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Louvain, Brabanthal, 20 novembre 2003
Iron Maiden Scream for me Leuven ! samedi 13 décembre 2003, par |
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Vétérans de la fameuse mouvance New Wave Of British Heavy Metal du début des années 80, Iron Maiden était de passage à Louvain pour défendre son dernier et excellent album Dance of Death. Votre serviteur ayant grandi en usant ses vinyles et CD d’Iron Maiden, il se devait d’être présent pour cette Grand Messe du Heavy Metal.
Un public varié et hétéroclite a pris d’assaut le Brabanthall afin d’assister au concert du plus grand groupe de Heavy Metal de la galaxie. On peut aussi bien croiser des mômes de 16 ans, que des « vieux » d’une quarantaine d’années ayant laissé tomber le costume et la cravate du boulot pour la vieille veste en jeans bourrée de patches à la gloire des groupes qui ont fait l’histoire du hard rock. Le concert est complet depuis plusieurs mois, ce qui me fait penser que Maiden serait bien venu à Forest National au lieu de squatter ce hangar austère à l’acoustique hasardeuse qui se prête plus à l’organisation de foires à bestiaux qu’à la tenue de concerts ! Funeral For a Friend avait le redoutable rôle de chauffe-salle. Je nourrissais certaines craintes quant à l’accueil qu’allaient réserver les fans de Maiden à cette formation au look « brit-pop ». En effet, les hardeux n’étant pas vraiment réputés pour leur ouverture d’esprit, je craignais que cette formation quelque peu décalée par rapport à la Vierge de Fer se fasse tout simplement jeter. Il n’en fut rien, les mentalités évoluent et c’est très bien comme cela ! Funeral For A Friend pratique une musique pop rock d’excellente facture, aux mélodies faciles et entêtantes. Après 2 chansons, je tapais déjà du pied. Le chant est assez particulier car il alterne plages mélodiques et passages d’écorchés vifs. Une excellente découverte que ce groupe, maintenant place à Maiden ! Le décor de la scène reprend les détails présents sur la pochette du dernier album comme a l’habitude de faire Maiden lors de ses tournées. Le groupe déboule sur scène avec Wildest Dream, le morceau qui introduit leur dernier opus. Bizarrement, la foule reste relativement calme, pas de vagues ou de bousculades, l’écoute de ce premier morceau est presque religieuse. Iron Maiden enchaîne ensuite avec 3 classiques : Wrathchild, Can I Play With Madness et The Trooper, histoire de se mettre le public dans la poche. Mon frère qui m’accompagne devient complètement fou et part se déchaîner dans les premiers rangs ! Le moment est alors choisi par Bruce pour se lancer dans une diatribe anti-MTV car paraît-il, la chaîne commerciale refuse de diffuser leur dernier clip Rainmaker. Mais bon, Iron Maiden a souvent été un groupe boycotté par les médias et il en est peut-être mieux ainsi. Une constante chez Steve Harris et sa bande est de défendre systématiquement bec et ongles sa dernière production. Maiden pourrait jouer la sécurité en proposant un best-of de son imposant répertoire. Il n’en est rien, 6 titres sont issus du dernier album. Force est d’ailleurs de constater que les Dance of Death, Rainmaker et autres Paschendale passent bien le test de la scène. Bruce Dickinson est un frontman et un chanteur hors pair. Il captive l’attention du public, l’envoûte et le fait participer tout au long du show. Les concepteurs de la scène ont eu la bonne idée de mettre 2 couloirs surélevés de chaque coté de la scène ce qui permet à tout le monde de profiter des facéties du Sieur Dickinson. Zéro pointé par contre pour Janick Gers, dont les pitreries lamentables de guitar-hero à 2 sous ne cadrent pas avec la rigueur des autres membres du groupe. A mon avis, il n’a pas dû aller beaucoup plus loin que l’école gardienne celui là (aaarf, je suis méchant !). Les backdrops et les décors changent suivant les chansons. La scène devient un champ de bataille de la première guerre mondiale, Bruce déboule sur scène déguisé en poilu, et c’est le moment choisi pour jouer l’épique Paschendale. Le public porte littéralement le groupe et l’encourage à donner le meilleur de lui-même. Iron Maiden le lui rend bien. C’est à mon sens le moment le plus intense du concert. Grosse surprise sur le rappel, le groupe revient avec des guitares acoustiques pour jouer Journeyman. A ma connaissance, c’est la première fois qu’ils font cela en 25 ans de carrière. Tout simplement jouissif ! La Vierge de Fer nous salue une dernière fois avec Number Of The Beast et un Run To The Hills infernal. Iron Maiden revient de loin, de très loin même. Le groupe a sombré dans les années 90 et a touché le fond. Le regain de popularité qu’il connaît depuis Brave New World est tout simplement remarquable et est un beau symbole de ténacité. D’après les déclarations inquiétantes des membres du groupe, le Dance of Death Tour était la dernière tournée en salle du groupe, lassé des tournées titanesques dont il est coutumier. Espérons qu’il n’en soit rien et que l’on aura encore la chance de crier 666, The Number Of The Beast... Up the Irons ! |
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