellement de Motörhead, qu’on frise l’adultère tant ce gamin ressemble à un rejeton du bibinologue british aux santiags qui sentent très fort. Et pour que nos cerveaux spongieux s’accordent bien sur le fait que c’est un pur album de rock’n’roll, nos loubards tout de cuir vêtus nous ont concocté une reprise démoniaque de ZZ Top, avec le Sharp dressed man de Eliminator, dont on a monté le volume, et accéléré le rythme dans des proportions dantesques. La priorité a été donnée à l’efficacité, on aura peine à trouver de l’alambiqué ou du complexe dans cette grosse tache de graisse de moteur. Tout est fait pour vous acculer à headbanguer violemment sous peine de vous faire écraser par vos collègues de bureau plus réceptifs que vous. Ça ravage à l’ancienne, sans mettre de gants. Je serai honnête, je dirai que c’est plus efficace que les dernières productions de Motörhead, mais vu que je suis un sale type subjectif et sourd, je me limiterai à dire (bien que ça me vrille les tripes de l’avouer) qu’ils n’en sont seulement plus très loin... Après, trouver le tube imparable là-dedans, c’est pas encore pour cette fois, ça se limitera à faire tout exploser en concert en première partie d’un obscur groupe de death-metal. Mais Shagrath semble bien s’éclater avec son passe-temps et nous en fait profiter par la même occasion, puisse Lucifer lui donner autant de motivation avec les prochains albums de Dimmu Borgir... |
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Il y a 1 contribution(s) au forum. lo siento si using ak49f
(1/1) 19 avril 2009, par Peksraluale |
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